Mon expérience avec la radiothérapie

par Joseph, 67 ans

Voici en bref l’histoire de mon expérience du cancer de la prostate, la description de mes traitements et un aperçu de l’impact de la maladie sur ma vie.

Depuis un certain temps, mon médecin de famille surveillait l’état de ma prostate élargie jusqu’au jour où il décida d’approfondir l’investigation. Il m’envoya consulter un urologue. Ce dernier me fit passer une échographie pour évaluer avec précision l’état de ma prostate et, au besoin, pratiquer des biopsies. Le 26 avril 2001, à 67 ans, j’apprenais que j’étais atteint d’un cancer de la prostate. Inutile de dire que la nouvelle m’avait sidéré. L’urologue m’expliqua ce qu’il avait découvert et il me proposa un choix de plusieurs traitements, tout en me suggérant de prendre le temps d’y réfléchir avant de me décider. Même si l’idée me déplaisait souverainement, je savais que je n’avais pas d’autre choix que d’accepter ma situation et de lutter contre la maladie de toutes mes forces et avec tout le soutien que je pouvais aller chercher.

J’ai trouvé particulièrement difficile l’attente entre les démarches et les analyses, qui servaient à évaluer la gravité de ma maladie. J’imaginais les pires scénarios : et si le cancer s’était déjà propagé; quel type de traitement fallait-il me donner? Pensait-on pouvoir me guérir? L’incertitude et les inconnus auxquels j’étais confronté étaient une grande source d’anxiété, de stress et d’inquiétude.

Après avoir consulté un urologue, mon médecin de famille et un radio-oncologue, en qui j’avais placé toute ma confiance, j’ai retrouvé l’espoir et la force nécessaires pour aller de l’avant avec la radiothérapie, le traitement que j’avais choisi. Tout en tolérant bien les traitements quotidiens, j’ai subi durant les premières semaines des effets secondaires, notamment un inconfort rectal et des saignements qui naturellement me préoccupaient. L’attitude du personnel de radio-oncologie et leur soutien m’ont grandement aidé à composer avec ces problèmes.

Les traitements de radiothérapie ne durent que sept à huit semaines, mais leurs effets sur ma qualité de vie, incluant mon bien-être physique et mental, ont persisté environ un an avant que je retrouve mon ancienne forme. Je vis toujours dans la crainte d’une rechute. De là l’importance de conserver une attitude positive et de croire en un avenir meilleur. J’ai de bons et de mauvais jours, mais qui n’en a pas. Le soutien et la compréhension de ma famille ont été d’une importance vitale pour m’aider à surmonter cette épreuve. À l’heure actuelle, j’essaie de mener une vie normale, d’en profiter pleinement et de jouir de chaque moment qui m’est accordé. J’espère de toutes mes forces que ma rémission est permanente.

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