S.O.S.

cancer de la prostate PROCURE


Je viens d’apprendre que j’ai un cancer de la prostate

Vous n’êtes pas seul. L’aspect positif c’est que la plupart de ces cancers se développent lentement et que l’on parvient même à les guérir à l’aide d’un dépistage précoce et d’un traitement adéquat. Enrichir vos connaissances en parcourant cette section « La Foire aux questions » et plusieurs autres sections sur notre site Web vous aidera certainement à prendre des décisions plus éclairées en vivant moins de stress.

Au cours des 12 derniers mois, on a diagnostiqué un cancer de la prostate chez a peu près 26 500 Canadiens. Cela représente en moyenne 73 diagnostics par jour. Comme vous le voyez, vous n’êtes pas seul à lutter contre le cancer de la prostate. Il est toutefois encourageant de savoir que la plupart de ces cancers se développent lentement et que l’on parvient même à les guérir à l’aide d’un dépistage précoce et d’un traitement adéquat.

Face au diagnostic, il est compréhensible et normal que vous ayez une réaction de crainte, de négation, de colère, d’impuissance et le sentiment de perdre le contrôle de votre vie. Une fois la réalité bien ancrée, la façon positive de lutter contre la maladie consiste à se renseigner le plus possible sur celle-ci. En ayant de meilleures connaissances sur le cancer de la prostate, vous pourrez plus facilement vous libérer de la peur de l’inconnu et prendre des décisions plus facilement.

La foire aux questions :
Cliquez ici pour obtenir la liste complète des questions sur le cancer de la prostate.


Augmentation du taux d’APS

Qu’est-ce qu’un test d’APS?
C’est une analyse sanguine. L’acronyme APS signifie antigène prostatique spécifique (les acronymes ASP et PSA sont aussi utilisés pour désigner l’antigène prostatique spécifique) et réfère à une protéine produite uniquement par cette glande. Il se mesure en nanogrammes par millilitre. Pour obtenir plus de renseignements, consulter la section APS sur notre site.

Un taux élevé d’APS
Habituellement, on juge normal un taux d’APS qui affiche moins de 4 nanogrammes par millilitre de sang. Une élévation de la concentration d’APS peut indiquer la présence :

  • d’une hypertrophie bénigne de la prostate;
  • d’une prostatite : une infection de la prostate;
  • d’un cancer de la prostate.

Votre spécialiste vous fera passer les tests appropriés pour déterminer la cause exacte de l’augmentation de votre taux d’APS.

Un APS à la hausse après une rémission
Après votre traitement contre le cancer de la prostate, qu’il s’agisse d’une opération, de la radiothérapie ou de l’hormonothérapie, votre taux d’APS devrait diminuer et se stabiliser. Par la suite, si des analyses sanguines révélaient à plusieurs reprises une augmentation significative de votre taux d’APS, de tels résultats indiqueraient fort probablement une récidive de la maladie qui pourrait exiger d’autres traitements.


Je suis un membre de la famille ou un proche parent

Les personnes, qui n’ont jamais vécu de crise majeure comme le cancer, parviennent difficilement à comprendre ce que le patient éprouve au début. Quant aux membres de la famille et aux amis, ils doivent absolument trouver le moyen de comprendre et de composer avec les réactions émotives qu’engendre une telle nouvelle. C’est le moment de faire preuve de patience; soyez tolérant et acceptez les changements d’humeur, les hauts et les bas, la peur et la colère; bref, toutes les réactions que le patient peut avoir. Avec le temps, ses réactions seront moins fortes et il sera plus disposé à exprimer ce qu’il ressent. Jusqu’à ce qu’il s’adapte – et cela prend du temps – évitez les confrontations, ne le poussez pas à prendre des décisions draconiennes concernant ses choix de traitement ou concernant son changement de rôle au sein de la famille.

Autre point important : formez un réseau de soutien dès que le diagnostic de cancer de la prostate a été établi. Ce réseau devrait comprendre des personnes qui pourront vous fournir, au besoin, de l’aide sur le plan émotif et pratique. Recrutez-les parmi vos amis intimes et vos proches parents, c’est-à-dire des gens avec qui vous avez établi une relation de confiance.

Si vous êtes le soignant principal, vous devez également gérer votre propre réaction émotive face aux nouveaux défis auxquels vous êtes confronté. Vous devez développer vos propres mécanismes d’adaptation. Afin de ne pas accabler le patient avec vos peurs et vos anxiétés, vous devez développer votre propre réseau de soutien. Ayez quelqu’un à qui vous confier et sur qui vous pouvez compter en tout temps. Ne vous isolez pas.

En période de crise, les personnes concernées sont stressées, réagissent différemment et ont besoin d’un certain temps pour s’adapter aux changements. Certaines se replient sur elles-mêmes, refusant d’examiner le point de vue des autres et, par conséquent, négligent les besoins affectifs et physiques de leur entourage.

Le maintien d’une bonne communication est essentiel. Faites attention à votre ton de voix qui peut en dire long sur votre humeur. N’oubliez pas que la communication est liée en grande partie au langage du corps. Regardez dans les yeux la personne à qui vous vous adressez, faites un signe de tête pour lui indiquer que vous l’écoutez et posez-lui des questions lorsque les choses ne sont pas claires. Parlez-vous les uns les autres de ce que vous ressentez. Cela vous permettra d’obtenir une partie du soutien émotif dont vous avez tous besoin. Cela peut également aider à résoudre certains problèmes liés au nouveau diagnostic. Ne prenez rien pour acquis. Sachez apprécier tous les moments précieux que la vie vous apporte et sachez les partager.