mars 18, 2014

Je suis fière de mon mari Normand… Il a choisi la vie!

par Claudine Vallières

Voici mon témoignage en tant que femme, j’espère qu’il encouragera les autres.

Nous avons appris en octobre que mon mari (58 ans) avait un cancer de grade 7 malgré un APS de 3.2  . Son médecin de Maisonneuve-Rosemont a été super consciencieux, étant donné que mon mari avait le facteur héréditaire  et que son APS était instable,  il n’a pas pris de chance et lui a fait passer  une biopsie qui s’est révélée positive.  Nous n’avions aucune idée de ce qui allait se passer, pour nous c’était l’inconnu .  Nous sommes des gens qui avons eu le privilège d’avoir une bonne santé, alors pour nous les hôpitaux ne font pas partie de notre vie.  Les médecins nous donnent des informations mais c’est toujours vite, c’est normal ils sont pressés par le temps et nous comprenons.  Et aussi le stress que nous vivons fait en sorte que nous retenons peut-être moins bien ce que nous entendons.   Alors, la recherche personnelle commence, nous avions entendu  parler de votre site en écoutant l’émission de Paul Arcand .  Mais pour moi en tant que femme je trouvais que ça ne me correspondait pas.  Mais quand j’ai vu sur mon Facebook le témoignage d’une femme, j’étais tellement contente.

Je suis allé lire chacun de ces témoignages et ça m’a fait du bien.  Parce que nous les femmes nous ne vivons pas cette situation de la même manière que les hommes.  Nous avons des inquiétudes, cette maladie malgré le taux de réussite fait peur.  Quand on lit sur les conséquences possibles avant l’opération ; incontinence, perte érectile ce n’est pas évident.

Le mieux en tant que couple est de beaucoup parler de ses craintes et de ses émotions à mesure que nous les vivons tant du côté de l’homme que du côté de la femme.  Je pense que la maladie se vit seule à l’intérieur de  soi-même, et que je ne peux pas comprendre les sentiments profonds de mon mari  parce que je le vis de l’extérieur mais je peux l’aider du mieux que je peux.  Et en se parlant on réussit à se rejoindre.  C’est la première fois en 33 ans de vie commune que nous vivons une situation hors de notre contrôle.  Et c’est là qu’on réalise la fragilité de la vie et à quel point la personne que nous avons près de nous est précieuse.

Mon mari est courageux parce qu’il a choisi la vie!  Parce qu’à l’annonce d’un cancer de la prostate, il y a plusieurs questionnements, opération ou pas ?  Son père avait choisi  de ne pas se faire opérer et il est maintenant atteint d’un cancer généralisé des os.   Alors le questionnement n’a pas été long, il devait se faire opérer malgré tout.  Aller vers l’espoir, aller vers la guérison parce que l’opération c’est la guérison.

Mon mari a été opéré le 13 janvier, nous l’avons su le 31 octobre . L’attente, même si elle n’est pas longue est stressante.  Il fallait prévoir la convalescence, l’arrêt de travail et tout ce que ça comporte.  L’opération a bien été , il a eu le privilège d’avoir l’opération au robot ce qui aide beaucoup à la récupération. Mais c’est une opération qui n’est pas anodine, 5 h.  en tout. C’est un moment d’attente long à passer.  Je vous dis que quand j’ai vu mon mari revenir de la salle d’opération j’étais contente de le voir  et de savoir que tout avait bien été. Pour moi ,il était là et le fait que le cancer était enlevé était un soulagement pour nous .

Dans tout ceci, c’est vraiment agréable de voir à quel point la famille est importante.  Le soutient de mes 2 filles, mon gendre et mon fils ont été tellement bénéfique.  De savoir que les gens sont là avec nous et nous supporte nous aide énormément à passer à travers ceci.  Nous avons une entreprise dont nous sommes associés, alors j’ai eu le privilège de rester avec lui durant sa convalescence étant donné que le bureau est dans notre maison. Et les messages d’encouragement qu’il a reçu ne sont pas sans effet.  Dans ces moments nous vivons des choses tellement profondes et vraies.

Mon mari est facile à vivre, un bon tempérament. On dit souvent que les couples à la retraite doivent vivre une adaptation, que ce n’est  pas toujours facile. Nous, on a réalisé avec la convalescence de mon mari que la retraite ensemble va être facile et qu’on va surement s’adapter facilement et aimer ça.

D’après le suivi du Dc. Lebeau son urologue , l’opération a bien réussi.  Nous n’avons aucune plainte à faire aux niveaux des soins.  Les infirmières de l’hôpital Sacré-Cœur ont été professionnelles. Il n’a  aucune complication, aucune incontinence à date.  Perte érectile , oui.  Mais c’est passager.  L’important dans tout ça c’est la santé de mon mari, que le cancer ne soit plus là et que les prochaines années qui sont devant nous soient des plus agréables.

Alors, notre devise c’est une étape à la fois, laisser le temps agir et garder espoir.

P. S.

Le livre :  Le cancer de la prostate du  Docteur Fred Saad, Michel McCormack a beaucoup aidé mon mari et l’aide encore après son opération Je suis disponible pour les commentaires si il y en a qui sont intéressées.  C’est toujours bon d’échanger.   Courriel : acui-t-service@sympatico.ca

Un commentaire

  • Monick says:

    Merci pour vos témoignages. Nous sommes en plein dedans et je panique… Mon conjoint, 43 ans, s’est fait opéré d’urgence le 7 juin et j’essaie de lire tout ce que je peux de positif merciiiiiiiiiiii

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