Options par stade

Discussion entre un urologue et un homme sur les traitements du cancer de la prostate
 

Stade I

Le cancer de la prostate localisé

stade 1 cancer prostate
Une tumeur est localisée uniquement dans la prostate. Les types de traitements administrés reposent sur vos besoins uniquement.

Surveillance active

Chirurgie

  • Prostatectomie radicale

Radiothérapie

  • Externe
  • Curiethérapie permanente (radiothérapie interne à basse dose)

Attente sous surveillance

 

Stade 2

Le cancer de la prostate localisé

stade 2 cancer prostate
La tumeur est de taille plus importante que celle observée au stade 1, mais elle est encore localisée uniquement dans la prostate. Les types de traitements administrés reposent sur vos besoins uniquement.

Chirurgie

  • Prostatectomie radicale
  • Curage ganglionnaire pelvien

Radiothérapie

  • Externe adjudante (après une chirurgie)
  • Externe en association (ou non) avec l’hormonothérapie
  • Externe en association avec une curiethérapie temporaire (à forte dose)
  • Curiethérapie permanente (basse dose)

Hormonothérapie

  • Seule dans les cas où le cancer est à risque intermédiaire ou élevé et qu’il ne peut pas être traité au moyen de la radiothérapie ou de la chirurgie.
  • Avant pendant ou après la radiothérapie (1 à 3 ans)

Surveillance active

Attente sous surveillance

Essais cliniques

 

Stade 3

Le cancer de la prostate localement avancé

stade 3 cancer prostate
La tumeur s’est propagée hors de la prostate, mais elle n’a pas atteint les organes ou les nœuds lymphatiques avoisinants. Les types de traitements administrés reposent sur vos besoins uniquement.

Radiothérapie

  • Externe en association (ou non) avec l’hormonothérapie
  • Externe adjudante (après une chirurgie)
  • Externe en association avec la curiethérapie à haute dose

Hormonothérapie

  • Seule comme traitement principal chez les hommes qui ne peuvent pas avoir de radiothérapie ou de chirurgie
  • Avant pendant ou après la radiothérapie (1 à 3 ans)
  • En association avec la chirurgie, suivie de la radiothérapie

Chirurgie

  • Prostatectomie radicale en association avec la radiothérapie
  • Résection transurétrale de la prostate (RTUP)
    • Pour soulager les symptômes urinaires engendrés par la tumeur
    • Parfois administrée avant une radiothérapie ou une hormonothérapie

    Attente sous surveillance

    Essais cliniques

 

Stade 4

Le cancer de la prostate avancé

stade 4 cancer prostate
La tumeur a envahi les organes avoisinants, des nœuds lymphatiques ou des parties plus éloignées dans le corps. Les types de traitements administrés reposent sur vos besoins uniquement.

Hormonothérapie – Médicale ou Chirurgicale

  • Seule comme traitement principal si le cancer est trop avancé ou chez les hommes qui ne peuvent pas avoir de radiothérapie ou de chirurgie
  • Avant pendant ou après la radiothérapie
  • En association avec la chimiothérapie (à l’étude)
  • Ablation chirurgicale des testicules (orchidectomie)

Chimiothérapie

  • Lorsque le patient ne répond plus à l’hormonothérapie
  • En association avec l’hormonothérapie (à l’étude)

Radiothérapie

  • Externe en association (ou non) avec l’hormonothérapie
  • Pour soulager la douleur dans les régions osseuses (métastases osseuses)

Chirurgie

  • Prostatectomie radicale en association avec la radiothérapie
  • Résection transurétrale de la prostate (RTUP)
    • Pour soulager les symptômes urinaires engendrés par la tumeur
    • Parfois administrée avant une radiothérapie ou une hormonothérapie

Thérapie biologique

  • Aide à prévenir les fractures osseuses
  • Aide à prévenir la propagation du cancer aux os

Bisphosphonates

  • Pour soulager la douleur osseuse
  • Aide à prévenir les fractures osseuses d’un cancer hormono-résistant

Attente sous surveillance

Essais cliniques

 

Récidivant ou résistant

Avec ou sans métastases

metastase cancer prostate
Une récurrence correspond à un cancer qui revient après une prostatectomie radicale ou une radiothérapie – que ces traitements aient été ou non associés à une hormonothérapie. Cette récidive est considérée comme un cancer avancé. Les types de traitements administrés reposent sur vos besoins uniquement.

Hormonothérapie – Médicale ou Chirurgicale

  • Seule comme traitement principal si le cancer est trop avancé ou chez les hommes qui ne peuvent pas avoir de radiothérapie ou de chirurgie
  • Avant pendant ou après la radiothérapie
  • En association avec la chimiothérapie (à l’étude)
  • Ablation chirurgicale des testicules (orchidectomie)

Chimiothérapie

  • Lorsque le patient ne répond plus à l’hormonothérapie
  • En association avec l’hormonothérapie (à l’étude)

Radiothérapie

  • Externe en association (ou non) avec l’hormonothérapie
  • Pour soulager la douleur dans les régions osseuses (métastases osseuses)

Chirurgie

  • Prostatectomie radicale en association avec la radiothérapie
  • Résection transurétrale de la prostate (RTUP)
  • Pour soulager les symptômes urinaires engendrés par la tumeur
  • Parfois administrée avant une radiothérapie ou une hormonothérapie

Thérapie biologique

  • Aide à prévenir les fractures osseuses
  • Aide à prévenir la propagation du cancer aux os

Bisphosphonates

  • Pour soulager la douleur osseuse
  • Aide à prévenir les fractures osseuses d’un cancer hormono-résistant

Attente sous surveillance

Essais cliniques

 

Histoires de cas

discussion traitement cancer prostate
 

Jean-François, 63 ans

Profession : comptable à la retraite

Jean-François est en bonne santé. Les loisirs, le sport, le bénévolat et ses petits-enfants occupent toutes ses journées. Adepte d’une bonne nutrition, il surveille ce qu’il mange. Lors d’un examen de routine, son médecin détecte au toucher rectal une bosse qui déborde de la prostate. Son taux d’APS, à 23,0 ng/mL, est cinq fois plus élevé que la normale. Il subit une échographie transrectale. Celle-ci révèle une anomalie suspecte qui semble déborder de la capsule prostatique (enveloppe de la prostate). Plusieurs biopsies sont faites dans cette zone. Le pathologiste détermine que sa prostate est atteinte d’un cancer de grade 4 + 5 (score de 9). Jean-François est soumis à un examen de tomodensitométrie, qui révèle que le cancer s’est étendu aux ganglions lymphatiques de son pelvis (à proximité de la prostate). Une biopsie confirme la présence de cancer dans les ganglions lymphatiques. Quant à la scintigraphie osseuse, elle est normale. Que lui arrive-t-il ? Jean-François est atteint d’un cancer de la prostate plutôt avancé, qui s’est étendu aux ganglions pelviens (N1), mais pas encore aux os (M0). Son médecin discute avec lui des traitements possibles. Les chances de guérison sont minces, mais si Jean-François réagit bien au traitement, il pourrait encore vivre longtemps avec une bonne qualité de vie.
 

Charles, 50 ans

Profession : homme d’affaires

Charles est un homme d’affaires actif et en pleine forme. Il travaille 40 heures par semaine, joue au golf et fait du jogging. Lors de son dernier bilan de santé annuel, son médecin a fait un toucher rectal, normal a priori. Le résultat de son analyse de l’APS est cependant élevé, atteignant 5,0 ng/mL. On lui fait une échographie transrectale de la prostate – qui ne détecte pas d’anomalies – et une biopsie par échantillonnage. Le pathologiste détermine alors que sa prostate contient des cellules cancéreuses de score 6 (grade 3 + 3 sur l’échelle de Gleason). Les examens supplémentaires s’avèrent négatifs. Qu’est-ce que cela signifie ? Même si le toucher rectal et l’échographie transrectale n’ont rien décelé, Charles a bel et bien un cancer qui n’est cependant pas très avancé. Il subit une prostatectomie radicale et l’analyse pathologique des tissus permet de déterminer que le cancer est resté localisé dans la prostate (T2) et n’a pas encore atteint les ganglions pelviens (N0) ni les os (M0). Charles a donc de bonnes chances de guérir et n’aura probablement pas besoin d’un autre traitement.
 

Louis, 64 ans

Profession : contremaître dans une usine de pâte à papier

Son cancer de la prostate est associé à un score de 6 (3 + 3 sur l’échelle de Gleason) ; son APS est de 8 ng/mL. Selon la table d’Albertsen, il a 68 % de risque de mourir dans les 15 ans, avec une probabilité de 23 % de mourir de son cancer. Ce qui signifie qu’il y a environ 45 % de chances qu’il décède d’autre chose dans la même période. C’est donc dire que Louis est presque deux fois plus susceptible de mourir d’autre chose que de son cancer au cours des 15 prochaines années. Le médecin lui propose la surveillance active au lieu d’opter tout de suite pour un traitement et de l’exposer à de possibles effets secondaires. Mais cette solution ne convient pas à Louis, qui imagine mal de vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il insiste pour être traité. Son médecin lui propose donc la chirurgie ou la radiothérapie, en lui expliquant leurs avantages et leurs inconvénients respectifs. Il calcule aussi les risques de récidive selon les nomogrammes de Kattan.
 

Laurent, 67 ans

Profession : représentant

Laurent prendra sa retraite dans un an et il a déjà tout planifié : il va s’acheter un voilier et partir à la conquête des mers du Sud avec son épouse. Mais son médecin lui annonce qu’il est atteint d’un cancer de la prostate localisé, qui ne semble cependant pas trop agressif. Son cancer est de score 6 (grades 3 + 3) sur l’échelle de Gleason et au stade T1, et le taux d’APS est de 5. Le médecin lui propose les trois traitements possibles (la surveillance active, la prostatectomie radicale et la radiothérapie) en lui expliquant les avantages et inconvénients de chacun. Laurent hésite, il réfléchit et finit par choisir la surveillance active. Comme son cancer est susceptible d’évoluer lentement, il préfère attendre et profiter de ce voyage longtemps planifié. Il reviendra voir son médecin à son retour.
 

William, 71 ans

Profession : comptable à la retraite

À 71 ans, William est toujours aussi alerte et en bonne forme (aucun problème médical connu). Il est atteint d’un cancer de la prostate localisé de score 7 (grades 3 + 4 sur l’échelle de Gleason) et de stade T2, et son taux d’APS est de 10. Le médecin l’interroge sur ses antécédents familiaux et, lorsqu’il apprend que les parents de William sont décédés à 98 et 99 ans, il estime que son patient a sûrement, lui aussi, de belles années devant lui. Il lui propose donc les trois options de traitement (la surveillance active, la prostatectomie radicale et la radiothérapie) en lui expliquant les avantages et les inconvénients de chacune. William opte pour la prostatectomie radicale afin de maximiser ses chances de guérison à long terme.
 

Jean-Michel, 67 ans

Profession : professeur de mathématiques à la retraite

Jean-Michel a 67 ans et il est divorcé. Le médecin lui apprend qu’il souffre d’un cancer de score 7 (grades 3 + 4 sur l’échelle de Gleason), de stade T2 et qu’il a un APS de 8 ng/mL. Selon les tables de Partin, il y a 46 % de risque que le cancer ait débordé de la prostate, mais seulement 9 % de risque qu’il ait atteint les vésicules séminales et 2 % qu’il affecte les ganglions pelviens. Cependant, comme le risque de débordement de la prostate est plutôt élevé, Jean-Michel apprend que, en plus de la chirurgie, il aura peut-être besoin d’autres traitements. Le médecin lui dit aussi qu’il n’enlèvera pas les ganglions, car le risque qu’ils soient affectés est faible. Enfin, les nomogrammes de Kattan lui apprennent que son risque de récidive est de 15 % après cinq ans. Ce qui signifie que Jean-Michel a 85 % de chances de guérir sans avoir besoin d’autre chose que de la chirurgie.
 

Yvon, 73 ans

Profession : journaliste retraité

Yvon a déjà subi un pontage coronarien. Son cancer de la prostate semble assez agressif : score 8 (grades 4 + 4 sur l’échelle de Gleason), stade T2 et taux d’APS de 20. Il désire un traitement qui permettra de maîtriser sa maladie et d’espérer une guérison. Étant donné son âge et ses antécédents cardiaques, on décide de ne pas recourir à la chirurgie, mais plutôt à la radiothérapie. En outre, l’ajout d’hormones pendant deux ou trois ans permettra une meilleure maîtrise à long terme de ce cancer agressif et augmentera les chances de survie.
 

Michel, 56 ans

Profession : postier

Michel est en excellente forme. Il souffre néanmoins d’un cancer de la prostate localisé plutôt agressif : score 7 (grades 3 + 4 sur l’échelle de Gleason), stade T1 et taux d’APS de 9. Son médecin lui suggère la prostatectomie radicale et lui dit qu’il aura peut-être aussi besoin de traitements de radiothérapie, selon ce qu’on découvrira lors de l’opération. Michel n’hésite pas : il est sur le point d’être grand-père pour la première fois et il veut voir grandir ses petits-enfants. Il est conscient des effets secondaires et des complications du traitement, mais il estime que c’est un prix bien peu élevé pour pouvoir profiter encore longtemps de sa vie de famille.
 

Réal, 55 ans

Profession : électricien

Réal est marié et il travaille comme électricien pour une grande entreprise. Il est atteint d’un cancer de score 8 (grades 4 + 4 sur l’échelle de Gleason), de stade T3 et son taux d’APS est de 15 ng/mL. Les tables de Partin indiquent au médecin qu’il y a seulement 6 % de chances que le cancer soit encore limité à la prostate et qu’il y a 26 % de risque que les ganglions pelviens soient atteints. Réal envisage la radiothérapie. Avant d’aller plus loin, cependant, le médecin décide de procéder à une lymphadénectomie pelvienne afin d’analyser les ganglions, car la probabilité qu’ils soient touchés est assez élevée. Le pathologiste découvre effectivement des métastases. Quant aux nomogrammes de Kattan, ils indiquent qu’il y a 85 % de risque que le cancer réapparaisse dans les cinq ans. Du fait de la présence de métastases dans les ganglions, la radiothérapie ou la chirurgie seules ne seront probablement pas suffisantes pour guérir le cancer. Réal et son médecin décident d’entreprendre une radiothérapie en plus d’une hormonothérapie pour chercher à maîtriser la maladie dans tout l’organisme. En commençant précocement l’hormonothérapie, avant l’apparition de métastases osseuses, les chances de Réal de survivre à la maladie sont nettement améliorées.
 

Robert, 67 ans

Profession : conducteur bénévole

Robert a reçu un diagnostic de cancer de la prostate il y a trois ans. À l’époque, le cancer s’était étendu aux os. Il a été traité par un analogue de la LH-RH (hormonothérapie) dès que le diagnostic a été posé et tout s’est bien passé jusqu’à il y a quelques mois. Son taux d’APS s’élevait à 150 au moment du diagnostic et il est descendu à 1. Il y a six mois, son taux d’APS a recommencé à monter et il a ressenti une intense douleur dans la hanche et le bas de la colonne vertébrale. On l’a soumis à la radiothérapie et on lui a administré de l’acide zolédronique, ce qui a grandement soulagé sa douleur à la hanche. Il a ensuite entrepris une chimiothérapie par le docétaxel (Taxotere) toutes les trois semaines à la clinique de consultation externe du service d’oncologie. Son taux d’APS est redescendu de 50 à 2,5. Il se sent beaucoup mieux et sa douleur a complètement disparu. Bien qu’il ait perdu ses cheveux, il a très bien toléré la chimiothérapie. Cela fait maintenant trois mois que sa chimiothérapie est terminée ; il se plaint d’un début de réapparition de la douleur dans le bas de la colonne vertébrale et son taux d’APS est remonté à 30. À part ça, il se sent très bien. Le médecin lui a parlé des différentes options qui s’offrent à lui, et comme il se sent en forme et que son expérience précédente de la chimiothérapie s’est bien passée, il accepte d’entreprendre un traitement par le cabazitaxel toutes les trois semaines. Il reste optimiste et continue à bien s’alimenter autant que possible et à rester actif. Il est bien conscient qu’il ne guérira pas, mais il est encouragé par les résultats positifs dont on parle au sujet du cabazitaxel, de l’abiratérone, de l’enzalutamide et du radium-223. Ces produits pourront être utiles quand il aura besoin de plus de médicaments. Il sait aussi qu’il peut avoir accès à de nouveaux traitements en prenant part aux études cliniques en cours. Avec tous les médicaments qui sont à sa disposition, il a bien l’intention de célébrer l’anniversaire de son petit-fils dans six mois.
 

Médicaments utilisés

Les traitements peuvent avoir pour but de guérir le cancer ou encore d’enrayer ou d’atténuer les symptômes. Vous pouvez recevoir un seul traitement ou une combinaison de traitements selon vos préférences ou valeurs personnelles et selon le stade et le grade du cancer dont vous êtes atteint (autrement dit, selon le degré et le rythme de propagation du cancer). La présente page vous renseigne sur les médicaments approuvés par Santé Canada pour traiter le cancer de la prostate.  Nous mettrons à jour l’information le plus rapidement possible lorsque de nouveaux médicaments contre le cancer de la prostate auront été approuvés au Canada.

Approuvés par Santé Canada

Médicaments utilisés en chimiothérapie et radiothérapie

  • Cabazitaxel (Jevtana®)
  • Docétaxel (Taxotere®)
  • Mitoxantrone (Teva®)
  • Prednisone ou prednisolone
  • Dichlorure de radium 223 (Xofigo®)

Médicaments utilisés en hormonothérapie

  • Acétate d’abiratérone (Zytiga®)
  • Acétate de buséréline (Suprefact®)
  • Acétate de cyprotérone (Androcur®)
  • Acétate de dégarélix (Firmagon®)
  • Acétate de goséréline (Zoladex®)
  • Acétate d’histréline (Vantas®)
  • Acétate de leuprolide (Leupron®, Eligard®)
  • Bicalutamide (Casodex®)
  • Enzalutamide (Xtandi®)
  • Flutamide (Euflex®)
  • Pamoate de triptoréline (Trelstar®)

Médicaments utilisés pour traiter les métastases osseuses 

  • Acide zolédronique (Zometa®)
  • Alendronate (Fosamax®)
  • Denosumab (Xgeva®)
  • Pamidronate (Aredia®)
bandeau ligne 1 855 pour cancer prostate
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