Tumeurs cancéreuses

Vue d’ensemble

Le cancer de la prostate est une maladie qui évolue en général assez lentement et qui est tout à fait guérissable, lorsque détectée à un stade précoce. Grâce à la recherche et à un traitement précoce, de même qu’à des méthodes plus efficaces, le taux de survie à un cancer de la prostate est de 100 % cinq ans après la date du diagnostic s’il n’y a aucune propagation ailleurs dans le corps. D’où l’importance du dépistage pour les hommes d’âge mûr.

Des techniques de pointe permettent aujourd’hui d’en arriver à un diagnostic extrêmement précis. De plus, il existe maintenant des nouvelles méthodes d’intervention plus efficaces pour stopper ou ralentir la progression de la maladie. Le pronostic est encourageant dans la plupart des cas.

Il s’agit du cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes. Il est parfois indolent, parfois mortel et il n’occasionne peu ou aucun symptôme au début. Son incidence a augmenté de 30 % depuis 1988. Bien qu’il frappe en moyenne vers l’âge de 67 ans, il arrive qu’il touche des hommes dans la quarantaine ou dans la cinquantaine. Au Québec, douze (12) hommes reçoivent un diagnostic tous les jours.

Bien que l’incidence du cancer de la prostate continue d’augmenter, les dernières avancées de la science en matière de traitement ont permis de réduire le risque de décès. En effet, des progrès considérables ont été faits en terme de chirurgies très peu invasives ou de radiothérapies précises pour traiter certaines formes de cancers de la prostate, ce qui a eu pour effet de réduire les risques de complications et de permettre un rétablissement plus rapide.

Les causes exactes du cancer de la prostate demeurent largement inconnues. Des recherches ont cependant permis de mettre en lumière certains facteurs de risque.

Faits et chiffres

Illustration des stats au Québec

Points clés

De façon générale, un cancer est causé par la croissance incontrôlée de cellules anormales. Il peut prendre naissance dans n’importe quel type de cellules d’un organe, d’une glande, des tissus musculaires, du sang et du système lymphatique.

En temps normal, les cellules du corps contiennent toutes les informations qui régissent leur développement, leur fonctionnement, leur reproduction et leur mort. Généralement, ces cellules fonctionnent bien et le corps reste en bonne santé. Mais il arrive que certaines cellules ne se comportent pas de façon normale et se multiplient sans arrêt. Elles finissent par former des groupes de cellules anormales. Après un certain temps, ces groupes forment une masse appelée tumeur. Ce sont ces tumeurs que les médecins peuvent détecter.

cellule cancer prostate

Avec le temps, les cellules malignes des tumeurs cancéreuses peuvent envahir les tissus ou les organes avoisinants. Elles peuvent même se propager dans l’ensemble du corps en empruntant, par exemple, la circulation sanguine ou lymphatique. C’est le stade dit « métastatique », synonyme de cancer généralisé.

Dans le cas du cancer de la prostate, ce sont surtout les cellules sécrétrices qui se dérèglent et se transforment en cellules cancéreuses. Une fois le diagnostic établi, on choisit le traitement en fonction du stade d’évolution de la maladie et de l’état de santé du patient.

Types de cancers de la prostate

Les chercheurs ont identifié deux types de cancers de la prostate : ceux qui progressent lentement et ceux qui sont foudroyants. Voilà pour la théorie. En réalité, la grande majorité des cancers de la prostate se situent entre ces deux extrêmes : ils évoluent à une vitesse moyenne. Pour le moment, la science ne dispose pas d’outils pour déterminer avec précision le rythme de la progression d’un cancer diagnostiqué chez un individu donné.

Environ 14 % des Canadiens souffriront d’un cancer de la prostate « clinique » (le médecin a détecté sa présence et a pu poser officiellement le diagnostic). Cependant, à la suite d’un grand nombre d’autopsies, les chercheurs ont découvert que 30 % des autres hommes de plus de 50 ans ont un cancer latent. Chez ces personnes, les cellules cancéreuses se trouvent dans la prostate, mais elles restent endormies et elles n’attaqueront pas l’organisme : le cancer est là, mais il ne fait pas de mal. Ce ne sont pas tous les hommes qui auront un cancer de la prostate latent, mais la probabilité augmente avec l’âge.

Le cancer de la prostate est un des rares cancers – dans l’état actuel des connaissances –, qui puisse être latent aussi longtemps. Les chercheurs essaient de comprendre pourquoi un cancer reste latent tandis qu’un autre se manifeste. On croit, bien sûr, que des facteurs de risque et certains gènes jouent un rôle important dans le développement du cancer « cliniquement significatif », mais on ignore encore le mécanisme en cause.

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