Glossaire

Homme cherchant la définition des termes médicaux sur internet

De A à G

A

Abdomen : partie du corps située sous le thorax, comprenant des organes comme l’intestin, le foie, les reins, l’estomac, la ves­sie et la prostate.

Ablation : action d’enlever. Ex. : dans la gestion du cancer de la prostate, l’ablation hormonale implique l’usage de techniques hormonales visant à réduire la propagation des cellules prosta­tiques cancéreuses. La cryoablation est un terme désignant l’usage de la surgélation pour réduire le nombre de cellules pros­tatiques vivantes et de cellules prostatiques cancéreuses.

Acétate de buséréline : analogue de la LH-RH (hormone de libération de la gonadotrophine), utilisé dans l’hormonothérapie palliative du cancer avancé de la prostate et, parfois, dans l’hormonothérapie adjuvante et néoadjuvante du cancer de la prostate à un stade précoce.

Acétate de gosereline : analogue de la LH-RH (hormone de libération de la gonadotrophine) utilisé dans l’hormonothérapie palliative du cancer avancé de la prostate et, parfois, dans l’hor­monothérapie adjuvante et néoadjuvante du cancer de la prostate à un stade précoce.

Acétate de leuprolide : analogue de la LH-RH (hormone de libération de la gonadotrophine) utilisé dans l’hormonothérapie palliative du cancer avancé de la prostate et, parfois, dans l’hormonothérapie adjuvante et néoadjuvante du cancer de la prostate à un stade précoce.

Adénocarcinome : cancer qui se développe aux dépens de tis­sus glandulaires, comme ceux de la prostate. Cette forme de cancer se développe à partir d’une anomalie maligne dans les cellules glandulaires qui tapissent la paroi des organes. La quasi-totalité des cancers de la prostate sont des adénocarcinomes.

Adjuvant : se dit d’un produit que l’on ajoute à un médicament ou à un traitement. Ex. : l’hormonothérapie adjuvante est une hor­monothérapie que l’on ajoute à une autre forme de thérapie.

ADN : acide désoxyribonucléique. Molécule fondamentale biolo­giquement active qui détient les instructions codées sur le déve­loppement et la croissance physiques de presque tous les organismes vivants.

Adrénalectomie : ablation chirurgicale de l’une des glandes sur­rénales ou des deux glandes surrénales (également nommée « surrénalectomie »).

Ajustement en fonction de l’âge : modification qui tient compte de l’âge d’une personne ou d’un groupe de personnes. Par exemple, les données sur le taux de survie des personnes atteintes du cancer de la prostate et la valeur normale moyenne de l’APS peuvent être ajustées selon l’âge des groupes d’hommes.

Alphabloquant : famille de médicaments qui agit sur la prostate en relaxant certains types de tissus musculaires. Ces produits sont souvent utilisés dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).

Analogue : substance chimique synthétique ou médicament agissant de façon très similaire à une substance naturelle pré­sente dans le corps humain.

Analogue de la LH-RH : hormone artificielle chimiquement simi­laire à la LH-RH.

Anandron : appellation commerciale du nilutamide.

Anatomie : étude de la structure des parties du corps et des relations entre ces structures.

Androgène : hormone responsable des caractéristiques mâles et du développement et de la fonction des organes sexuels mâles (ex. : la testostérone).

Anémie : diminution anormale de la capacité du sang à transpor­ter l’oxygène.

Anesthésie : perte de sensation faisant suite à l’administration de médicaments ou de gaz. L’anesthésie générale entraîne la perte de conscience. L’anesthésie locale engourdit une région spécifique.

Aneuploïde : se dit d’une cellule constituée d’un nombre anor­mal de chromosomes. Ex. : tétraploïde signifie la présence de plus de deux jeux chromosomiques, ce qui est deux fois plus élevé que la normale. Voir aussi « Diploïde ».

Antérieur : l’avant. Ex. : la partie antérieure de la prostate est celle qui fait face à l’avant du corps.

Antiandrogène : composé (généralement un médicament syn­thétique) qui bloque ou nuit à l’action normale des androgènes. On l’utilise souvent en association avec l’orchidectomie ou avec les analogues de la LH-RH.

Antibiotique : médicament capable de détruire certains types de bactéries.

Anticholinergique : substance inhibant l’action de certains nerfs non contrôlés consciemment.

Anticoagulant : médicament qui empêche la coagulation du sang.

Anticorps : protéine fabriquée par le système immunitaire pour agir comme outil de défense contre une substance « étrangère » ou envahissante. Par exemple, en présence d’un rhume, le corps produit des anticorps contre le virus du rhume.

Antigène : substance « étrangère » (virus ou bactérie) qui s’intro­duit dans le corps ou autre élément, que le système immunitaire juge « étranger », car il ne fait pas partie des composants biolo­giques normaux du corps humain (ex. : cellules du cancer de la prostate).

Antigène prostatique spécifique (APS) : voir « Antigène spéci­fique de la prostate (ASP) ».

Antigène spécifique de la prostate (ASP) : protéine synthéti­sée dans la prostate que l’on peut détecter dans le sang. Son taux augmente en réaction à la présence d’éléments étrangers comme les cellules du cancer de la prostate. On l’utilise pour détecter des problèmes potentiels à l’intérieur de la prostate.

ASP libre : ASP non lié à des protéines.

Anus : ouverture du rectum.

Appareil génital : ensemble des organes qui, chez l’homme, comprend les testicules, le canal déférent, les vésicules sémi­nales, la prostate et le pénis.

Appareil génito-urinaire : désigne tout ce qui se rapporte à l’ap­pareil génital et à l’appareil urinaire.

Appareil urinaire : groupe d’organes et leurs interconnexions qui permettent d’évacuer du corps l’excès de liquides filtrés. Ce sys­tème comprend (chez l’homme) les reins, les uretères, la vessie, l’urètre et le pénis.

Apex : extrémité ou racine de la prostate. Ex. : partie de la pros­tate la plus éloignée de la vessie.

APS (Antigène prostatique spécifique) : voir « Antigène spéci­fique de la prostate (ASP) ».

ASP (Antigène spécifique de la prostate) : voir « Antigène spé­cifique de la prostate (ASP) ».

Aspiration : méthode de succion pour extraire des liquides ou des tissus, habituellement au moyen d’une aiguille fine (ex. : biop­sie par aspiration).

Asymptomatique : qui ne présente aucun symptôme lié à une maladie spécifique.

Attente sous surveillance : Suivi des patients atteints du can­cer de la prostate jusqu’à ce que des symptômes apparaissent ou que le cancer se répande. En général, on administre alors une hormonothérapie pour atténuer les symptômes et la progression de la maladie.

B

BAC : voir « Blocage androgénique complet ».

Bandelette masculine : chirurgie qui consiste à utiliser une ban­delette pour comprimer l’urètre dans le but d’empêcher les pertes d’urine dans certains contextes comme la toux, l’éternue­ment ou l’exercice.

Base : la base de la prostate est la partie évasée, située au-des­sus de la prostate, dans la région la plus proche de la vessie.

Bassin : partie du squelette qui unit les membres inférieurs au corps. Le terme latin « pelvis » peut également être utilisé.

Bénin : relativement inoffensif. Qui n’est ni cancéreux, ni malin, ni potentiellement mortel.

Bicalutamide : antiandrogène non stéroïdien, disponible au Canada, aux États-Unis et dans certains pays européens pour traiter le cancer avancé de la prostate. (Voir « Casodex »)

Bilatéral : signifie « les deux côtés ». Ex. : une orchidectomie bila­térale est l’ablation chirurgicale des deux testicules ; la surréna­lectomie bilatérale est l’ablation des deux glandes surrénales.

Biopsie : prélèvement d’un tissu sur un être vivant dans une région spécifique (ex. : la prostate) afin de détecter des anomalies comme le cancer. Dans le cas du cancer de la prostate, les biop­sies sont généralement réalisées sous échoguidage à l’aide d’un appareil à ultrasons perfectionné.

Bisphosphonate : médicament servant à accroître la densité osseuse, ce qui peut permettre d’éviter les fractures et de dimi­nuer les risques de douleur osseuse.

Blocage androgénique complet : usage combiné de deux formes d’hormonothérapie visant à bloquer l’effet de la testosté­rone et d’autres androgènes produits par les glandes surrénales.

Bouffée de chaleur : sensation soudaine de chaleur au visage, au cou et dans le haut du corps. Un effet secondaire causé par plusieurs types d’hormonothérapie.

Bulbe spongieux : section élargie de l’urètre située en aval du passage de l’urètre dans la prostate. Le liquide séminal s’accu­mule dans le bulbe spongieux avant l’éjaculation.

C

Canal déférent : tube qui transporte le sperme des testicules vers la prostate avant l’éjaculation.

Cancer : croissance incontrôlée de cellules anormales dans le corps.

Capsule : tissu conjonctif fibreux servant d’enveloppe extérieure à la prostate.

Carcinome : autre terme pour désigner le cancer.

Casodex : appellation commerciale du bicalutamide.

Castration : recours à des techniques chirurgicales ou médicales pour réduire à zéro, ou presque, le taux de testostérone chez l’homme.

Cathéter : tube creux (habituellement en plastique, latex ou sili­cone) pouvant être utilisé pour drainer des liquides hors du corps ou pour y injecter des liquides. Dans le cas du cancer de la pros­tate, il arrive souvent que les patients aient un cathéter transuré­tral pour drainer l’urine durant un certain temps après une chirurgie ou après certains types de radiothérapie.

Chimioprévention : usage de médicaments ou d’autres subs­tances pour prévenir le développement du cancer.

Chimiothérapie : traitement à l’aide de médicaments pour détruire les cellules cancéreuses. Dans bon nombre de cas, en plus de détruire des cellules cancéreuses, les agents chimiothé­rapeutiques détruisent d’autres cellules de l’organisme, ce qui les rend potentiellement dangereux.

Chromosomes : structures en forme de bâtonnets, présentes dans chaque cellule porteuse de gènes composés d’ADN. Une cellule humaine contient normalement 46 chromosomes.

Collagène : substance chimique colloïdale faite de protéines, par­fois injectée dans la région du sphincter vésical pour traiter l’in­continence.

Collecteur d’urine : dispositif, interne ou externe, servant à recueillir l’urine d’une personne incontinente.

Complication : effet inattendu ou non désiré associé à l’usage d’un traitement, d’un produit pharmaceutique ou d’une autre intervention.

Congestion : état caractérisé par l’accumulation de liquide dans une région du corps. Dans le cas de la congestion de la prostate, on assiste à une accumulation de liquide prostatique, souvent douloureuse et parfois responsable de la prostatite.

Consentement éclairé : dans le cas d’un essai clinique, ce terme indique que le patient connaît la nature de l’essai, qu’il comprend son utilité et la raison pour laquelle il a été invité à y participer et, enfin, qu’il sait exactement quel sera son rôle au sein de l’étude.

Continence : capacité à retenir volontairement ses urines.

Contracture : rétrécissement persistant du col de la vessie (sté­nose du col vésical), parfois manifeste après une prostatectomie radicale et donnant lieu au rétrécissement du passage entre la vessie et l’urètre.

Corps caverneux : deux chambres que contient le pénis sur toute sa longueur et qui se gorgent de sang pour créer l’érection.

Corps spongieux : tissu spongieux du pénis traversé par l’urètre.

Coupe sous congélation : segment congelé étudié sous micros­cope en vue d’obtenir un avis pathologique préliminaire concer­nant la présence ou l’absence du cancer de la prostate (en général dans les ganglions lymphatiques pelviens).

Cryoablation : voir « Cryochirurgie ».

Cryochirurgie : utilisation de l’azote liquide pour congeler un organe spécifique à des températures extrêmement basses dans le but de détruire des tissus, incluant tous les tissus cancéreux.

Cryothérapie : voir « Cryochirurgie ».

Curage ganglionnaire par voie laparoscopique : test utilisant un appareil nommé laparoscope, qui implique l’ablation de tissus à l’aide de petites incisions. Ces tissus sont par la suite examinés pour détecter l’existence potentielle de ganglions lymphatiques cancéreux situés près de la prostate.

Curage ganglionnaire pelvien : ablation de ganglions lympha­tiques dans la région pelvienne.

Curiethérapie : implantation de grains radioactifs émettant des photons de faible énergie en vue de détruire des tissus environ­nants (ex. : la prostate, incluant les cellules du cancer de la pros­tate).

Cystite interstitielle : inflammation chronique de la vessie.

Cytoréduction : recours aux hormones ou à d’autres formes d’interventions pour réduire le volume du cancer de la prostate à l’intérieur de la prostate ou autour de la prostate avant d’utiliser un traitement curatif (ex. : du stade T3a au stade T2b). Cette tech­nique est hautement controversée.

Cystoscope : tube utilisé par les médecins pour visualiser l’inté­rieur de la vessie et de l’urètre.

Cystoscopie : examen de l’intérieur de la vessie et de l’urètre, réalisé à l’aide d’un cystoscope.

D

Densité de l’antigène spécifique de la prostate : mesure déterminée en divisant le taux d’ASP par le volume de la prostate (sa taille étant mesurée à l’aide de l’échographie transrectale).

Dépistage : recherche d’une maladie, notamment le cancer, chez des personnes ne présentant aucun symptôme.

DES : voir « Diéthylstilboestrol ».

DHT : voir « Dihydrotestostérone ».

Diagnostic : évaluation des signes, des symptômes et des résul­tats de tests sélectionnés par un médecin pour en déterminer les causes physiques et biologiques, et pour détecter la présence d’une maladie ou d’un trouble.

Diéthylstilboestrol : hormone femelle couramment utilisée dans les années 1960 et 1970 pour le traitement du cancer de la pros­tate.

Différenciation : changement d’une forme originale non spéci­fique vers une forme différente plus spécialisée. Ex. : les diffé­rences entre les cellules du cancer de la prostate sont examinées sous microscope afin d’évaluer la gravité de la maladie.

Dihydrotestostérone : hormone mâle active dans la prostate. Elle est fabriquée lorsqu’une enzyme située dans la prostate transforme la testostérone.

Diploïde : se dit d’une cellule constituée d’un jeu complet de chromosomes normalement pairs. Ex. : un taux normal d’ADN.

Dysfonctionnement érectile : incapacité d’obtenir ou de main­tenir un degré d’érection suffisant pour permettre une relation sexuelle satisfaisante. Cet état doit avoir été constant durant au moins trois mois avant d’être considéré comme un dysfonction­nement.

Dysplasie : voir « Néoplasie intra-épithéliale prostatique ».

E

Échographie transrectale : méthode d’imagerie de la prostate, réalisée à l’aide d’une sonde insérée dans le rectum. Couram­ment utilisée pour visualiser les biopsies de la prostate.

Effet secondaire : réaction à l’usage d’un médicament ou d’un traitement (couramment utilisé pour désigner un effet indésirable ou inutile).

Effractif : se dit d’un acte médical qui implique une incision ou l’insertion d’un instrument ou d’une substance dans le corps.

Éjaculat : liquide contenant le sperme (semence) émis par éjacu­lation. L’éjaculat contient généralement des spermatozoïdes pro­venant des testicules ainsi que du liquide séminal provenant des testicules, de la vésicule séminale et de la prostate.

Éjaculation : émission soudaine du sperme durant le rapport sexuel ou la masturbation.

Eligard : appellation commerciale de l’acétate de leuprolide aux États-Unis et au Canada.

Emcyt : appellation commerciale du phosphate d’estramustine aux États-Unis et au Canada.

Enzyme : protéine produite par les cellules qui accélère une réac­tion biochimique tout en demeurant inchangée.

Épididyme : tube qui s’étend derrière chaque testicule à l’inté­rieur du scrotum.

Épreuve de transcription inverse-amplification en chaîne par polymérase (RT-PCR) : technique qui permet au médecin de rechercher de minuscules quantités de protéines, comme l’APS, dans le sang ou dans d’autres liquides et tissus.

Érection : mécanisme qui permet le durcissement du pénis à la suite d’une augmentation du débit sanguin dans cet organe.

Essai clinique : expérience planifiée avec soin pour évaluer un traitement ou un médicament (souvent un produit pharmacolo­gique) en vue d’un usage pour lequel il n’existe encore aucune preuve certaine.

Essai en double insu : également appelé « essai à double aveugle », cette forme d’essai clinique se distingue par le fait que ni les médecins ni les patients y prenant part ne connaissent la nature des traitements administrés à chacun des sujets. Les essais en double insu sont un moyen de minimiser l’impact des opinions personnelles des patients et des médecins sur les résultats de l’étude.

Essai multicentrique : essai qui se déroule dans de nombreux sites au même moment.

Essai unicentrique : essai réalisé à un seul endroit et par un seul investigateur.

Estrogènes : groupe d’hormones le plus important pour le déve­loppement sexuel de la femme. Certains estrogènes (ex. : le dié­thylstilboestrol) sont utilisés par certains médecins dans le traitement du cancer de la prostate.

Eulexin : appellation commerciale du flutamide aux États-Unis.

Exercices de Kegel : exercices conçus pour renforcer les muscles du plancher pelvien, aidant ainsi à améliorer le contrôle de la vessie et à réduire les risques de fuites d’urine.

Exercices des muscles du plancher pelvien : voir « Exercices de Kegel ».

Expérimental : technique ou procédé non prouvé (ou même non testé). Veuillez noter que certains traitements expérimentaux sont couramment utilisés dans la prise en charge du cancer de la prostate.

F

Fibrose : formation d’une cicatrice.

Flutamide : antiandrogène utilisé dans l’hormonothérapie pallia­tive du cancer avancé de la prostate et parfois dans l’hormono­thérapie adjuvante ou néoadjuvante du cancer de la prostate à des stades précoces.

G

Ganglions lymphatiques : nombreuses petites structures qui filtrent la lymphe et produisent des lymphocytes. Les ganglions lymphatiques sont concentrés dans plusieurs régions du corps, notamment dans l’aisselle, l’aine et le cou.

Gastrointestinal : qui a rapport au système digestif et à l’intestin.

Gène : l’une des nombreuses unités de l’information héréditaire, localisée sur un chromosome et composée d’un court fragment d’ADN.

Glande : structure ou organe qui produit une substance utilisée dans une autre partie du corps.

Glaucome : terme regroupant différentes affections oculaires, caractérisées par une élévation anormale de la pression intra-oculaire pouvant aboutir à une perte du champ visuel.

Gleason : nom du médecin qui a mis au point la classification Gleason, système couramment utilisé pour étudier le grade histo­logique de l’agressivité tumorale des cancers prostatiques.

Gonadotrophine : hormone agissant sur les fonctions des glandes sexuelles (testicules chez l’homme).

Grade : moyen de décrire le degré potentiel de la gravité d’un cancer en examinant sous microscope l’apparence des cellules cancéreuses. Voir également « Gleason ».

Grains : pellets radioactifs implantés dans la prostate pour empê­cher la croissance d’une tumeur cancéreuse.

Groupes coopératifs : réseaux d’organismes et de chercheurs oeuvrant dans la communauté ou en milieu universitaire, qui colla­borent pour mener des recherches. Il existe de nombreux groupes coopératifs au Québec.

Groupe témoin : groupe participant à un essai clinique, dont les membres reçoivent le meilleur traitement traditionnel disponible ou un placebo.

Gynécomastie : développement anormal et sensibilité du mame­lon et de la glande mammaire chez l’homme.

De H à P

H

HBP : hypertrophie bénigne de la prostate ou augmentation du volume de la prostate, un état qui touche la plupart des hommes âgés. L’HBP cause des problèmes à un grand nombre d’entre eux (mictions fréquentes la nuit). Ces problèmes peuvent devenir graves dans certains cas.

Hématospermie : présence de sang dans le sperme.

Hématurie : présence de sang dans l’urine.

Héréditaire : se dit des caractéristiques qui se transmettent des parents ou des générations précédentes aux descendants.

Hérédité : transmission d’une génération à l’autre de caractéris­tiques biologiques liées à leur ADN.

Histologie : étude à l’échelle microscopique de la morphologie et des propriétés fonctionnelles des tissus. Cette science fait habituellement appel aux compétences d’un pathologiste (un médecin) ou, dans certains cas, d’un cytologiste (qui n’est pas nécessairement un médecin).

Hormone de libération de la gonadotrophine : hormone char­gée de stimuler la production de testostérone dans l’organisme.

Hormones : substances chimiques dotées d’une activité biolo­gique et responsables du développement des caractéristiques sexuelles secondaires.

Hormonothérapie : utilisation d’hormones, d’analogues d’hor­mones et de certaines techniques chirurgicales pour traiter une maladie (notamment le cancer avancé de la prostate). On utilise ces produits seuls ou en association avec d’autres hormones ou avec d’autres méthodes thérapeutiques.

Hormonothérapie complète : voir « Blocage androgénique complet ».

Hyperplasie : développement exagéré d’un organe ou d’un tissu, dû à l’augmentation du nombre de cellules dans cet organe ou dans ce tissu. Voir également « HBP ».

Hyperplasie transurétrale : nouveau traitement de l’hyperplasie bénigne de la prostate. La chaleur engendrée par un système à micro-ondes soulage l’obstruction urinaire.

Hypophyse : glande située à la base du crâne, produisant des hormones qui stimulent la libération d’autres hormones, incluant la testostérone.

I

Imagerie : technique ou méthode permettant au médecin de visualiser une ou plusieurs parties du corps qui, sinon, ne seraient pas visibles.

Imagerie par résonance magnétique : technique permettant d’obtenir des images ultraperfectionnées d’organes dans le corps humain. Ces images peuvent être verticales, par coupes ou même tridimensionnelles. Contrairement aux rayons X, cette technique d’imagerie repose sur les propriétés électromagné­tiques de différentes particules atomiques.

Implant : également appelé prothèse, ce dispositif est inséré dans le corps pour remplacer des structures anatomiques lésées ou qui ne sont plus fonctionnelles. Par exemple, la prothèse pénienne peut être insérée dans le pénis par opération chirurgi­cale afin de produire l’érection nécessaire aux rapports sexuels.

Impuissance : incapacité d’avoir une érection ou de la maintenir.

Incision transurétrale de la prostate : nouveau traitement de l’hyperplasie bénigne de la prostate. De petites incisions sont pratiquées à l’intérieur de l’urètre prostatique pour soulager l’obs­truction urinaire.

Incontinence : incapacité à maîtriser l’émission de n’importe quelle substance. Se dit couramment pour décrire la perte d’urine ou l’incapacité à maîtriser l’émission d’urine (correctement appe­lée incontinence urinaire).

Incontinence à l’effort : perte de l’urine due à un effort phy­sique : toux, éternuement, exercice.

Incontinence mixte : mélange des symptômes que présentent l’incontinence à l’effort et l’incontinence par impériosité.

Incontinence par impériosité : perte d’urine qui survient lorsque la vessie se contracte involontairement. La personne éprouve une envie impérieuse d’uriner et n’a pas le temps de se rendre aux toilettes.

Incontinence par regorgement : forme d’incontinence caracté­risée par une incapacité partielle à vider la vessie, suivie d’une fuite d’urine incontrôlable. Également appelée « incontinence par trop-plein » ou « incontinence paradoxale ».

Indication : raison d’agir, de prendre une action. Terme qui désigne également l’utilisation clinique approuvée d’un produit pharmaceutique.

Infection urinaire : infection caractérisée par la présence de bac­téries dans l’urine. Peut être accompagnée de fièvre ou d’une sensation de brûlure lors de la miction.

Infertilité : ce terme désigne l’incapacité de procréer. Chez un homme aux prises avec un problème de la prostate, l’infertilité peut être observée.

Inflammation : toute forme d’enflure, de douleur ou d’irritation.

Inhibiteur de la 5 alpha-réductase : enzyme présente dans la prostate qui contrôle la transformation de la testostérone en dihy­drotestostérone. En bloquant l’action de cette enzyme, on par­vient à inhiber la production de la dihydrotestostérone. Ce procédé empêche la progression d’une hypertrophie bénigne de la prostate.

Interstitiel : situé à l’intérieur d’un organe particulier. Par exemple, la radiothérapie interstitielle de la prostate est une radio­thérapie qui consiste à placer dans la prostate des grains d’iode radioactifs. Voir également « Curiethérapie ».

Intraveineux : dans une veine.

IRM : voir « Imagerie par résonance magnétique ».

L

Laparascopie : technique qui permet au médecin d’observer les organes internes à l’aide d’un appareil optique introduit dans l’or­ganisme par une minuscule incision chirurgicale.

Latent : se dit d’un cancer de la prostate – cancer de la prostate latent (ou microfocal) – qui ne manifeste aucun signe clinique et dont le patient ignore jusqu’à l’existence.

LH-RH : voir « Hormone de libération de la gonadotrophine ».

Libido : intérêt pour l’activité sexuelle.

Lobe : l’un des deux côtés d’un organe. (Ex. : la prostate ou le cerveau).

Localisé : qui se limite à une région bien définie.

Lupron : appellation commerciale de l’acétate de leuprolide aux États-Unis et au Canada.

Lycopène : pigment végétal important présent dans certains fruits.

Lymphadénectomie : intervention chirurgicale où l’on procède à l’excision d’un ganglion lymphatique.

Lymphe : liquide clair dans lequel baignent toutes les cellules de l’organisme, également connu sous l’appellation « liquide lympha­tique ».

Lymphocyte : leucocyte (ou globule blanc). La numération des globules blancs est normalement de 25 %, mais leur nombre augmente en présence d’une infection. Les lymphocytes aident à protéger le corps contre les maladies.

M

Maladie de La Peyronie : maladie de cause inconnue, caractéri­sée par la présence de plaques au niveau des corps caverneux du pénis, ce qui cause une déviation et une érection douloureuse.

Malin : cancéreux.

Marge : désigne normalement la « marge chirurgicale », soit le bord extérieur du tissu que l’on a enlevé durant la chirurgie. Le pronostic est bon si la marge chirurgicale ne montre aucun signe de cancer (marge négative).

Métastase : tumeur secondaire dont la formation est due à l’ac­tion de cellules cancéreuses ou de cellules provenant du premier site tumoral (ex. : la prostate) qui se déplacent dans l’organisme pour croître dans un nouveau site.

Métastatique : qui possède les caractéristiques d’une tumeur secondaire.

Metastron : appellation commerciale du strontium-89 aux États- Unis et au Canada.

Monoclonal : qui est issu d’un seul groupe de cellules iden­tiques.

Myasthénie grave : maladie dont la principale caractéristique est la fatigue excessive des muscles volontaires (ou muscles striés) utilisés fréquemment.

N

Négatif : terme utilisé pour décrire le résultat d’un test qui ne révèle pas la présence d’une substance ou d’un élément recher­ché. Par exemple, une scintigraphie osseuse négative ne révèle aucun signe de métastases osseuses.

Néoadjuvant : que l’on ajoute avant. Par exemple, l’hormonothé­rapie néoadjuvante est une thérapie administrée avant toute autre forme de traitement, telle qu’une prostatectomie radicale.

Néoplasie : croissance de cellules dans certaines conditions, qui les incitent à empêcher le développement de tissus normaux (ex. : un cancer).

Néoplasie intra-épithéliale prostatique : état pathologique identifiable soupçonné d’être précurseur du cancer de la pros­tate. Terme également désigné par de nombreux médecins sous l’appellation « dysplasie » ou PIN (Prostatic Intra-epithelial Neopla­sia).

Néoplasme : croissance d’une tuméfaction anormale dans le corps humain. Peut être bénigne ou maligne.

Nilutamide : antiandrogène encore expérimental aux États-Unis, mais disponible au Canada et dans plusieurs autres pays.

Nitrate : médicament utilisé pour traiter les douleurs thoraciques.

Nocturie : besoin d’uriner fréquemment la nuit.

Non effractif : qui ne requiert ni incision ni insertion d’un instru­ment ou d’une substance dans le corps.

O

Oncologue : médecin spécialisé dans le traitement de divers types de cancers.

Oncologue médical : médecin spécialisé en chimiothérapie, qui utilise des médicaments pour traiter le cancer. Ce spécialiste pos­sède également une vaste expérience dans le soulagement de symptômes physiques comme la douleur et dans le traitement de problèmes émotifs, psychologiques et spirituels.

Orchidectomie : ablation d’un ou des deux testicules.

Organe : ensemble de tissus qui travaillent en collaboration à réa­liser une série de fonctions (ex. : le coeur, les poumons ou la pros­tate).

Ostéoporose : réduction de la quantité de tissus osseux aug­mentant les risques de fractures après un traumatisme minime.

P

Palliatif : qui est conçu pour soulager un problème spécifique ou plusieurs problèmes, sans nécessairement les guérir. Par exemple, un traitement palliatif est administré au patient pour soulager ses symptômes et améliorer sa qualité de vie, mais non pour le guérir.

Palpable : se dit de ce qui peut être perçu et mesurable par un médecin expérimenté durant un examen physique.

PAP : voir « Phosphatase acide prostatique ».

Parti pris : point de vue empêchant d’examiner une question de façon impartiale. Le caractère « aveugle » ou « randomisé » des essais cliniques permet de minimiser les partis pris.

Pathologiste : médecin spécialisé dans l’identification des mala­dies par l’examen des cellules et des tissus sous microscope.

Pelvis : voir « Bassin ».

Pénien : du pénis.

Pénis : organe de la miction et des relations sexuelles chez l’homme.

Périnéal : relatif au périnée.

Périnée : partie du corps qui s’étend du scrotum au rectum.

Périphérique : à l’extérieur de la région centrale.

Phosphatase acide prostatique (PAP) : enzyme servant à un test diagnostique maintenant rarement effectué, qui sert à déter­miner si le cancer a progressé en dehors de la prostate.

PIN : voir « Néoplasie intra-épithéliale prostatique ».

Placebo : comprimés, liquides ou poudres dépourvus de toute activité pharmacologique qui servent de base de comparaison avec des produits pharmaceutiques dans le cadre de recherches sur ces produits.

Ploïdie : terme utilisé pour décrire le nombre de jeux chromoso­miques dans une cellule. Voir également « Diploïde » et « Aneu­ploïde ».

Pollakiurie : le besoin fréquent d’uriner.

Positif : terme qualifiant le résultat d’une épreuve qui révèle la présence d’une substance ou d’un élément faisant l’objet de cette épreuve. Par exemple, une scintigraphie osseuse dite posi­tive révèle la présence de métastases osseuses.

Postérieur : qui est derrière. Par exemple, la partie postérieure de la prostate est celle qui fait face à la paroi dorsale de l’homme.

Préparation de l’intestin : vidange de l’intestin, procédé normal avant une chirurgie abdominale comme la prostatectomie radi­cale.

Préservation des nerfs érectiles : terme utilisé pour décrire un type de prostatectomie au cours de laquelle le chirurgien « pré­serve les nerfs » qui affectent les fonctions sexuelles et les fonc­tions associées.

Priapisme : érection persistante du pénis accompagnée de dou­leur et d’une sensibilité de l’organe, un état qui requiert une consultation médicale.

Progression : croissance ininterrompue d’un cancer ou la reprise de sa croissance.

Pronostic : prévision de l’état de santé futur du patient en se référant à l’état actuel de sa maladie et de son évolution poten­tielle.

Prostascint : test diagnostique avec Prostascint, matériel faible­ment radioactif servant à identifier l’étendue et la propagation d’un cancer de la prostate.

Prostate : glande sphérique mâle de la taille d’une noix, entou­rant l’urètre et située immédiatement sous la vessie. Cette glande sécrète une partie du liquide séminal et ne joue normalement aucun rôle sur la miction. Prostatectomie : ablation chirurgicale de la prostate. Voir égale­ment « Prostatectomie radicale ».

Prostatectomie par voie sus-pubienne : intervention durant laquelle le chirurgien effectue une incision à la partie inférieure de l’abdomen, au-dessus du pubis. Cette ouverture s’étend jusqu’à la prostate.

Prostatectomie périnéale : ablation chirurgicale de la prostate, réalisée en pratiquant une incision entre le scrotum et l’anus.

Prostatectomie radicale : ablation chirurgicale de la prostate, incluant sa capsule et parfois des tissus environnants.

Prostatectomie rétropubienne : prostatectomie qui se fait par une incision dans le bas-ventre, à la racine du pénis, en coupant dans la vessie pour atteindre la prostate ou en coupant directe­ment à travers la capsule prostatique.

Prostatectomie transurétrale échoguidée par laser (TULIP) : technique utilisée pour traiter l’hypertrophie bénigne de la pros­tate. Un rayon laser échoguidé enlève l’excès de tissus prosta­tique qui nuit à l’évacuation de l’urine.

Prostatite : infection ou inflammation de la prostate.

Prostatite aiguë : infection de la prostate caractérisée par la flambée soudaine de symptômes graves, notamment par une fièvre élevée et une sensation de brûlure à la miction.

Prostatose : douleur chronique au niveau de la prostate.

Prothèse : dispositif ou appareil servant à remplacer un membre ou un organe du corps humain.

Prothèse pénienne : prothèse ou dispositif artificiel servant à traiter l’impuissance. Une fois insérée chirurgicalement dans le pénis, la prothèse le rend suffisamment rigide pour permettre la pénétration vaginale et des rapports sexuels soutenus.

Protocole : série de méthodes précises utilisées durant la réalisa­tion d’un essai clinique ou de toute étude biomédicale.

Pyélographie endoveineuse : examen radiologique utilisant de l’iode injecté dans une veine pour évaluer le système urinaire (reins et uretères).

De Q à Z

Q

Qualité de vie : évaluation de l’état de santé du patient selon son âge, ses attentes et ses facultés physiques et mentales.

R

Radio-isotope : substance radioactive (ou produit chimique sur lequel est fixé une substance radioactive) qui émet un rayonne­ment radioactif.

Radiologie : branche de la médecine axée sur les rayons X, les ultrasons et d’autres techniques d’imagerie.

Radiologue : médecin spécialiste habilité à interpréter les images obtenues en imagerie médicale (ex. : rayons X, échographie ou autres techniques d’imagerie).

Radio-oncologue : médecin détenant une formation spécialisée pour traiter des cancers à l’aide de divers types de radiations.

Radiothérapie : utilisation de rayons X pour tenter de détruire des tissus malins.

Radiothérapie conformationnelle : thérapie faisant appel à une planification minutieuse et à des techniques thérapeutiques conçues pour cibler la radiation sur les régions visées et les tis­sus environnants qui nécessitent un traitement, de façon à proté­ger les zones qui n’ont pas besoin d’être traitées. La radiothérapie conformationnelle en trois dimensions est la méthode de ce type la plus perfectionnée.

Randomisation : méthode d’attribution de différentes formes de traitements aux patients du groupe expérimental ou du groupe témoin par le recours du hasard. Un moyen de ne pas biaiser l’analyse.

Rayon externe : forme de radiothérapie dans laquelle les rayons sont émis depuis l’extérieur par un appareil qui cible la région à traiter.

Rayon X : type de radiation utilisée pour obtenir des images des structures internes du corps humain et pour traiter des affections malignes.

Récidive : reprise d’une maladie.

Rectum : portion terminale des intestins s’étendant jusqu’à l’anus.

Réduction tumorale : réduction du volume d’un cancer à l’aide de l’une des techniques appropriées. Terme surtout utilisé pour désigner la chirurgie de réduction tumorale.

Réfractaire : qui ne réagit pas aux traitements.

Régression : réduction de la taille d’une tumeur ou réduction du nombre de tumeurs ou de leur taille.

Rein : organe dont la principale fonction consiste à filtrer les liquides qui circulent dans l’organisme.

Rémission : disparition réelle ou apparente de certains signes et symptômes d’un cancer ou de tous ses signes et symptômes.

Résection : ablation chirurgicale des tissus.

Résection transurétrale de la prostate (RTU-P) : intervention chirurgicale qui consiste à enlever une partie de la prostate située autour de l’urètre à l’aide d’un résectoscope.

Résectoscope : instrument inséré dans l’urètre par un urologue pour couper des tissus (habituellement de la prostate). Cet outil permet également de voir avec précision le site de l’incision.

Résistance : capacité physiologique du patient de résister à la maladie grâce à l’action efficace de son système immunitaire.

Rétention urinaire : incapacité de vider complètement la vessie.

Rétroaction biologique : technique utilisant des électrodes pour aider les personnes à prendre conscience de leurs muscles pel­viens et à les contrôler.

Rétropubien : situé derrière l’arc pubien.

Risque : éventualité d’un événement ou d’une possibilité qu’un tel phénomène n’ait pas lieu.

RT-PCR : voir « Épreuve de transcription inverse-amplification en chaîne par polymérase (RT-PCR) ».

RTU-P : voir « Résection transurétrale de la prostate (TUR-P) ».

S

Sauvetage : intervention visant à « secourir » le patient après l’échec d’un traitement antérieur. Par exemple, la prostatectomie de sauvetage consiste à procéder à l’ablation de la prostate en cas d’échec de la radiothérapie ou de la cryochirurgie.

Scintigraphie osseuse : technique perfectionnée qui consiste à injecter une substance radioactive (inoffensive) pour détecter des croissances anormales ou cancéreuses dans les os ou fixées aux os. Dans le cas du cancer de la prostate, la scintigraphie sert à repérer les métastases osseuses, indiquant la prolifération du cancer à l’extérieur de la prostate.

Scintigraphie rénale : technique de médecine nucléaire permet­tant une imagerie de la fonction rénale.

Scrotum : enveloppe cutanée des testicules.

Sélénium : élément non métallique relativement rare, présent dans la nourriture en petite quantité, qui pourrait avoir un certain effet préventif contre le cancer.

Séminal : relatif au sperme.

Sérum : liquide transparent dans le sang.

Sextant : qui a six parties. Ainsi, la biopsie en sextant requiert six échantillons.

Signe : changement physique perçu comme étant la consé­quence d’une maladie.

Sonde de Foley : type de sonde à ballonnet, nommée d’après son inventeur, insérée dans le corps. Le ballonnet maintient la sonde en place. Ce dispositif est habituellement introduit dans la vessie, à travers le pénis, afin de drainer l’urine après une chirur­gie de la prostate.

Sous-capsulaire : sous la capsule. Par exemple, une orchidecto­mie sous-capsulaire est une forme de castration au cours de laquelle on élimine le contenu de chaque testicule. On referme ensuite les capsules testiculaires, lesquelles demeurent dans le scrotum.

Sperme : liquide blanchâtre et opaque émis par le pénis de l’homme durant l’éjaculation.

Sphincter : muscle annulaire, disposé autour de l’urètre, qui contrôle le passage de l’urine.

Sphincter artificiel : prothèse ou dispositif artificiel parfois uti­lisé pour traiter l’incontinence après la chirurgie de la prostate.

Stade : terme utilisé pour définir la taille et l’étendue physique d’un cancer.

Stadification : processus d’évaluation du stade du cancer à la lumière de l’information disponible.

Stadification incorrecte : évaluation incorrecte du stade cli­nique lors du diagnostic initial à cause de la difficulté à analyser avec précision l’information disponible.

Sténose : rétrécissement dû à une intervention ou à une bles­sure, qui nuit au débit d’un liquide. Par exemple, une sténose uré­trale restreint le débit urinaire dans l’urètre.

Stent : cylindre, également dénommé « endoprothèse urétrale », qu’utilise le chirurgien pour drainer les liquides.

Strontium 89 : produit radioactif injectable utilisé pour soulager la douleur aux os qu’éprouvent certains patients atteints d’un cancer de la prostate et qui ne répondent plus à l’hormonothéra­pie ou à des formes appropriées de chimiothérapie.

Suprefact : appellation commerciale de l’acétate de buséréline aux États-Unis et au Canada.

Surrénales : les glandes surrénales, qui sont au nombre de deux, sont situées au-dessus des reins. Elles produisent différentes hormones, dont certaines hormones sexuelles (ex. : l’androgène produite par la glande surrénale).

Surveillance active : observation active et régulière d’un patient (toucher rectal, taux d’APS et biopsies) sans traitement agressif jusqu’à ce qu’il y ait des preuves de progression de la maladie.

Sus-pubien : au-dessus de l’arc pubien.

Suture : utilisation chirurgicale de fils pour refermer une plaie ou une incision.

Symptôme : sensation ou expérience associée à un trouble mental ou physique et perçue par le patient.

Système immunitaire : système biologique qui protège l’être humain ou l’animal contre les agressions de substances étran­gères comme les bactéries, les virus, les cellules cancéreuses et d’autres éléments susceptibles de rendre malade cette personne ou cet animal.

Systémique : qui affecte un système dans son ensemble.

T

Temporisation : observation active et surveillance régulière du patient sans qu’aucun traitement ne lui soit administré.

Temps de doublement : temps que met un foyer cancéreux à doubler de volume.

Testicules : glandes sexuelles mâles situées dans le scrotum. Ces deux glandes sont la principale source de l’hormone mâle appelée testostérone.

Testostérone : hormone mâle ou androgène comprenant envi­ron 90 % des androgènes chez l’homme. Elle sert au développe­ment sexuel et à la fertilité.

Thérapie génique : nouveau type de traitement à l’aide duquel les gènes défectueux sont remplacés par des gènes normaux.

Tomodensitométrie : la tomodensitométrie (également connue sous les noms de « tomographie axiale assistée par ordinateur » ou de « scanner ») est une méthode combinant l’utilisation d’images de rayons X et de l’informatique pour produire d’excel­lentes images transversales (en coupe) ou en trois dimensions d’un ou de plusieurs organes internes. Cette technique sert à détecter les anomalies.

Toucher rectal : introduction par un médecin d’un doigt ganté et lubrifié dans le rectum, permettant de percevoir une sensibilité ou une anomalie de la prostate et du rectum.

TR : voir « Toucher rectal ».

Transition : changement. Par exemple, la zone de transition de la prostate est l’endroit où la prostate est la plus proche de l’urètre. Cette zone possède des caractéristiques la distinguant de la zone périphérique, qui est beaucoup plus large.

Transpérinéal : par le périnée.

Transrectal : par le rectum.

Transurétral : par l’urètre.

Travailleur social / travailleuse sociale : professionnel spécia­liste des ressources communautaires destinées aux personnes en situation de crise. Il aide les personnes à améliorer leurs condi­tions de vie et à s’adapter aux changements de situations sociales et économiques.

Tumeur : gonflement anormal des tissus, de nature bénigne ou maligne.

Tumeur maligne : tumeur formée de cellules cancéreuses.

Tumeur secondaire : tumeur qui s’est répandue à partir du foyer où elle a pris naissance (métastase).

TULIP : voir « Prostatectomie transurétrale échoguidée par laser ».

U

Ultrasons : sons à ondes de haute fréquence utilisés pour voir les organes et les structures internes (ex. : le foetus dans l’utérus).

Unité : terme chirurgical désignant un litre (généralement de sang).

Uretère : conduit qui transporte l’urine des reins à la vessie.

Urètre : canal qui évacue l’urine de la vessie vers l’extérieur en passant par la prostate et le pénis.

Urgence : besoin impérieux d’uriner.

Urologue : médecin détenant une formation de chirurgien, spé­cialisé dans les troubles de l’appareil génito-urinaire.

V

Vasectomie : intervention de stérilisation masculine qui consiste à couper le canal déférent, empêchant ainsi le passage du sperme des testicules à l’urètre prostatique.

Vésicule : petite poche contenant du liquide (ex. : vésicules sémi­nales).

Vessie : organe creux formant un réservoir dans lequel s’accu­mule l’urine.

Vessie hyperactive : état caractérisé par la contraction involon­taire des muscles vésicaux.

Vessie neurogène : trouble dû à l’anomalie fonctionnelle des nerfs responsables du contrôle de la vessie.

Z

Zoladex : appellation commerciale de l’acétate de goséréline.

Zone : partie d’un organe ou la région qu’il occupe.

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