Si vous êtes un aidant naturel

Un aidant naturel peut être un partenaire, un enfant, un ami ou un autre membre de la famille qui supporte une personne ayant une maladie chronique. Un aidant naturel soutient le patient au niveau émotionnel et pratique. Un aidant naturel est un membre de l’équipe de soins.


Vous êtes un aidant naturel ?

Ce rôle implique généralement plusieurs nouvelles responsabilités. Ce rôle peut être très gratifiant, mais en même temps, très demandant. Il est normal de ressentir un grand amalgame d’émotions tels que la joie, la peur, l’anxiété, la frustration et de la tristesse. Il est aussi possible que vous changiez votre style de vie pour l’adapter à votre nouveau rôle.

Ce qu’un aidant naturel peut faire

Chaque patient vit la maladie de façon différente. L’évolution de la maladie peut également différer d’un patient à l’autre. L’aidant naturel devra donc s’adapter aux besoins du patient. En tant qu’aidant naturel, vous pourrez donc :

  • Discuter avec votre proche
  • Écouter
  • S’occuper de l’entretien de sa résidence
  • Préparer les repas
  • Coordonner les rendez-vous médicaux
  • Assurer le transport
  • Discuter avec l’équipe médicale
  • Garder la famille et les proches au courant
  • Planification des finances
  • Apporter un soutien affectif
  • Etc.

Ce que vous pouvez ressentir et ce qui peut vous aider

Il est tout à fait normal de vivre des émotions positives autant que négatives. Pour les émotions négatives, il est commun de se sentir anxieux, frustré, triste, coupable et impuissant.

Aussi, il est normal de pleurer. Pleurer permet de soulager les tensions, donc ne vous en empêchez pas. Chaque personne a leur propre réaction émotive face à ces nouveaux défis auxquels vous êtes confronté. Vous devez développer vos propres mécanismes d’adaptation.

Pour vous aider à vous adaptez à cette situation, vous pouvez :

  • Pratiquez la relaxation, avec des techniques de respirations profondes ou de méditation.
  • Restez actif
  • Adopter un mode de vie sain – bonne alimentation, temps de repos suffisant
  • Partagez vos émotions
  • Prendre du temps pour vous et faire des activités que vous aimez
  • Tenez un journal pour écrire ce que vous ressentez
  • Demandez de l’aide à votre entourage
  • Sachez apprécier tous les moments précieux que la vie vus apporte

Ce que vous pouvez faire pour aider votre proche

  • Participer au traitement
    Vous pouvez proposer d’accompagner votre proche à ses rendez-vous avec le médecin, pour des tests ou pour un traitement. S’il semble réceptif à l’idée de votre présence, vous pouvez aider en prenant des notes et poser des questions durant les rendez-vous. Vous pouvez aussi préparer un dossier avec tous ses renseignements médicaux, incluant la liste de médicaments.
    Vous pouvez également vous informer auprès des professionnels de la santé sur les options de traitement et les effets secondaires susceptibles pour chaque traitement.
    Il est important de savoir, qu’en général, les hommes sont moins enclins à parler de leurs problèmes de santé et de leurs craintes.
  • Prodiguer confort et soutien affectif
    En tant qu’aidant naturel, vous serez une de ses principales sources de confort et de soutien affectif. Vous pouvez avoir un effet positif si vous :

    • Respectez son autonomie et son besoin d’être seul parfois, lui dire que vous pouvez l’aidez s’il a besoin
    • Le faire participer autant que possible dans ses soins ou autres tâches quotidiennes
    • L’aider à établir une liste de priorité d’activités qu’il préfère et l’accompagner dans celles-ci
    • Discutez et écoutez
  • Soyez compréhensif et patient
    Les personnes, qui n’ont jamais vécu de crise majeure comme le cancer, parviennent difficilement à comprendre ce que le patient éprouve au début. Quant aux membres de la famille et aux amis, ils doivent absolument trouver le moyen de comprendre et de composer avec les réactions émotives qu’engendre une telle nouvelle.
    C’est le moment de faire preuve de patience; soyez tolérant et acceptez les changements d’humeur, les hauts et les bas, la peur et la colère; bref, toutes les réactions que le patient peut avoir. Avec le temps, ses réactions seront moins fortes et il sera plus disposé à exprimer ce qu’il ressent.
    Jusqu’à ce qu’il s’adapte – et cela prend du temps – évitez les confrontations, ne le poussez pas à prendre des décisions draconiennes concernant ses choix de traitement ou concernant son changement de rôle au sein de la famille.
  • Misez sur la communication
    Le maintien d’une bonne communication est essentiel. Faites attention à votre ton de voix qui peut en dire long sur votre humeur. N’oubliez pas que la communication est liée en grande partie au langage du corps. Regardez dans les yeux la personne à qui vous vous adressez, faites un signe de tête pour lui indiquer que vous l’écoutez et posez-lui des questions lorsque les choses ne sont pas claires.
    Parlez-vous de ce que vous ressentez. Cela vous permettra d’obtenir une partie du soutien émotif dont vous avez tous deux besoin. Cela peut également aider à résoudre certains problèmes liés au nouveau diagnostic. Parfois, il n’y pas de bonne ou mauvaise réponse ; seulement l’écoute peut grandement aider.
  • Informez-vous sur le cancer de la prostate
    Informez-vous sur le cancer de la prostate autant que possible. Cela vous permettra de vous sentir plus en contrôle de la situation, de discuter plus facilement avec les professionnels de la santé et ainsi, aider votre proche à prendre des décisions plus informées concernant son cancer. Il est important que votre recherche d’informations se fasse auprès de sources fiables et valides.
  • Formez un réseau de soutien
    Dès l’annonce du diagnostic du cancer de la prostate, il est important de former un réseau de soutien pour le patient. Ce réseau devrait comprendre des personnes qui pourront vous fournir, au besoin, de l’aide sur le plan émotif et pratique. Recrutez-les parmi vos amis intimes et vos proches parents, c’est-à-dire des gens avec qui vous avez établi une relation de confiance.
    De plus, afin de ne pas accabler le patient avec vos peurs et vos anxiétés, vous devez développer votre propre réseau de soutien. Ayez quelqu’un à qui vous confier et sur qui vous pouvez compter en tout temps. Ne vous isolez pas.
  • Prenez soin de vous
    Être aidant naturel peut être très exigeant physiquement et émotionnellement. Si vous prenez soin de vous, vous serez en mesure de prendre soin de votre proche de manière plus efficace.

    • Prévoyez du temps pour vous. Il est essentiel d’avoir un rythme de vie sain.
    • Si vous vous sentez accabler émotionnellement, essayer d’en parler à vos amis, un autre membre de la famille ou à un professionnel de la santé.
    • Vous pouvez également essayer la méditation et le yoga pour vous aider à relaxer.
    • Il est important de reconnaître ses propres limites et de comprendre qu’on ne peut pas tout faire. D’autres membres de la famille, des amis ou des ressources communautaires peuvent vous aider également.
    • Aussi, il peut être aidant de partager notre expérience avec des gens qui vivent les mêmes situations. Informez-vous auprès de l’équipe de soin si un groupe de support est disponible dans votre région pour les aidants naturels.
  • Travail et argent
    Il est possible que votre rôle d’aidant nuise à votre emploi compte tenu des absences possibles reliées à votre rôle d’aidant. Vous pouvez rencontrer votre patron et discuter de cette situation avec lui.  Réduire le nombre d’heures travaillées, modifier vos tâches ou bien travailler à partir de la maison peuvent être des solutions selon votre situation.
    En étant aidant naturel, vous pouvez être admissible à diverses formes d’aides offerts par le gouvernement du Canada. Informez-vous pour votre situation.