Archives de la catégorie

Hommes

L’importance d’être bien entouré dans le cadre d’un cancer métastatique

 

Mario Ménard, 63 ans

Voici ma situation. Au printemps 2014, alors que j’avais 60 ans, j’ai eu une perte de conscience soudaine et inexpliquée. Mon médecin m’a alors prescrit une batterie de tests qui a révélé, entre autres, un APS dépassant la normale. Mon médecin m’a donc référé à un urologue qui après une biopsie a diagnostiqué, en novembre 2014, un cancer de la prostate de Gleason 7. Après la consultation d’un radio-oncologue qui a soutenu la recommandation de mon urologue, j’ai été opéré pour une prostatectomie radicale en mars 2015 qui a révélé, après pathologie, un Gleason 8.

En janvier 2016, après 9 mois de la prostatectomie radicale, mon urologue a constaté une récidive à un niveau APS trop élevé pour être enrayée par la radiothérapie. En août 2016, 9 mois après le début de la récidive, mon APS avait atteint un niveau qui a malheureusement permis de constater l’apparition de métastases osseuses à 3 endroits et à débuter l’hormonothérapie (castration chimique). En août 2017, l’APS ayant recommencé à monter,  j’ai opté pour l’orchidectomie (ablation des 2 testicules); intervention qui a eu lieu début novembre 2017. J’ai vu mon urologue en août 2017, en octobre 2017 et en novembre 2017 et à chaque fois l’APS avait augmenté.

Mon épouse, mes enfants, tout mon entourage familial et moi-même vivons cette réalité une journée à la fois. Depuis le diagnostic en novembre 2014, tous les témoignages que j’ai vus ou lus se veulent encourageants dans des situations de succès suite à une prostatectomie radicale ou à une radiothérapie découlant d’un premier diagnostic ou d’une récidive. Par contre, je n’ai pas trouvé de témoignages ou de groupes de soutien d’hommes vivant la même réalité que moi. Heureusement, je suis bien entouré d’un groupe d’amis, de collègues de travail, de nos familles respectives, de mon épouse, de mes enfants et de mes petits-enfants.

La cause Noeudvembre 2017, parrainée par Procure, nous tient à coeur. Ma fille s’est inscrite comme ambassadrice pour la campagne 2017. La photo jointe à mon témoignage est justement une photo où je suis entouré de ma garde rapprochée.

Je conclurai en disant que cette réalité doit se vivre une journée à la fois, être bien entouré et avoir l’espoir que la recherche viendra à bout de cette insidieuse maladie.

Mario Ménard.

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Mon cheminement vers la curiethérapie

Depuis l’âge de 52 ans, je passe un examen médical complet tous les ans. En janvier 2013, mon médecin me faisait remarquer que mon taux de l’APS avait commencé à monter (j’étais à 4,18) et qu’il fallait commencer à surveiller cette hausse.

En septembre 2014, j’étais rendu à 4,75. En juillet 2015, j’étais rendu à 6,01 ; il fallait vraiment suivre ça de plus près. En octobre 2015, j’étais rendu à 8,51. Mon médecin m’a alors indiqué qu’il serait mieux que je sois examiné par un urologue. Le 18 novembre 2015, l’examen avait lieu. Puis, l’urologue m’a cédulé une biopsie le 7 janvier 2016, à l’Hôtel Dieu de Québec.

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Plus de peur que de mal

par un Valdorien

Pour moi le choc fut peut-être un peu moindre que les autres d’apprendre que j’avais le cancer de la prostate, mon père en étant atteint à l’âge de 55 ans. Néanmoins à 53 ans et étant particulièrement en forme, j’ai dû me concentrer fortement pour traverser l’île de Montréal après avoir entendu le fameux mot cancer. De retour dans ma région de l ‘Abitibi, je prends rendez-vous avec un urologue, mon choix de traitement étant déjà décidé et discuté avec ma conjointe.

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Se donner un coup de pouce peut faire la différence

par Winston McQuade

Lorsque j’ai reçu mon diagnostic en 2003, je n’ai pas hésité une seconde, j’ai mis toutes les chances de mon côté. J’ai d’abord cessé de fumer, je me suis mis à l’exercice intensif au gym et j’ai modifié mon alimentation : moins d’alcool et beaucoup plus de légumes verts…

Il est important de se prendre en main. Et de suivre les thérapies nécessaires. Vous n’ignorez pas que ça prend un bon moral et un couple solide pour passer à travers ce genre d’épreuve. D’ailleurs, mon amoureuse de l’époque s’est montrée très solidaire de ma démarche. J’ai subi bon nombre de thérapies et c’est peut-être la raison pour laquelle je puis en parler sans gêne ni malaise aujourd’hui.

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Conseils à un membre de la famille, un collègue ou un ami

par Victor Glazer

Vous êtes en voie de choisir un traitement ou vous connaissez un proche qui traverse cette épreuve ? M. Victor Glazer, qui a choisi la curiethérapie en 2014, partage avec nous les conseils qu’il donnerait à un membre de sa famille, un collègue ou un ami : voici ses conseils.

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Je suis fière de mon mari Normand… Il a choisi la vie!

par Claudine Vallières

Voici mon témoignage en tant que femme, j’espère qu’il encouragera les autres.

Nous avons appris en octobre que mon mari (58 ans) avait un cancer de grade 7 malgré un APS de 3.2. Son médecin de Maisonneuve-Rosemont a été super consciencieux, étant donné que mon mari avait le facteur héréditaire  et que son APS était instable, il n’a pas pris de chance et lui a fait passer  une biopsie qui s’est révélée positive. Nous n’avions aucune idée de ce qui allait se passer, pour nous c’était l’inconnu. Nous sommes des gens qui avons eu le privilège d’avoir une bonne santé, alors pour nous les hôpitaux ne font pas partie de notre vie. Les médecins nous donnent des informations mais c’est toujours vite, c’est normal ils sont pressés par le temps et nous comprenons. Et aussi le stress que nous vivons fait en sorte que nous retenons peut-être moins bien ce que nous entendons. Alors, la recherche personnelle commence, nous avions entendu  parler de votre site en écoutant l’émission de Paul Arcand. Mais pour moi en tant que femme je trouvais que ça ne me correspondait pas.  Mais quand j’ai vu sur mon Facebook le témoignage d’une femme, j’étais tellement contente.

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Faire tomber les tabous

par Mélanie Monette

Mon mari a eu à se battre férocement contre ce méchant monstre au cours des derniers mois. Mon mari est l’antithèse du « patient régulier de 70 ans ». Il est en pleine forme, non-fumeur, aucun problème de santé et malgré cela le cancer de la prostate ne l’a pas épargné. Grâce à une simple question et une toute petite prise de sang, il est encore parmi nous, avec un morceau en moins, mais en pleine santé.

Maintenant qu’il va bien, nous désirons tous les deux nous impliquer dans cette cause pour démystifier le tout, faire tomber les tabous et peut-être trouver les bons mots qui permettront à d’autres hommes d’être diagnostiqués rapidement.

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Une jeune femme témoigne de la maladie de son père

par M.L.

En 1994, mon père apprenait qu’il était atteint d’un cancer de la prostate. Il avait 65 ans et j’en avais 29. Quand on m’a annoncé la nouvelle, j’ai été saisie d’angoisse. Cela m’apparaissait incroyable. Juste d’y penser me faisait peur. Au début, je n’ai pas tellement cherché à me renseigner sur la maladie, comme si je craignais d’admettre la vérité. Néanmoins, à partir de ce moment, les diagnostics de cancer de la prostate semblaient m’arriver de partout : mon oncle (le frère cadet de mon père) apprenait qu’il était également atteint de la maladie et je découvrais peu après que le père de mon nouvel ami venait de subir une prostatectomie radicale.

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Quel fut le choc d’apprendre que j’avais le cancer de la prostate

par Gaspard Fauteux

Quel fut le choc d’apprendre en novembre 2006 que j’avais le cancer de la prostate. On croit que cette maladie n’arrive qu’aux autres, je ne me croyais pas vulnérable. J’ai lors réalisé que je faisais maintenant partie de cette statistique d’un homme sur 7 au Canada qui en est atteint.. Maintenant au courant de mon problème, que devais-je faire ? Me faire opérer, subir la radiothérapie ?

Compte tenu du résultat de mon APS et de mes résultats de biopsie, mon urologue me suggère d’attendre et d’être sous surveillance aux 6 mois. Les anglophones ont un terme gentil pour cela, « le Wait and watch ». Je me mets à faire des recherches sur l’internet, je lis tout ce que je trouve, consulte un radio -oncologue. J’aurai bientôt un choix à faire subir l’ablation, ou la radiothérapie. Les deux solutions semblent bonnes, laquelle choisir ? Deux ans plus tard, mon urologue ayant en main les derniers résultats d’APS et de biopsie m’informe qu’il est temps de procéder. Quelques semaines de plus à réfléchir. J’opte en juin 2009 pour la radiothérapie. Les quelques semaines de traitement se passent bien, peu si non aucun effet secondaire, je continue comme à l’habitude mon travail de courtier immobilier et mes autres occupations.

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Le défi d’un golfeur

par Alex Mackay, 59 ans

Je suis un fervent du golf. J’aime ce sport qui nous oblige à relever de nombreux défis. Pour tous les golfeurs, faire un bon coup ou battre son propre record est très gratifiant. Pourtant, en apprenant que j’étais atteint du cancer de la prostate, j’étais loin d’être prêt à relever les nombreux défis liés à l’apparition de la maladie.

Permettez-moi de retourner dix ans en arrière : à 59 ans, j’apprends, lors d’un bilan médical annuel, que ma concentration d’ASP est plus élevée que la normale. Mon médecin m’adresse alors à un urologue qui me fait passer une échographie transrectale et des biopsies. Son diagnostic : un cancer de la prostate et un grade de Gleason de 10/10.

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