Curiethérapie

Grains utilisés en curiethérapie pour le cancer de la prostate dans une paume de main

Vue d’ensemble

Le mot grec brachys signifie « court ». Ainsi, la « brachythérapie » ou « curiethérapie » désigne une radiothérapie pratiquée à courte distance, contrairement à la « téléthérapie », souvent désignée par l’expression « radiothérapie externe ». La curiethérapie est une forme de radiothérapie interne. Dans ce traitement, on administre une substance radioactive (radio-isotope) directement dans la tumeur, notamment dans une prostate cancéreuse. La radiation détruit les cellules cancéreuses avec le temps.

Les types de curiethérapie

L’administration de la curiethérapie se fait de deux façons :

  1. La curiethérapie à bas débit de dose ou permanente: dans ce cas, la dose de radioactivité est très faible, mais permanente. Les implants permanents, comme les grains radioactifs, ne sont pas enlevés. Ils libèrent leur dose de radiation pendant quelques semaines ou quelques mois.
  2. La curiethérapie à haut débit de dose ou temporaire : dans ce cas, l’on insère dans la prostate une source radioactive très forte pendant 20 minutes. On enlève les implants temporaires une fois que la dose de radiation désirée a été administrée.

La curiethérapie est principalement utilisée pour le cancer de la prostate à risque faible ou à risque intermédiaire correspondants à des critères médicaux précis. On peut associer la radiothérapie externe à la curiethérapie dans le cas du cancer de prostate à risque élevé.

Les matières radioactives employées en curiethérapie pour le traitement du cancer de la prostate sont entre autres les suivantes :

  • césium
  • or
  • iode
  • iridium
  • palladium
  • cobalt
  • ruthénium

Le temps nécessaire pour que la radioactivité d’une substance diminue de moitié porte le nom de demi-vie. Les diverses matières radioactives ont différentes demi-vies. Cette information aide l’équipe de radiothérapie à choisir le type de matière à employer et à planifier le protocole de traitement. Cela permet aussi de déterminer pendant combien de temps il faut suivre des mesures de sécurité à la suite du traitement.

Est-ce pour vous

La curiethérapie permanente (BDD)

grain permanent curiethérapie cancer prostate

La curiethérapie à bas débit de dose ou permanente, souvent appelée par son acronyme anglais LDR (Low Dose Rate), administre de très faibles doses de radiation. Elles sont émises à partir de petites sources contenant de l’iode radioactif, appelé « iode 125 »

Ces sources ressemblent à des grains de riz. Elles demeurent dans la prostate pour toujours. Toutefois, leur radioactivité diminue avec le temps. Après 6 mois, 95 % de la radioactivité est partie. La présence des sources ne cause aucun problème à long terme.

Cette forme de traitement est recommandée aux patients :

  • ayant reçu un diagnostic précoce de cancer de la prostate à risque faible ou intermédiaire, correspondants à des critères médicaux précis (grade de Gleason de 6 ou 7 : cancer diagnostiqué suite à une hausse de l’APS ou d’un nodule palpable dans l’un des lobes de la prostate avec un APS de 10 ng/ml ou moins).
  • qui ne présente pas des symptômes importants de prostatisme liés à une obstruction urinaire ou qui n’ont jamais subi une résection transurétrale de la prostate.
  • dont le cancer de la prostate ne s’est pas propagé au-delà des limites de l’organe, d’après les scintigraphies osseuses ou les tomodensitométries de l’abdomen et du pelvis.

Remarques

  • Les patients qui ont déjà subi une radiothérapie au pelvis ou qui ont des problèmes de hanches sont exclus. 

  • La taille de la prostate ne doit pas dépasser 50-60 grammes, car plus la prostate est grande, plus la toxicité augmente (effets secondaires). Une hormonothérapie à visée de réduction de volume de votre la prostate peut être proposée avant la réalisation de la curiethérapie.
  • L’expertise et la technologie étant dispendieuses, ce traitement n’est pas disponible dans tous les centres hospitaliers au Québec.

Facteurs justifiant ce choix

Pour de nombreux hommes atteints d’un cancer de la prostate localisé, la curiethérapie (BDD) offre un traitement efficace sans les délais associés à la radiothérapie externe et les risques et les délais de guérison associés à la chirurgie.

La curiethérapie temporaire (HDD)

aiguille curiethérapie cancer prostate

Ce type de curiethérapie peut être administré comme un complément d’irradiation (dose additionnelle de rayonnement visant seulement la prostate) s’ajoutant à la radiothérapie externe, ou à titre de traitement unique du cancer de la prostate (monothérapie à forte dose), avec ou sans hormonothérapie.

La curiethérapie à haut débit de dose (HDD) ou temporaire, souvent appelée par son acronyme anglais HDR (High Dose Rate), administre de fortes doses de radiation. Elles sont émises à partir de petites sources contenant de l’iridium radioactif, appelé « iridium 192 »

Lors d’une curiethérapie (HDD), on administre une dose élevée de radiation pendant un très court laps de temps. La matière radioactive est émise par un appareil spécial de haut débit de dose fixé à des cathéters ou à des aiguilles insérés dans la tumeur.

Son utilisation

Utilisés en complément : de plus en plus, la curiethérapie (HDD) est considérée comme un moyen d’intensification de dose chez tout patient recevant une radiothérapie externe pour le traitement du cancer de la prostate. Elle permet ainsi de réduire le nombre de traitements de radiothérapie conventionnelle. Cette approche est particulièrement utile pour les patients à risque intermédiaire et élevé de progression.

Utilisée en monothérapie : son utilisation en monothérapie pour les cancers à faible risque ou à risque intermédiaire de progression est à l’étude et ne devraient être administré que dans le cadre d’études de recherches cliniques bien structurées Elle n’est pas recommandée comme seul traitement aux patients atteints d’un cancer de la prostate à risque élevé de progression.

La curiethérapie (HDD) complémentaire est option de traitement indiquée pour tous les patients présentant une maladie localisée (catégories de risque faible, intermédiaire ou élevé). Cette forme de traitement peut -être recommandée aux patients :

  • ayant reçu un diagnostic de cancer de la prostate de stade T1b à T3b, toutes catégories de risque comprises, soit tout score de Gleason et tout niveau d’APS
  • s’ils ne sont pas touchés par des métastases apparentes lors d’une scintigraphie osseuse et/ou d’une tomodensitométrie de l’abdomen et du pelvis
  • s’ils n’ont jamais subi de radiothérapie pelvienne et ne sont visés par aucune autre contre-indication

Remarques

  • La taille de la prostate ne doit pas dépasser 50-60 grammes, car plus la prostate est grande, plus la toxicité augmente (effets secondaires). Une hormonothérapie à visée de réduction de volume de votre la prostate peut être proposée avant la réalisation de la curiethérapie.
  • Ce traitement doit être utilisé avec discernement. Comme il s’agit d’une nouvelle approche et non d’un traitement standard, il n’est pas disponible dans tous les centres hospitaliers au Québec.

Facteurs justifiant ce choix

Pour de nombreux patients dont la radiothérapie conventionnelle est le traitement indiqué, la curiethérapie (HDD) permet de réduire de près de la moitié le nombre de séances de radiothérapie.

Avantages et désavantages

Avantages de la curiethérapie

  • La récupération est rapide, donc la plupart des hommes peuvent retourner à leurs activités normales peu après le traitement.
  • Aucune hospitalisation requise : c’est une intervention d’un jour
  • La radiation ne passe pas à travers la peau ou par d’autres organes en santé pour se rendre aux cellules cancéreuses. La curiethérapie cause donc moins de dommages secondaires aux organes voisins.
  • Traitement moins exigeant que la radiothérapie traditionnelle et moins éprouvant que la prostatectomie radicale.
  • Il n’y a pas de période de convalescence ou de stress opératoire, comme avec la prostatectomie radicale.

Désavantages de la curiethérapie

  • Les effets secondaires tardifs sur les fonctions intestinales et érectiles, incluant diminution de l’éjaculat et perte de fertilité
  • Vous aurez généralement besoin d’avoir une anesthésie générale – qui peut avoir des effets secondaires.
  • Les échecs ne peuvent être traités par voie chirurgicale. On élimine donc une possibilité importante de traitement.
  • Il peut être un certain temps avant de savoir si le traitement a été un succès.
  • Vous devrez éviter de rester assis très près des femmes enceintes ou des enfants pendant plus de quelques minutes chaque jour, pour les trois premiers mois après le traitement.
  • Les effets secondaires peuvent être plus importants si la curiethérapie est dose élevée et complémentaire à une radiothérapie externe.

Les risques et complications de la curiethérapie (BDD)

Ils peuvent apparaître quelques semaines après votre traitement et disparaître progressivement dans l’année qui suit la fin du traitement. Cependant, ils n’affectent pas tous les hommes de la même façon. Tout dépendra de votre état de santé général.

Court terme

Certains effets indésirables peuvent se manifester lors du traitement ou tout de suite après.

  • Un bleu (hématome) au niveau du périnée
  • La présence de sang dans les urines (hématurie)
  • Une irritation rectale
  • Parfois, une fatigue

Parmi les effets secondaires extrêmement rares, signalons :

  • L’enflure de la partie inférieure des jambes rarement (une thrombose veineuse ou phlébite
  • Une perte importante de sang pendant l’intervention
  • Des saignements rectaux et des ulcérations sans gravité, constatés généralement dans les six mois qui suivent l’intervention. Un traitement particulier peut parfois être nécessaire. Cette situation touche 1 homme sur 1 000

Si vous ressentez une douleur, quelle que soit son intensité, parlez-en à votre équipe médicale.

Moyen terme

Certains effets indésirables peuvent se manifester dans les jours et les semaines suivant l’intervention. Ce peut être :

  • Des troubles urinaires, très fréquents, avec une intensité variable selon les patients. Ils sont liés à l’inflammation de l’urètre (urétrite)
  • Des problèmes d’érection transitoires et modérés
  • Une présence de sang dans le sperme
  • Rarement, des troubles rectaux, comme une inflammation du rectum

Long terme

Des effets tardifs peuvent apparaître des mois voire des années à la suite de ce traitement.

  • Une diminution importante de l’éjaculat
  • La perte de fertilité
  • Une dysfonction érectile

La curiethérapie n’entraîne que très rarement de l’incontinence urinaire à long terme. Ces effets dépendent beaucoup de votre état avant l’intervention. Une personne qui avait déjà de bonnes érections OU peu de problèmes urinaires est moins à risque de conséquences.

Il est important de signaler tout effet secondaire à votre médecin

Les risques et complications de la curiethérapie (HDD)

Les effets secondaires de la curiethérapie à forte dose (ou HDR) dépendent des modalités utilisées :

  • Monothérapie à forte dose – les effets secondaires sont semblables à ceux de la curiethérapie avec implantation de grains permanents. Ici, comme il n’y a pas d’insertion de grains, on ne constate aucun risque de transmission à la partenaire.
  • Complément d’irradiation qui s’ajoute à la radiothérapie externe – les effets secondaires des deux types de traitement sont alors combinés.

Court terme

L’effet secondaire à court terme dominant est l’irritation de la vessie et de l’urètre. Les autres effets sont :

  • La rétention aiguë de l’urine
  • L’irritation des intestins (peu courante)
  • La fatigue
  • La présence de sang dans les urines (hématurie)

Les effets secondaires peuvent durer des mois. Certains hommes qui reçoivent la curiethérapie temporaire en complément à leur radiothérapie externe ont des effets secondaires plus importants. Si vous aviez déjà des problèmes urinaires, d’érection ou des problèmes intestinaux avant le traitement, ceux-ci peuvent être plus importants après le traitement.

Long terme

Des effets tardifs peuvent apparaître des mois voire des années à la suite de ce traitement.

  • Le principal risque lié à ce traitement est la dysfonction érectile.
  • Faible risque d’inflammation de la vessie et du rectum.

Risque très rare d’incontinence urinaire ou d’obstruction urinaire chronique (dans les deux cas, moins de 5 %).

Il est important de signaler tout effet secondaire à votre médecin

À quoi vous attendre

Votre médecin vous a proposé un traitement de curiethérapie pour traiter votre cancer de la prostate ? Cette section décrit ce traitement et les précautions à prendre pour que tout se passe le mieux possible.

Les termes utilisés

prostate avec grain permanent curiethérapie cancer prostate

Pour vous familiariser avec le langage médical, voici une brève description des composantes du système reproducteur masculin.

Vessie : Réservoir musculaire dans lequel s’accumule l’urine.

Prostate : Glande située sous la vessie. La prostate entoure l’urètre. Elle produit des sécrétions qui contribuent à former le sperme en se mélangeant aux spermatozoïdes. Ces sécrétions rendent le milieu alcalin et favorisent la mobilité des spermatozoïdes.

Rectum : Portion terminale du gros intestin.

Sphincters : Petits muscles situés à l’entrée de la vessie et de la prostate. Le rôle du sphincter est d’empêcher l’urine de sortir de la vessie. Il assure la continence urinaire.

Vésicules séminales : Petites poches servant de réservoir aux spermatozoïdes fabriqués par les testicules.

Urètre : Conduit qui transporte l’urine de la vessie et le sperme sécrété par les glandes génitales jusqu’à l’extrémité du pénis.

Testicules : Glandes logées dans le scrotum qui servent à la formation des spermatozoïdes. Elles produisent aussi la testostérone (hormone mâle).

Modalités pour une curiethérapie (BDD)

Durée de l’intervention

L’intervention prend une ou deux heures, mais en comptant la préparation, les calculs et la récupération, il faut parfois compter jusqu’à huit heures.

Installation d’une sonde urinaire

On administre une anesthésie spinale (locale) ou, plus rarement, une anesthésie générale. Une sonde urinaire est mise en place au cours de l’intervention et retirée à la fin. Dans certains cas extrêmement rares, la sonde (ou cathéter) reste en place pendant quelque temps pour faciliter le passage des urines.

L’intervention

À l’aide de l’échographie transrectale, un spécialiste introduit avec précision les grains dans la prostate aux emplacements prévus. Un radio-oncologue expérimenté implante entre 80 et 100 grains radioactifs dans la prostate.

Repérage des grains

Les grains radioactifs implantés dans la prostate tueront graduellement les cellules cancéreuses au fil des heures et des jours. Une tomodensitométrie spéciale sera pratiquée trois à six semaines après l’intervention pour repérer l’emplacement final des grains et calculer les doses.

Votre taux d’APS

Avec la curiethérapie, on ne s’attend pas à ce que le taux d’APS tombe à 0 ng/mL puisqu’il est pratiquement impossible de détruire 100 % des cellules prostatiques. D’ordinaire, le taux d’APS descend à moins de 1 ng/mL et s’y maintient.

Modalités pour une curiethérapie (HDD)

Durée de l’intervention

L’intervention prend deux à trois heures en salle de traitement et le patient peut quitter en soirée. Dans de rares cas, le médecin peut décider de le garder plus longtemps.

Installation d’une sonde urinaire

On administre une anesthésie générale. Une sonde urinaire est mise en place au cours de l’intervention et retirée à la fin. Dans certains cas extrêmement rares, la sonde (ou cathéter) reste en place pendant quelque temps pour faciliter le passage des urines.

L’intervention

Le médecin entre des petits tubes de plastique vides (de 12 à 18 cathéters ou même plus) dans la peau, entre le scrotum et l’anus. Ces tubes sont ensuite insérés plus creux dans le corps, jusqu’à la prostate à l’aide d’une sonde. Les tubes sont branchés à un appareil de traitement. Cet appareil envoie une source radioactive (Iridium 192) par les tubes. Le traitement dure de 20 à 30 minutes.

Votre taux d’APS

Avec la curiethérapie complémentaire à la radiothérapie externe, on ne s’attend pas à ce que le taux d’APS tombe à 0 ng/mL puisqu’il est pratiquement impossible de détruire 100 % des cellules prostatiques. D’ordinaire, le taux d’APS descend à moins de 1 ng/mL et s’y maintient.

En monothérapie

En cas de monothérapie à forte dose, le traitement est donné deux fois par jour pendant deux jours. Le patient est hospitalisé pendant le traitement. Aucune radioactivité n’est émise quand les cathéters ne sont pas reliés à l’appareil et le patient peut se reposer au service d’urologie générale, entre les interventions, sans devoir être isolé. Le jour suivant, le patient reçoit son congé.

La préparation

implication avant chirurgie cancer prostate

Votre préparation contribuera à vous rétablir plus rapidement et avec moins de stress. En lisant ce qui suit, vous saurez exactement à quoi vous attendre.

Avant la curiethérapie

Votre prostate

Certains hommes dont la prostate est de grande taille peuvent recevoir une hormonothérapie pendant 3 à 6 mois afin de la rétrécir avant de commencer la radiothérapie. Ceci rend le cancer plus facile à traiter.

Soyez actif

Il est important de bouger pour rester en santé, même si vous avez le cancer de la prostate. Par conséquent, si vous pratiquez déjà une activité régulièrement, continuez à le faire. Si ce n’est pas le cas, il n’est jamais trop tard pour ajouter une activité physique, même de faible intensité, à votre quotidien.

Ainsi, une simple marche de 15 à 30 minutes peut s’avérer bénéfique.

Réduisez votre consommation d’alcool

L’alcool peut également entrer en interaction avec les médicaments. C’est pourquoi il est recommandé d’en réduire votre consommation et de ne pas boire durant les 24 heures précédant la chirurgie.

Essayez d’arrêter de fumer

Bien que cela soit stressant, il est recommandé de cesser de afin de réduire les risques de problèmes pulmonaires et d’infection. Au besoin, votre médecin peut vous prescrire des médicaments pour vous aider.

Adopter de bonnes habitudes alimentaires

Une alimentation saine et équilibrée vous aidera également à vous rétablir rapidement de vos traitements et à prévenir une récidive du cancer de la prostate. L’énergie, les protéines, les vitamines et les minéraux que vous procure votre alimentation permettent de lutter contre la fatigue et les infections.

Conseils de base pour vous

  • Prendre 3 repas par jour et des collations au besoin.
  • Consommer des aliments des quatre groupes du guide alimentaire canadien (produits laitiers faibles en gras, fruits et légumes, produits céréaliers, viandes maigres, volailles sans peau, poissons et substituts) afin d’assurer quotidiennement des apports adéquats en différents nutriments.
  • Prendre au moins un repas par jour de viande maigre, volaille sans peau ou poisson afin d’assurer quotidiennement des apports adéquats en différents nutriments.
  • Accorder une place importante aux légumes et aux fruits qui sont une excellente source de vitamines et de minéraux.
  • Boire suffisamment d’eau (au moins 1500 ml par jour ou 6 à 8 verres d’eau).

Vos médicaments

Vérifiez avec votre médecin la conduite à tenir avant d’arrêter de prendre vos médicaments.

Les produits naturels

Au besoin, discutez-en d’abord avec votre médecin.

Organisez votre transport

Vous devriez quitter l’hôpital le jour même si tout se déroule sans complication. Vous ne serez pas en mesure de conduire pour rentrer à la maison. Il est donc préférable de faire en sorte que quelqu’un vous accompagne à votre sortie.

Avant le début du traitement

Peu de temps avant de commencer votre traitement, vous rencontrerez votre équipe médicale dans le but de vous préparer pour votre traitement puis de commencer celui-ci.

Quelques semaines avant le traitement

Vous pourriez recevoir un appel pour avoir un rendez-vous dans une clinique de préadmission. Vous passerez alors divers examens pour compléter votre bilan de santé.

Une semaine avant le traitement de curiethérapie à haute dose, commencez à prendre le médicament que votre médecin vous a prescrit pour vous aider à uriner.

La veille du traitement

Vous ne devez ni boire ni manger à partir de minuit. Si vous devez prendre un médicament, vous pouvez prendre un peu d’eau.

Pour la curiethérapie à haute dose, vous devez vous faire un lavement du rectum, comme on vous l’a expliqué.

Le jour du traitement

lnformez le médecin de tous les médicaments  que vous prenez habituellement. Apportez-les dans leur contenant d’origine. Un antibiotique vous sera donné par perfusion avant la procédure.

Apportez à l’hôpital un caleçon pas trop serre, dans lequel vous êtes bien, et une protection absorbante. Vous serez plus confortable lorsque vous retournerez à la maison.

Le déroulement

Durant la curiethérapie (BDD)

appareil de curiethérapie cancer prostate

Votre équipe médicale vous précisera le déroulement exact du traitement qui est prévu pour vous. N’hésitez pas à leur poser toutes vos questions.

  • Un antibiotique vous sera donné par perfusion avant la procédure.
  • L’intervention dure de 1 heure à 1 heure 30 minutes.
  • Elle se fait la plupart du temps sous anesthésie locale. Le bas de votre corps est « gelé », mais vous n’êtes pas endormi. II arrive toutefois que certains patients doivent être endormis. Une fois que vous êtes anesthésié, une sonde urinaire est mise en place.
  • Pour bien voir la prostate et bien installer les grains radioactifs, on utilise une sonde d’échographie. C’est un petit tube inséré par le rectum qui donne des images claires de la prostate, de l’urètre et le rectum et d’acquérir les images dans l’ordinateur. L’objectif est d’optimiser l’irradiation, de façon à traiter au mieux la tumeur tout en épargnant les organes sains voisins.
  • L’échographie permet de guider l’implantation des aiguilles destinées à introduire les sources radioactives. Ces aiguilles, qui contiennent les grains, permettent de les insérer dans la prostate. Les aiguilles sont introduites par le périnée (la région entre les testicules et l’anus). Les grains (entre 40 et 60) sont placés avec une très grande précision.
  • On ne fait aucune coupure. Quand on retire les aiguilles, la peau se referme immédiatement, comme pour une prise de sang.
  • À la fin de l’implantation, vous êtes amené en salle de réveil.
  • D’habitude, la sonde urinaire est enlevée avant votre départ de l’hôpital. Sinon, c’est fait normalement le lendemain dans un CLSC. Normalement, vous quittez l’hôpital au cours de la soirée.

Durant la curiethérapie (HDD)

prostate avec curiethérapie haut débit cancer prostate

Votre équipe médicale vous précisera le déroulement exact du traitement qui est prévu pour vous. N’hésitez pas à leur poser toutes vos questions.

  • L’intervention dure environ 2 heures.
  • L’intervention est pratiquée par un radio-oncologue expérimenté, conjointement avec un urologue.
  • Ce traitement se fait alors que vous êtes « endormi » (anesthésie générale). Ainsi, vous ne ressentez pas de douleur durant le traitement et vous ne bougez pas, ce qui est très important. Un calmant peut vous être offert avant l’anesthésie.
  • On vous installe une sonde urinaire. C’est un tube qui entre par le pénis et qui vous permet d’uriner.
  • Le médecin entre des petits tubes de plastique vides (de 12 à 18 cathéters ou même plus) dans la peau, entre le scrotum et l’anus. Ces tubes sont ensuite insérés plus creux dans le corps, jusqu’à la prostate à l’aide d’une sonde. À cette étape, aucune source radioactive n’est ajoutée. L’intervention dure environ 45 minutes.
  • L’équipe médicale vérifie que ces tubes sont bien places, à l’aide d’une sonde et procède à une simulation par ordinateur pour assurer le traitement complet de la prostate et de tous les tissus visés. Une telle simulation a pour principal avantage l’optimisation des doses. Cette méthode vise l’administration d’un traitement homogène sur la prostate et une réduction des effets sur les structures normales (comme l’urètre, le rectum et la vessie).
  • Les tubes sont branchés à un appareil de traitement. Cet appareil envoie une source radioactive (Iridium 192) par les tubes. Le traitement dure de 20 à 30 minutes.
  • Ensuite, les tubes sont enlevés., puis, on vous conduit à la salle de réveil.
  • D’habitude, la sonde urinaire est enlevée avant votre départ de l’hôpital. Sinon, c’est fait normalement le lendemain dans un CLSC. Normalement, vous quittez l’hôpital au cours de la soirée.

Votre retour à la maison et consignes à suivre sont similaires à ceux décrits pour un traitement de radiothérapie externe.

Le retour à la maison

La convalescence

convalescence curietherapie cancer prostate

La curiethérapie à haut débit : votre retour à la maison et consignes à suivre sont similaires à ceux décrits pour un traitement de radiothérapie externe.

La curiethérapie à bas débit ne demande qu’une courte période de convalescence.

Vous pouvez reprendre vos activités normales et recommencer certains sports dans les premiers jours suivant l’intervention.

Cependant, de retour à la maison, ne faites pas d’effort violent. Évitez les gros efforts physiques pendant au moins 4 semaines.

  • Pas de bicyclette
  • Pas d’entrainement au gymnase
  • Pas de déménagement

Pourrais-je avoir des inconforts après le traitement ?

Vous pourriez ressentir l’un ou l’autre des effets secondaires suivants :

  • Un bleu (ecchymose) peut apparaitre sur les testicules ou le pénis, tout de suite après le traitement ou quelques jours plus tard. C’est normal et généralement peu douloureux. Pour la soulager, appliquez de la glace sur la région affectée et prenez des analgésiques.
  • II pourrait y avoir du sang dans votre urine (quelques heures ou quelques jours) ou dans votre sperme (jusqu’à six semaines). C’est normal. Si vous voyez de petits caillots (grumeaux) de sang dans votre urine, buvez beaucoup d’eau. Cela devrait passer.
  • Pendant le mois suivant le traitement, vous pourriez avoir besoin d’uriner plus souvent. Vous pourriez aussi avoir une légère sensation de brulure en urinant. Si c’est votre cas, parlez-en a votre médecin. Des médicaments peuvent aider.
  • Aller à la selle peut faire un peu mal si votre anus est irrité. Certaines personnes ont aussi la diarrhée. Ces effets (plus rares) disparaissent environ 5 semaines après le traitement. lls peuvent toutefois revenir de temps en temps.

Les probabilités de dysfonction érectile

Les probabilités sont proportionnelles aux capacités sexuelles avant l’intervention.

  • Ce problème peut se manifester dans les cinq années qui suivent l’intervention chez 20 à 50 % des patients. Comme pour la radiothérapie externe, elle se manifeste progressivement et n’affecte pas la jouissance.
  • Il existe des traitements efficaces pour la dysfonction érectile. Pour en savoir davantage, consultez la section sur les effets secondaires.

Important

Si vous n’arrivez pas à uriner, appelez votre intervenant clinique au Service de radio-oncologie.  En dehors des heures d’ouverture, appelez le 9-1-1 pour obtenir une aide médicale d’urgence ou rendez-vous à l’urgence de l’hôpital.

Quand vais-je revoir mon médecin

Vous rencontrerez votre médecin 1 mois après votre traitement. II vous fera passer une radiographie et un scan de votre prostate. Cela permet de s’assurer que les sources radioactives sont restées bien à leur place et de contrôler la dose reçue. Par la suite, vous verrez votre médecin, en alternance avec votre urologue, tous les 4 mois, puis tous les 6 mois, pendant au moins 5 ans. Votre médecin vous indiquera les suivis et la marche à suivre suite une curiethérapie temporaire (HDD).

Si je ne peux pas me présenter à mon rendez-vous

Appelez le plus tôt possible au Service de radio-oncologie de l’hôpital

Pour obtenir de l’aide ou poser des questions

Si vous avez des questions ou des inquiétudes :

  • Le jour, en semaine, appelez au Service de radio-oncologie et demandez à parler à votre intervenant clinique
  • Le soir ou la fin de semaine, appelez directement à l’hôpital et demandez à parler au radio-oncologue de garde

Mesures de sécurité et activités sexuelles

Étant donné que vous êtes porteur de sources radioactives, vous devez prendre certaines précautions.

Pendant les trois premiers mois qui suivent l’intervention

  • Les femmes enceintes doivent demeurer à une distance d’environ deux mètres (six pieds) du patient
  • Un enfant de moins de douze ans ne doit pas rester assis longtemps sur les genoux du patient.

II n’y a toutefois aucune contre-indication à dormir dans le même lit que votre conjoint(e).

Transmission

Les grains radioactifs ne rendent pas radioactifs les liquides corporels, tels l’urine ou le sperme. Il n’y a donc aucun risque de transmission des rayonnements à un ou une partenaire.

  • Les hommes qui s’adonnent à des activités sexuelles immédiatement après l’intervention ont parfois des sensations de brûlure et une douleur lors de l’éjaculation.
  • En outre, ils peuvent remarquer du sang dans leur sperme. Cela ne présente aucun danger pour l’homme ni pour son ou sa partenaire et ce symptôme disparaîtra avec le temps.

Déplacement

Les risques de déplacement des grains radioactifs sont minimes. L’éjection d’un grain lors du rapport sexuel est extrêmement rare.

  • Toutefois, selon les experts, si un grain est éjaculé dans l’organisme du partenaire, celui-ci ne court aucun danger.
  • Pour assurer une protection optimale de votre partenaire, certains médecins recommandent l’utilisation d’un condom (préservatif) pendant la première demi-vie des implants (trois semaines pour le Pd-103 et deux mois pour le I-125).

Après un certain temps, les grains deviennent inactifs et restent en permanence dans l’organisme, sans causer de dommages. Votre médecin vous donnera plus de détails après votre intervention.

Le suivi médical

Son importance

Taux de réussite

Comme pour la prostatectomie radicale, il est impossible d’établir un taux de réussite général avec la curiethérapie.

  • Cela varie en fonction de chaque cas parce qu’il faut tenir compte du grade diagnostiqué de la tumeur, de son stade de dissémination et du taux d’APS avant le traitement.
  • Moins ces données sont élevées, meilleures sont les chances que le patient soit définitivement tiré d’affaire.

Test de l’APS

suivi médical de l'effet de l'hormonothérapie pour un cancer prostate

Le toucher rectal et le dosage de l’antigène prostatique spécifique (APS), effectués régulièrement – tous les trois à six mois – permettent au médecin de surveiller l’état de son patient.

  • Le taux d’APS devrait commencer à diminuer dans les mois qui suivent le début du traitement.
  • Il arrive que ce taux continue de baisser un an après le traitement. Plus le taux chute, meilleures sont les chances que le cancer soit maîtrisé.

Taux de l’APS

Avec la curiethérapie, on ne s’attend pas à ce que le taux d’APS tombe à 0 ng/mL puisqu’il est pratiquement impossible de détruire 100 % des cellules prostatiques. D’ordinaire, le taux d’APS descend à moins de 1 ng/mL et s’y maintient.

Récidive

À chaque consultation, une prise de sang permet au médecin de surveiller le taux d’APS.

  • Si le taux d’APS se met à monter, le médecin surveillera combien de temps il lui faut pour doubler. Plus cette période est courte, plus les risques d’une récidive sont élevés et plus cette récidive sera agressive. Le cas échéant, la chimiothérapie et/ou l’hormonothérapie pourront être prescrites.
  • Par contre, comme la curiethérapie est pratiquée sur des hommes souffrant d’un cancer qui ne semble pas agressif, on estime que le risque de récidive est plutôt faible.
  • Les résultats à long terme de la curiethérapie sont moins bien connus que ceux de la radiothérapie externe et de la prostatectomie radicale, car s’agit d’une technique plus récente.

Rémission

Vous serez suivi pendant au moins cinq ans après votre traitement de curiethérapie. Après cinq années sans récidive, si tout va bien, on passe à un suivi annuel. Les risques que le cancer revienne sont alors faibles.

Les effets secondaires

effets secondaires curietherapie cancer prostate

Les effets indésirables d’une curiethérapie dépendent notamment des éléments suivants :

  • le type d’implants (temporaires ou permanents)
  • le volume de la région traitée
  • la dose d’irradiation ayant pu atteindre les organes voisins, habituellement très faible
  • la dose totale reçue

Certains effets indésirables se manifestent immédiatement après l’intervention ou bien quelques semaines plus tard. En général, ils sont temporaires. D’autres apparaissent bien après l’intervention et peuvent durer longtemps.

Les problèmes les plus courants associés à la radiothérapie sont les problèmes sur les fonctions urinaires, gastro-intestinales et érectiles.

Fonction intestinale et urinaire

Il arrive parfois que les fonctions intestinale et urinaire prennent plus de temps à revenir à la normale à la fin du traitement.

  • Certains médicaments (comme la cortisone, qui permet de réduire l’inflammation du rectum) et les relaxants musculaires peuvent parfois soulager.
  • Demander un rendez-vous avec une nutritionniste ou une diététicienne pour vos problèmes intestinaux.
  • Discutez de vos problèmes urinaires avec votre médecin. Souvent, ils peuvent être facilement corrigés avec un médicament.

Vos éjaculations et la perte de fertilité

La curiethérapie dessèche votre prostate. Vous pouvez donc vous attendre à une diminution importante du liquide éjaculé. Ce liquide, que vous ne produirez plus, protège la santé de vos spermatozoïdes. C’est pourquoi vous deviendrez généralement infertile.

Si vous désirez des enfants, il faudra faire appel à une banque de sperme. Discutez-en avec votre médecin, votre conjointe ou votre conjoint. C’est une décision qui ne se prend pas seul ou à la légère, mais bien avec celle ou celui qui partage votre vie, surtout lorsqu’on est jeune et en âge de procréer.

Dysfonction érectile (DE)

Chez environ 20 à 50 % des hommes, les rayons ionisants causent un dysfonctionnement érectile permanent. Cependant, contrairement aux autres effets secondaires, le trouble de l’érection apparaît progressivement plusieurs mois (parfois même jusqu’à deux ans) après le traitement.

  • Comme la mort des cellules est progressive, vous conserverez votre capacité d’érection au début, mais celle-ci diminuera avec le temps
  • Votre capacité érectile dépend de votre fonction sexuelle avant votre traitement, votre l’âge, votre état de santé général et la préservation de vos nerfs érectiles pendant la radiothérapie.

Pour en savoir davantage sur la dysfonction érectile, consultez notre section sur les effets secondaires.

Les traitements de la DE

Lorsque vous commencerez à éprouver des troubles de l’érection, votre médecin vous prescrira un médicament vous permettant de retrouver votre capacité érectile et de retrouver une vie sexuelle satisfaisante.

Les traitements inclus les médicaments oraux tels que Cialis, Levitra et Viagra, la pastille MUSE, l’injection pénienne, la pompe à vide ou l’implant pénien par voie de chirurgie.

Votre libido et vos orgasmes

Votre libido et les orgasmes demeurent. Soulignons que l’orgasme (sensation de jouissance) n’est pas affecté, car il est contrôlé par d’autres nerfs, situés loin de votre prostate. Votre libido aussi sera préservée, à moins que vous n’ayez suivi une hormonothérapie.

Suggestions et conseils

pour vous et cancer prostate

Donnez-vous du temps

  • Il y a beaucoup d’information à retenir et n’essayez pas de le faire en une seule journée
  • Vous allez sûrement avoir des questions. Écrivez-les pour les avoir en main lors de votre prochain rendez-vous.
  • Votre corps a besoin de temps pour récupérer après le traitement

Prendre de saines habitudes de vie vous permettra de vous sentir mieux

  • Mangez santé
  • Dormez beaucoup
  • Faites des activités que vous aimez et qui vous relaxeront
  • Socialisez

Acceptez l’aide des autres, ils veulent votre bien

  • Aide pratique
  • Support émotionnel
  • Déléguez des tâches si vous en avez trop, n’en soyez pas gêné

Donnez aussi de votre temps et de l’attention aux autres

  • Vos proches ont aussi besoin de réconfort
  • Gardez une bonne communication
  • Résolvez les problèmes lorsqu’ils surviennent

Questions à mon médecin

Voici une liste de questions que vous pouvez poser à votre médecin et votre équipe de professionnels de la santé au sujet de la curiethérapie.

Suite…

  • Quel type de curiethérapie administre-t-on pour ce cancer ?
  • Quand la curiethérapie débutera-t-elle ? Y a-t-il une liste d’attente ?
  • À quel endroit la curiethérapie sera-t-elle administrée ?
  • Est-il nécessaire d’être hospitalisé pour une curiethérapie ? Si oui, pendant combien de temps ?
  • Est-ce possible d’être accompagné d’un aidant (conjoint, parent ou ami par exemple) lors de la curiethérapie ?
  • Quelles sont les chances que le traitement soit efficace ? Quand le saurons-nous ?
  • Une préparation est-elle nécessaire avant la curiethérapie ?
  • Quels tests fait-on durant la curiethérapie ?
  • Est-ce que d’autres traitements seront administrés en même temps ?
  • Est-ce que les vitamines ou les médicaments vendus sans ordonnance (Tylenol par exemple) peuvent nuire à la curiethérapie ?
  • Quels sont les effets secondaires possibles de la curiethérapie ? Quand pourraient-ils apparaître ? En général, combien de temps durent-ils ?
  • Quels effets secondaires dois-je signaler immédiatement ? Qui dois-je appeler ?
  • Que peut-on faire pour soulager les effets secondaires ?
  • Un régime alimentaire spécial sera-t-il nécessaire ?
  • Y a-t-il des choses particulières à faire ou à ne pas faire pendant et après la curiethérapie ?
  • La curiethérapie affectera-t-elle mes activités habituelles ? Si c’est le cas, pendant combien de temps ?
  • D’autres traitements seront-ils nécessaires après la curiethérapie ? Si oui, de quel type s’agit-il ?
  • À quelle fréquence les visites de suivi sont-elles prévues ? Qui est responsable du suivi après la curiethérapie ?
  • Y a-t-il des consignes particulières pour les voyages ? Dans les aéroports ?

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