Effets Secondaires

cancer prostate PROCURE


Les trois principaux effets secondaires liés au cancer de la prostate sont : l’incontinence, la dysfonction érectile et la fatigue.
 Mais il ne faut pas minimiser certaines infections également.


L’inflammation de la vessie (cystite de rayonnement)

La radiothérapie administrée pour traiter le cancer de la prostate peut irriter la paroi de la vessie et de l’urètre et causer une inflammation. Ce phénomène peut causer une infection urinaire.

Les signes et symptômes possibles :

  • Infection urinaire
  • Le besoin d’uriner plus souvent, la nuit inclusivement
  • Urgence d’uriner
  • Spasmes de la vessie
  • Une sensation de brûlure en urinant
  • Une difficulté à uriner
  • Présence de sang dans l’urine
  • Incontinence

L’apparition des symptômes liés à la cystite de rayonnement peut varier d’un homme à l’autre. Les symptômes peuvent débuter quelques jours après le premier traitement. Habituellement, les symptômes diminuent lorsque le traitement fini.

Par contre, certains hommes continuent d’avoir des symptômes durant plusieurs mois après le traitement, alors que d’autres, n’ont pas de symptômes jusqu’à plusieurs mois après le dernier traitement.

Il est important de parler de vos symptômes à votre médecin.

Traitements

Il y a des médicaments contre la douleur qui peuvent soulager les symptômes de la cystite de rayonnement. Également, vous pouvez changer vos habitudes de vie afin de prévenir ou diminuer les symptômes associés à la cystite :

  • Boire beaucoup d’eau (entre 1,5 à 2 litres par jour)
  • Évitez les boissons gazeuses, les boissons contenant de la caféine – tels que le thé, le café et le cola – et de l’alcool, car ils peuvent irriter la vessie.
  • Certains hommes trouvent que le jus de canneberge aide à diminuer les symptômes. Mais vous devriez éviter le jus de canneberge si vous prenez de la Warfarine.

Le lavage de la vessie

Ceci est un traitement sous forme liquide qui recouvre et protège la muqueuse de la vessie, la rendant moins irritée. Un petit tube (cathéter) est passé dans votre pénis et remplit votre vessie avec le médicament. Par la suite, vous allez à la toilette vider votre vessie.

L’incontinence : généralités

par Isabelle Grégoire, B.Sc. Inf., Sir Mortimer B. Davis – Hôpital Général Juif

Qu’est-ce que l’incontinence urinaire?

L’incontinence urinaire est une perte involontaire d’urine. Elle n’est pas considérée comme une maladie, mais comme le symptôme d’un trouble de l’organisme.

Il existe différents types d’incontinence urinaire :

  • L’incontinence À L’EFFORT est une perte d’urine due à un effort physique lorsque, par exemple, vous toussez, vous éternuez, vous levez un poids ou vous faites des exercices.
  • L’incontinence PAR IMPÉRIOSITÉ survient lorsque la vessie se contracte involontairement et entraîne une perte d’urine. La personne éprouve une envie impérieuse d’uriner et n’a pas le temps de se rendre aux toilettes.
  • L’incontinence MIXTE est un mélange des symptômes de l’incontinence à l’effort et par impériosité.
  • L’incontinence PAR REGORGEMENT est la perte de petites quantités d’urine d’une vessie qui est toujours pleine.

Conséquences de l’incontinence urinaire chez les patients atteints d’un cancer de la prostate

L’incontinence urinaire peut provoquer chez les patients atteints d’un cancer de la prostate d’importantes réactions psychologiques, émotives et physiques. Elle peut susciter des sentiments de culpabilité, de honte, de frustration et de colère. Elle peut souvent provoquer chez l’homme la peur et l’angoisse d’une perte involontaire d’urine, ce qui entraînera par la suite un problème d’estime personnelle, un manque de confiance et une image négative de lui-même.

L’incontinence se traduit souvent par des modifications du style de vie. Elle influe sur les activités de la vie quotidienne, comme la consommation de liquide, le choix des vêtements, les relations sexuelles et le partage de l’intimité, la pratique des sports, les voyages. Certaines personnes s’isolent par peur d’être rejetées. L’achat de produits de protection spéciaux pour le contrôle de l’urine peut aussi représenter un fardeau financier. Toutes ces réactions peuvent être évitées puisqu’il existe aujourd’hui de nombreux traitements efficaces pour l’incontinence urinaire.

Il est difficile d’évaluer le nombre d’hommes qui souffrent d’incontinence urinaire après avoir été traités pour un cancer de la prostate. Cela est dû en partie à la façon différente dont chacun définit la gravité de son problème. Par exemple, deux patients aux prises avec le même problème d’incontinence peuvent évaluer très différemment la gravité de leur état.

Produits pour pallier l’incontinence

Il existe plusieurs produits en vente dans les pharmacies et les magasins d’articles de soins de santé qui peuvent vous aider à gérer vos pertes d’urine, bien qu’ils ne constituent pas un traitement et ne vous guérissent pas.

Sous-vêtements protecteurs

On trouve aujourd’hui de nombreux types de couches ou de serviettes protectrices dans les pharmacies et autres magasins. Beaucoup de ces produits ont été adaptés à l’anatomie masculine et sont confortables

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Sous-vêtements protecteurs

Sondes condoms (Texas Condom Catheters)

Il s’agit d’un appareil qui ressemble à un condom (voir l’illustration). Ouvert à un bout, il peut être relié à un sac collecteur d’urine fixé sur la jambe. Lorsque le sac est plein, on le vide manuellement. Les possibilités que vous ayez besoin d’un tel dispositif sont très faibles, c’est-à-dire moins de 1 %.

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Sondes condoms

Pinces

clamps

Pinces

Pince Cunningham

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Pince Cunningham – appareil installé autour du pénis

Pince C3

c3clamp

Le pénis est inséré dans la pince qui est munie d’une bande velcro

Notez que les possibilités que vous ayez besoin d’un tel appareil sont extrêmement faibles, soit moins de 1 %. Les deux pinces compressent légèrement l’urètre qui se trouve sous le pénis et préviennent ainsi les pertes involontaires. Il est important de ne pas trop serrer la pince pour éviter qu’elle ne provoque des lésions sur la peau. Ces pinces ne doivent pas être portées pendant de trop longues périodes. Certains urologues suggèrent de les utiliser durant une période variant de une heure à deux heures chaque fois. Demandez des conseils à votre urologue à ce sujet.


La dysfonction érectile : Généralités

par Isabelle Grégoire, B.Sc. Inf., Sir Mortimer B. Davis – Hôpital Général Juif

Quels sont les mécanismes de l’érection?

Le pénis est constitué de deux corps caverneux et d’un corps spongieux. Les corps caverneux sont deux chambres qui contiennent de nombreux vaisseaux sanguins. Quant au corps spongieux, il est traversé par l’urètre, canal par lequel l’urine est évacuée de la vessie.Quand l’homme est stimulé sexuellement, les vaisseaux sanguins dans les deux chambres du pénis se détendent, s’ouvrent et se remplissent de sang. Ce mécanisme déclenche une érection ferme et rigide.

Qu’est-ce que la dysfonction érectile?

On entend par dysfonction érectile l’impossibilité d’atteindre ou de maintenir une érection permettant d’avoir des rapports sexuels satisfaisants. Avant d’être considéré comme un problème médical, la dysfonction érectile doit persister pendant au moins trois mois.

La dysfonction érectile peut avoir des effets dévastateurs chez l’homme aux prises avec ce problème. Elle engendre l’anxiété et cause des problèmes sur le plan psychologique. Dès leur jeune âge, les hommes d’aujourd’hui sont exposés à des courants de pensée selon lesquels la masculinité est synonyme de pénis en érection. La performance du pénis définit la sexualité. Il n’est donc pas surprenant de voir l’identité masculine déstabilisée lorsque le pénis n’est pas performant. Ce que l’homme a pris pour acquis depuis si longtemps n’est plus envisageable. Les sentiments de honte et de médiocrité, la perte d’estime de soi et le manque de confiance constituent des émotions négatives qui rendent sa situation encore plus insoutenable. Il est donc important de savoir que les hommes peuvent avoir un orgasme très satisfaisant, même en l’absence d’érection. Par conséquent, une faible érection ne signifie pas la fin de la sexualité.

La colère engendrée par la dysfonction érectile peut se manifester contre soi-même ou contre sa partenaire. S’il craint l’échec, l’homme peut éviter toute activité sexuelle. Cette réaction risque de nuire à ses relations de couple : sa partenaire peut croire qu’elle est devenue moins attrayante, qu’elle ne peut plus l’exciter ou simplement se résigner au fait qu’elle vieillit. La conjointe se pose parfois des questions au sujet de son mari : a-t-il une aventure? Cette situation peut engendrer un sentiment de rejet.

Parler ouvertement de la dysfonction érectile contribue à atténuer les tensions. En vivant une telle expérience, de nombreux hommes ont découvert à quel point leurs relations de couple étaient solides et que, mis à part la sexualité, il y avait d’autres façons de vivre une vie de couple épanouie.

NE PERDEZ JAMAIS ESPOIR! Dans la plupart des cas, les problèmes d’érection peuvent être traités efficacement. Entre temps, si vous avez besoin d’aide pour traverser cette période difficile, n’hésitez pas à en parler à votre équipe soignante, médecins ou infirmières.

Liens utiles:

40desplusde40.ca
Info-Santé
Pfizer
PasseportSanté.net

Les traitements du cancer de la prostate et la dysfonction érectile

Le traitement du cancer de la prostate cause des changements au niveau de la fonction sexuelle en général et en particulier sur la fonction érectile. Il est important de garder à l’esprit que plus vous êtes jeune, meilleures sont vos chances de recommencer à avoir des érections après un traitement contre le cancer de la prostate. Sachez toutefois que vous avez une dysfonction sexuelle avant le traitement, elle sera habituellement aggravée par le traitement. Il est toutefois souvent possible d’y remédier ou de l’améliorer après l’intervention. L’information ci-dessous porte sur divers traitements susceptibles de causer la dysfonction sexuelle :

Traitements contre le cancer de la prostate Causes Résultats
PROSTATECTOMIE RADICALE Dommages infligés aux artères, causant la diminution du flux sanguin vers le pénis et les nerfs responsables de la dysfonction sexuelle.
  • Présence de la dysfonction érectile immédiatement après l’opération.
  • Entre 40 et 70 % de risques de dysfonction érectile, selon le type de chirurgie et l’âge du patient.
  • Durée potentielle de 12 à 24 mois avant le rétablissement complet des nerfs et la capacité d’avoir une érection.
  • Dans certains cas, permanence de l’impuissance.

Note : Le pourcentage d’effets secondaires peut varier selon le type de chirurgie et de tumeur.

RADIOTHÉRAPIE Dommages infligés aux artères, causant la diminution du flux sanguin vers le pénis et les nerfs responsables de la dysfonction sexuelle.
  • Entre 20 et 50 % de risques de dysfonction érectile, selon le type de radiothérapie.
  • Manifestation de la dysfonction érectile de 1 à 3 ans après le traitement, parfois même 5 ans après.
CURIETHÉRAPIE / BRACHYTHÉRAPIE Dommages infligés aux artères, causant la diminution du flux sanguin vers le pénis et les nerfs responsables de la dysfonction sexuelle.
  • Environ 25 % (parfois plus élevé) de risques de dysfonction érectile.
  • Pourcentage variable d’effets secondaires selon le type de curiethérapie utilisée.
HORMONOTHÉRAPIE Baisse de la libido ou des pulsions sexuelles, ainsi que de la fonction érectile.
  • Durant le traitement, aucun appétit sexuel chez la plupart des patients. Après le traitement, réapparition possible de la libido, mais pas dans tous les cas.

 

Traitements de la dysfonction érectile

Les trois médicaments oraux recommandés pour pallier la dysfonction érectile partagent le même mode d’action : il s’agit du sildénafil citrate (Viagra), du tadalafil (Cialis) et du vardénafil (Levitra). Vous devrez peut-être mettre à l’essai ces médicaments l’un après l’autre, pour trouver celui qui vous convient le mieux. C’est pourquoi il faut en discuter ouvertement avec votre urologue, afin de choisir le traitement le mieux adapté.

  • Sildénafil citrate (Viagra)
Mode d’action En agissant sur une enzyme spécifique du corps, Viagra aide à augmenter le flux sanguin vers le pénis, ce qui facilite l’érection. Les nerfs de l’érection doivent être intact afin que ce type de médicaments soit efficace.
Utilisation et instructions
  • Comprimés de 25, 50 ou 100 mg.
  • La dose de départ s’établit à 50mg ou 100mg. Le dosage pourra être adapté en fonction de vos besoins, en consultation avec votre médecin.
  • Afin de faciliter l’absorption de la substance, prenez le médicament avant le repas ou deux heures après; évitez les repas riches en gras.
  • Limitez votre consommation d’alcool à deux verres avant de prendre Viagra; si vous buvez davantage, vous risquez d’avoir de la difficulté à obtenir une érection.
  • N’utilisez pas ce médicament plus d’une fois par jour.
  • Vous pourrez avoir des rapports sexuels 30 à 60 minutes après avoir pris Viagra.
  • Pour obtenir une érection, il faudra une stimulation sexuelle sinon, il ne se passera rien.
  • L’érection se produira dans les 30 à 60 minutes suivant la stimulation.
  • Si l’érection dure plus de quatre heures, il s’agit peut-être d’un cas d’érection prolongée ou « priapisme ». C’est un phénomène rare, mais dans ce cas, présentez-vous à la salle d’urgence d’un hôpital, afin d’éviter toute lésion des tissus du pénis.
  • Vous devez essayer Viagra à la dose maximale au moins six ou huit fois avant d’affirmer, après en avoir discuté avec votre médecin, que cette substance ne vous convient pas.
Précautions Il faut prévoir un délai de quatre à six heures entre l’absorption de Viagra et la prise des médicaments suivants :
  • Alfuzosine chlorhydrate (Xatral)
  • Térazosine chlorhydrate (Hytrin)
  • Doxazosine mésylate (Cardura)

Il s’agit de prévenir une baisse subite de la tension artérielle.Contre-indicationsCe médicament ne doit pas être absorbé par des hommes qui prennent des nitrates ou des médicaments utilisés pour traiter l’angine (douleurs à la poitrine), notamment les vaporisateurs ou timbres de nitroglycérine et Imdur. La prise de Viagra avec ces médicaments peut provoquer une baisse dangereuse de la tension artérielle.Effets secondairesLorsque des effets secondaires se produisent, ils ne durent que quelques heures :

  • maux de tête
  • rougeur faciale
  • maux d’estomac
  • nez bouché

 

  • Tadalafil (Cialis)
Mode d’action En agissant sur une enzyme spécifique du corps, Cialis aide à augmenter le flux sanguin vers le pénis, ce qui facilite l’érection. Les nerfs de l’érection doivent être intact afin que ce type de médicaments soit efficace.
Utilisation et instructions
  • La dose de départ s’établit à 20 mg (le médicament existe aussi en comprimé de 10 mg).
  • Cialis peut être pris indépendamment du repas.
  • Limitez votre consommation d’alcool à deux verres avant de prendre Cialis; si vous buvez davantage, vous risquez d’avoir de la difficulté à avoir une érection.
  • N’utilisez pas ce médicament plus d’une fois par jour.
  • Vous pourrez avoir des rapports sexuels 30 à 60 minutes après avoir pris Cialis et n’importe quand au cours des 36 prochaines heures.
  • Pour obtenir une érection, il vous faudra une stimulation sexuelle sinon, il ne se passera rien.
  • Avec la stimulation, l’érection se produira dans les 30 à 60 minutes.
Précautions Il faut prévoir un délai de quatre à six heures entre l’absorption de Cialis et la prise des médicaments suivants :
  • Alfuzosine chlorhydrate (Xatral)
  • Térazosine chlorhydrate (Hytrin)
  • Doxazosine mésylate (Cardura)

Il s’agit de prévenir une baisse subite de la tension artérielle.Contre-indicationsCe médicament ne doit pas être absorbé par des hommes qui prennent des nitrates ou des médicaments utilisés pour traiter l’angine (douleurs à la poitrine), notamment les vaporisateurs ou timbres de nitroglycérine et Imdur. La prise de Cialis avec ces médicaments peut provoquer une baisse dangereuse de la tension artérielle.Effets secondairesLorsque des effets secondaires se produisent, ils ne durent que quelques heures :

  • maux de tête
  • rougeur faciale
  • maux d’estomac
  • nez bouché
  • maux de dos et douleurs musculaires

 

  • Vardénafil (Levitra)
Mode d’action En agissant sur une enzyme spécifique du corps, Levitra aide à augmenter le flux sanguin vers le pénis, ce qui facilite l’érection. Les nerfs de l’érection doivent être intact afin que ce type de médicaments soit efficace.
Utilisation et instructions
  • Comprimés de 5, 10 ou 20 mg.
  • La dose de départ s’établit à 10 mg. Le dosage pourra être adapté en fonction de vos besoins, en consultation avec votre médecin.
  • N’utilisez pas ce médicament plus d’une fois par jour.
  • Levitra peut être absorbé indépendamment du repas.
  • Pour une meilleure absorption des substances actives, évitez les repas à haute teneur en gras.
  • Limitez votre consommation d’alcool à deux verres avant de prendre Levitra; si vous buvez davantage, vous risquez d’avoir de la difficulté à avoir une érection.
  • Prenez Levitra 25 à 60 minutes avant les rapports sexuels. Le temps nécessaire au médicament pour agir varie d’un homme à l’autre. Il faut normalement compter de 15 à 60 minutes. L’effet peut durer quatre ou cinq heures.
  • Pour obtenir une érection, il vous faudra une stimulation sexuelle sinon, il ne se passera rien.
Précautions Il ne faut pas absorber Levitra si vous prenez les alphabloquants suivants :
  • Alfuzosine chlorhydrate (Xatral)
  • Térazosine chlorhydrate (Hytrin)
  • Doxazosine mésylate (Cardura)
  • Tamsulosine chlorhydrate (Flomax)

Il s’agit de prévenir une baisse subite de la tension artérielle.Contre-indicationsCe médicament ne doit pas être absorbé par des hommes qui prennent des nitrates ou des médicaments utilisés pour traiter l’angine (douleurs à la poitrine), notamment les vaporisateurs ou timbres de nitroglycérine et Imdur. La prise de Levitra avec ces médicaments peut provoquer une baisse dangereuse de la tension artérielle. Il est contre-indiqué d’utiliser Levitra avec ces substances : indinavir, ritonavir, kétoconazole ou itraconazole.Effets secondairesLorsque des effets secondaires se produisent, ils sont généralement de courte durée, de mineurs à modérés, et ils diminuent avec l’absorption régulière du produit. Les plus courants sont les suivants :

  • maux de tête
  • rougeur faciale
  • maux d’estomac
  • nez bouché

 

  • Injections péniennes
Mode d’action Le médicament dilate les vaisseaux sanguins des corps caverneux du pénis, augmentant ainsi le flux sanguin pour créer une érection. Ce médicament peut être efficace même si les nerfs ont été endommagés par le traitement du cancer.
Utilisation et instructions
  • Cette technique permet d’avoir une meilleure qualité d’érection.
  • Il s’agit d’injecter une substance médicamenteuse dans le pénis (voir l’image 1 |l’image 2)
  • L’injection n’est pas plus douloureuse qu’une simple piqûre de moustique. C’est plutôt la peur de l’inconnu qui rend les hommes réticents.
  • En utilisant la dose voulue et en maîtrisant la technique d’injection, vous obtiendrez une érection dans les 5 à 15 minutes suivant l’injection et celle-ci devrait durer entre 30 et 60 minutes.
  • L’érection peut se poursuivre après l’éjaculation et l’orgasme, car elle est provoquée par le médicament et elle dépend de la dose injectée.
  • Vous n’avez droit qu’à une injection par jour. Si vous n’obtenez pas les résultats voulus ce jour-là, vous devrez attendre au moins 24 heures avant de vous administrer une nouvelle injection.
  • Le nombre maximal d’injections est fixé à trois par semaine.
  • La technique doit être enseignée par un professionnel de la santé spécialisé.
Effets secondaires
  • En cas de léger saignement au site d’injection, faites une pression jusqu’à l’arrêt du saignement.
  • Le léger saignement interne au site d’injection est réabsorbé par le corps.
  • De 20 % à 30 % des hommes sentiront de la pression ou une sensation de brûlure au site d’injection. Si c’est votre cas, vous pourrez changer de médicament.
  • La fibrose (formation de cicatrices dans le pénis), aussi appelée maladie de La Peyronie, peut être prévenue en administrant les injections en alternance, à gauche puis à droite.
  • Si l’érection dure plus de quatre heures, il s’agit peut-être d’un cas d’érection prolongée ou « priapisme ». C’est un phénomène rare mais, le cas échéant, présentez-vous à la salle d’urgence d’un hôpital afin d’éviter toute lésion des tissus du pénis. Un autre médicament sera injecté dans le pénis pour corriger les effets de la première substance. Si aucun traitement n’est prodigué, les tissus du pénis pourraient être endommagés suite à un manque d’oxygène.

 

  • Applicateur Muse
Mode d’action Le médicament dilate les vaisseaux sanguins des corps caverneux du pénis, augmentant ainsi le flux sanguin pour créer une érection.
Utilisation et instructions
  • Un suppositoire (petit comprimé allongé) est inséré à l’extrémité du canal urinaire avec un applicateur mince (voir l’image)
  • Avec la dose voulue, l’érection se présente dans les 10 minutes et dure de 30 à 60 minutes.
  • Vous bénéficiez alors d’une érection suffisante pour avoir des rapports sexuels.
  • L’applicateur Muse peut être utilisé deux fois en 24 heures.
Contre-indication Cette solution ne doit pas être utilisée si votre partenaire est enceinte.
Effets secondaires
  • Certains hommes ressentent une douleur ou une sensation de brûlure dans le pénis.
  • La substance peut abaisser la tension artérielle. Après avoir inséré le dispositif Muse, vous devez rester assis ou marcher pendant 10 minutes.
  • Si vous constatez un saignement au point d’entrée du canal urinaire, faites une pression jusqu’à l’arrêt du saignement.
  • La substance peut causer une sensation de brûlure dans le vagin de la partenaire.

 

  • Pompe à vide
Mode d’action La pompe à vide sert à provoquer une érection grâce à la pression négative obtenue par le pompage. Le sang afflue vers le pénis et y est retenu au moyen d’un anneau de constriction appliqué à la base du membre.
Utilisation et instructions
  • Vous placez un anneau de constriction à la base du cylindre (voir l’image)
  • Vous lubrifiez le pénis sur sa longueur et à sa base avec une gelée soluble à l’eau et vous le glissez dans le cylindre.
  • L’action de pompage du dispositif crée un vide qui attire le sang dans le pénis. Lorsque vous êtes en érection, placez l’anneau à la racine du membre pour éviter que le sang ne reflue dans l’organisme. Vous pouvez alors retirer le cylindre et engager une activité sexuelle.
  • L’anneau ne doit JAMAIS être porté plus de 30 minutes car il n’y a plus de circulation sanguine dans le pénis.
  • Il s’agit d’un dispositif non effractif. Vous pouvez donc l’utiliser aussi souvent que désiré, à condition de ne jamais laisser l’anneau en place plus de 30 minutes.
  • La pratique de cette technique est nécessaire avant de pouvoir l’utiliser avec aisance. Vous devrez peut-être faire plusieurs essais pour trouver la bonne taille et l’ajustement approprié de l’anneau.
Effets secondaires
  • Le sceau à la base du pénis doit être étanche car si l’air s’infiltre, l’érection peut disparaître rapidement ou il peut être impossible d’avoir une érection.
  • Une manœuvre de pompage trop rapide peut donner lieu à des rougeurs, une irritation, un léger saignement interne, de l’inconfort ou des douleurs.
  • Si l’anneau est mal ajusté ou trop petit, la manœuvre peut être douloureuse. Si l’anneau est trop grand, le sang peut s’échapper du pénis, ce qui provoque la perte d’érection.
  • L’anneau peut provoquer une baisse de la température du pénis lorsque vous ou votre partenaire y touchez. Afin de remédier à cet inconvénient, vous pouvez réchauffer le tube de lubrifiant dans l’eau chaude.
  • L’anneau peut aussi empêcher l’éjaculation.
  • L’anneau peut aussi être porté indépendamment si cela suffit à assurer une érection ferme.

 

Prothèse pénienne

La prothèse pénienne est insérée par voie chirurgicale. Tous les éléments sont cachés dans le corps; on ne voit rien de l’extérieur. Ce traitement est envisagé habituellement en dernier recours, car il sera impossible de faire marche arrière. Le chirurgien détruit les deux corps caverneux du pénis en y insérant des tiges. Après la chirurgie, le membre n’aura plus le même aspect : il sera moins long et moins épais qu’avec l’érection naturelle.

Après la chirurgie, l’abstinence sexuelle totale est exigée pendant six à huit semaines. Toute activité sexuelle pourrait gêner la cicatrisation et la stabilisation interne. La prothèse ne nuit pas à l’orgasme ni à l’éjaculation ni à la sensation. Comme toute autre chirurgie, l’implantation d’une prothèse pénienne s’accompagne d’un risque d’infection. Dans ce cas, la prothèse devra être retirée. La durée de la prothèse s’étend en moyenne sur huit à dix ans. Après l’intervention, vous devrez toujours garder dans votre portefeuille une carte explicative indiquant que vous portez une prothèse pénienne. Il existe deux types de prothèses :

Prothèse semi-rigide ou souple (voir l’image) :

  • Cette prothèse est la moins coûteuse.
  • La longueur des tiges flexibles est déterminée en salle d’opération.
  • La prothèse ne comporte aucune pièce mécanique et ne peut donc pas se briser.
  • La prothèse assure une érection constante et ferme, mais parfois difficile à dissimuler. Le pénis peut être placé à angles différents pour plus de confort.

Prothèse gonflable :

  • Cette prothèse se présente en deux parties (voir l’image) ou en trois parties (voir l’image)
  • Ce type de prothèse reproduit le plus fidèlement l’allure naturelle du pénis, à l’état flaccide et rigide.
  • Après le gonflement, le gland n’est pas ferme.
  • Il peut y avoir une défaillance mécanique.

La prothèse gonflable en trois éléments (la plus courante) comprend les pièces suivantes :

  • une pompe placée à côté des testicules, dans le scrotum;
  • deux petites tiges creuses, chacune insérée dans les corps caverneux (une tige de chaque côté);
  • un réservoir rempli de solution d’eau saline inoffensive, placé derrière l’os pubien.

Marche à suivre :

  • Serrez la pompe dans le scrotum pour forcer la solution saline à circuler dans les tiges installées dans le pénis, lesquelles se gonflent pour créer une érection ferme.
  • Après le rapport sexuel, faites une pression de chaque côté de la pompe pour que la solution saline soit expulsée des tiges et revienne dans le réservoir.

Appui psychothérapeutique

Il existe de l’aide psychothérapeutique à l’intention des hommes et des couples qui tentent de s’adapter à la problématique de la dysfonction érectile. Cette intervention s’ajoutera alors au traitement recommandé par votre urologue. La psychothérapie peut s’avérer très utile car elle vous aidera à mieux gérer les réactions émotives associées à la dysfonction érectile. Vous aurez accès à des stratégies concrètes pour faciliter la résolution de conflits potentiels concernant vos relations avec vos proches et tous ceux qui tiennent à vous.

Avant de mettre à l’essai l’un des traitements ci-dessus, vous devez absolument discuter avec votre urologue des possibilités thérapeutiques les mieux adaptées pour vous. Ces renseignements généraux sont donnés uniquement à titre indicatif et n’ont aucunement valeur de recommandation. Il est possible que votre état de santé vous interdise l’accès aux traitements que nous venons de décrire; certains pourraient même mettre votre vie en danger. Comme toujours, nous vous invitons à en discuter ouvertement avec votre urologue.


Fatigue : La fatigue liée au cancer

La majorité des personnes atteintes du cancer éprouvent de la fatigue, surtout celles qui suivent des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie. La fatigue est un état qui nuit au bien-être, limite les activités et affecte les relations avec l’entourage. Elle est souvent décrite comme étant le symptôme le plus perturbant et celui qui persiste le plus longtemps.

Qu’est-ce que la fatigue ?

La fatigue liée au cancer se distingue de la fatigue normale (celle parfois ressentie par une personne en bonne santé). Voici les différences :

La fatigue liée au cancer La fatigue normale
Apparaît à tout moment, quoique vous fassiez Liée à une cause spécifique que vous pouvez identifier (exemple: se coucher tard)
Ne disparaît pas avec le repos Disparait avec le repos
Dure longtemps Ne dure pas longtemps
Perturbe pas les activités de la vie quotidienne Ne perturbe pas les activités de la vie quotidienne

Les caractéristiques de la fatigue

La fatigue liée au cancer peut avoir un effet d’ordre physique, émotif et mental.

  • Physique : Vous vous sentez faible. Vous éprouvez une lourdeur aux bras et aux jambes. Votre sommeil est perturbé. Vous avez des difficultés à accomplir vos activités quotidiennes.
  • Émotif : Vous n’êtes pas motivé. Vous n’avez plus d’intérêt à exécuter vos tâches quotidiennes. Vous êtes triste, frustré ou irritable.
  • Mental : Vous avez du mal à vous concentrer. Votre mémoire à court terme est déficiente.

Les manifestations de la fatigue

Les manifestations de la fatigue varient selon le type de traitement qui vous est administré.

  • La fatigue après une chirurgie : Après une chirurgie, il est normal de ressentir de la fatigue ou de l’épuisement pendant quelques mois. Immédiatement après la chirurgie, votre taux d’énergie sera au plus bas, mais il augmentera progressivement par la suite.
  • La fatigue liée à la radiothérapie : La fatigue augmente progressivement d’un traitement à l’autre. À la fin des traitements, la fatigue disparaît, mais ce processus peut prendre plusieurs mois.
  • La fatigue liée à la chimiothérapie : La fatigue augmente quelques jours après chaque traitement et elle peut diminuer jusqu’au prochain. Vous devrez attendre plusieurs mois après la fin de vos traitements pour retrouver votre taux d’énergie normal.

Qu’est ce qui cause la fatigue et que puis-je faire ?

La fatigue est rarement due à un seul facteur. Il s’agit généralement d’une combinaison de facteurs associés au cancer ou aux traitements du cancer. Voici plusieurs causes de la fatigue et les moyens d’y remédier :

Un sentiment de détresse
Des études suggèrent que 40 % des patients atteints de cancer souffrent de dépression ou d’anxiété. Or, la dépression et l’anxiété peuvent gruger votre énergie.

Que faire ?
Il est normal de connaître des moments de « déprime », mais si cet état persiste, il vaut mieux en parler à un professionnel de la santé. Parfois, il suffit simplement de parler de ses émotions pour se sentir soulagé. Si ce n’est pas le cas, certains médicaments peuvent vous aider à réduire ce sentiment de détresse.

Les perturbations du sommeil
Les personnes atteintes de cancer ont plus de difficultés à s’endormir et à demeurer endormies que les personnes « en bonne santé ».

Que faire ?

  •  Tâchez tous les jours de vous endormir et de vous réveiller à la même heure.
  • Prenez des petites siestes (30 minutes), mais évitez de faire des longues siestes, tard en après-midi.
  • Votre chambre à coucher doit être sombre et calme.
  • Plusieurs heures avant de vous coucher, évitez de consommer de l’alcool, de la caféine, de la nourriture et ne faites pas d’exercices.
  • Si après vous être réveillé, vous ne pouvez pas vous rendormir, levez-vous et entreprenez une activité tranquille et ennuyeuse jusqu’à ce que vous soyez à nouveau fatigué. Lorsque vous êtes debout, évitez de regarder l’horloge, la télévision ou d’ouvrir des lumières trop vives.
  • Parlez à votre médecin de la possibilité de prendre des médicaments pour dormir.

Une mauvaise nutrition
Les personnes atteintes de cancer ou soumises à des traitements oncologiques perdent souvent l’appétit et peuvent avoir des nausées, des vomissements ou la diarrhée. La perte de poids indique que votre apport énergétique est insuffisant pour combler vos besoins. Cette insuffisance peut accroître votre sentiment de fatigue.

Que faire ?

  • Mangez vos repas tous les jours à la même heure.
  • Mangez de plus petites portions et plus fréquemment (ex. : six petits repas par jour).
  • Mangez des aliments riches en protéines (poulet, poisson, viande, produits laitiers, beurre d’arachide, œufs).
  • Buvez beaucoup de liquides.
  • Parler à votre médecin de la possibilité de consulter une diététiste.
  • Si vous continuez à manquer d’appétit, demandez à votre médecin de vous donner un stimulant de l’appétit.

Le manque d’exercice
De nombreuses personnes atteintes de cancer croient que le repos au lit les aidera à se rétablir plus rapidement. C’est faux. Le repos au lit prolongé a de nombreux effets néfastes sur l’organisme, incluant la faiblesse, les phlébites (caillots sanguins), la dépression, le manque d’équilibre et la fatigue. La pratique quotidienne d’exercices doux et modérés est l’un des meilleurs moyens de combattre la fatigue.

Que faire ?

  • Tâchez de faire quotidiennement des exercices doux à modérés (comme la marche) et compensez avec des périodes de repos.
  • Avant de faire de l’exercice, nous vous conseillons de consulter un physiothérapeute si vous souffrez de l’un des problèmes suivants : infection, cancer des os, numération plaquettaire basse, faible taux de globules rouges.

La douleur chronique
La douleur incessante est fortement associée à la fatigue. Votre corps utilise de l’énergie pour tenter de fonctionner malgré la douleur.

Que faire ?

  • Utilisez les analgésiques tels que prescrits par le médecin. Il est très important de contrôler la douleur. Lorsque la douleur persiste longtemps, elle devient plus difficile à traiter.
  • Si vous ne parvenez pas à vous soulager, consultez votre médecin. Ce dernier pourra peut-être vous aider à trouver un analgésique qui vous convient mieux ou suggérer d’autres façons de gérer la douleur.

Les médicaments
Plusieurs médicaments sont susceptibles de causer la fatigue : les médicaments pour contrôler la pression artérielle, les opioïdes (analgésiques à base de morphine), les antidépresseurs, les antinauséeux et les antihistaminiques.

Que faire ?

  • Demandez à votre médecin si votre médication est la cause de votre fatigue. Si tel est le cas, votre médecin pourra peut-être ajuster la dose ou choisir un autre médicament.

Les autres problèmes médicaux
Lorsque mal gérés, d’autres problèmes médicaux peuvent accentuer la fatigue.

Que faire ?

  • Veuillez parler à votre médecin de tous vos problèmes de santé antérieurs.

L’anémie
Les globules rouges, produits dans la moelle osseuse, acheminent l’oxygène vers les tissus de l’organisme. Comme la radiothérapie et la chimiothérapie peuvent affecter la moelle osseuse, ces traitements peuvent ralentir la production de globules rouges. La production déficiente de globules rouges occasionne l’anémie. Des études suggèrent que 75 % des personnes qui subissent une radiothérapie ou une chimiothérapie souffrent d’anémie. L’anémie est la principale cause de fatigue.

Que faire ?

  • Demandez à votre médecin si vous faites de l’anémie. Si tel est le cas, découvrez quelle est la meilleure façon, pour vous, de gérer l’anémie :
  • Manger des aliments riches en fer ou des suppléments de fer
  • Recevoir des transfusions sanguines
  • Recevoir des injections d’érythropoïétine, lesquelles favorisent la production de globules rouges par l’organisme.

D’autres manifestations physiques

  • La guérison : L’organisme dépense de l’énergie pour réparer les tissus endommagés durant le traitement ou par la chirurgie.
  • L’inflammation chronique : Si vous êtes atteint de cancer ou si vous subissez des traitements oncologiques, votre corps peut produire des molécules inflammatoires susceptibles de causer la fatigue.
  • La progression de la maladie : Bien que les causes de la fatigue soient nombreuses, la fatigue indique à l’occasion la progression de la maladie.

Les causes de la fatigue sont difficiles à neutraliser. Il est important que vous appreniez à conserver votre énergie et à la gérer.

Que faire ?

Les stratégies visant à conserver votre énergie :

  • Entreprenez vos activités astreignantes aux moments où votre taux d’énergie est le plus élevé.
  • Maintenez un équilibre entre vos activités et vos périodes de repos.
  • Établissez une liste de vos priorités.
  • Déléguez.
  • Imposez-vous un rythme.
  • Utilisez des moyens d’économiser l’énergie (siège de toilette surélevé, ouvre-boîte électrique, etc.)

Les stratégies visant à accroître votre énergie :

  • Passez du temps dans un environnement naturel (à l’extérieur).
  • Ayez des activités agréables.
  • Consommez certains médicaments susceptibles d’accroître l’acuité intellectuelle. Demandez à votre médecin si ces médicaments sont indiqués dans votre cas.