Hommes de courage

cancer de la prostate PROCURE

Voici des témoignages écrits par des hommes affectés par le cancer de la prostate. Vous pouvez nous envoyer votre témoignage en nous écrivant à info@procure.ca


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MON CHEMINEMENT VERS LA CURIETHÉRAPIE

 Avant

Depuis l’âge de 52 ans, je passe un examen médical complet tous les ans. En janvier 2013, mon médecin me faisait remarquer que mon taux de l’APS avait commencé à monter (j’étais à 4,18) et qu’il fallait commencer à surveiller cette hausse.

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Plus de peur que de mal

par un Valdorien

Unknow_manPour moi le choc fut peut-être un peu moindre que les autres d’apprendre que j’avais le cancer de la prostate, mon père en étant atteint à l’âge de 55 ans. Néanmoins à 53 ans et étant particulièrement en forme, j’ai dû me concentrer fortement pour traverser l’île de Montréal après avoir entendu le fameux mot cancer. De retour dans ma région de l ‘Abitibi, je prends rendez-vous avec un urologue, mon choix de traitement étant déjà décidé et discuté avec ma conjointe. L’opération de la prostatectomie fut effectué un mois et demi plus tard. Cette dernière s’est bien déroulée sans aucune complication. Pour être honnête, j’ai eu beaucoup d’anticipation et de craintes avant l’opération. Petite coupure dans le bas du ventre, deux sondes sortant de mon corps et petits  » buzz  » d’anesthésie, m’attendaient à mon réveil. Quelques heures après, la marche dans le corridor, et un total de trois nuits à l’hôpital. Plus de peur que de mal.

L’aspect psychologique au retour à la maison fut la partie la plus difficile. La présence de la sonde urinaire pour 17 jours est une chose, mais le fait d’être obligé de ne rien faire en cette période enfin printanière de l’année fut pour moi un choc pour mon hyperactive de personne. De ne pas pouvoir courir avec mon chien ou faire le ménage de la cour fut très difficile. Après que ma sonde urinaire fut enlevée, c’était la peur de l’incontinence. Au contraire rien n’a sorti les 4 premières heures à la suite du retrait de la sonde. Pas de panique, il faut boire, se relaxer et ça va aller. Retour au travail après un mois (bureau) et de moins en moins de serviettes utilisées. Après six semaines, mes activités régulières ont repris. J’ai pu enfin courir avec mon chien. Encore un peu d’incontinence surtout en forçant, en éternuant et en faisant du sport. Soyons zen devant ce nouveau paramètre temporaire. Ah j’oubliais de vous dire que j’ai fait les exercices de Kegel avant le retrait de la sonde et celles du CHUM plusieurs semaines (8) après.

Finalement, je ne peux terminer ce témoignage sans mentionner la promptitude de la prise en charge de notre système de santé du Québec. Il s’est passé exactement six semaines entre mon diagnostic et l’opération. Tout s’est très bien déroulé. Un merci particulier à l’équipe d’urologie du Centre Hospitalier Rouyn Noranda, aux infirmiers, infirmières et préposés qui ont été d’un professionnalisme.

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Se donner un coup de pouce peut faire la différence

par Winston McQuade

W.McQuade(Richard Bélanger)Lorsque j’ai reçu mon diagnostic en 2003, je n’ai pas hésité une seconde, j’ai mis toutes les chances de mon côté. J’ai d’abord cessé de fumer, je me suis mis à l’exercice intensif au gym et j’ai modifié mon alimentation : moins d’alcool et beaucoup plus de légumes verts…

Il est important de se prendre en main. Et de suivre les thérapies nécessaires. Vous n’ignorez pas que ça prend un bon moral et un couple solide pour passer à travers ce genre d’épreuve. D’ailleurs, mon amoureuse de l’époque s’est montrée très solidaire de ma démarche. J’ai subi bon nombre de thérapies et c’est peut-être la raison pour laquelle je puis en parler sans gêne ni malaise aujourd’hui.

Même si j’ai remporté une belle victoire après une récidive en 2006, je reste prudent. Mais j’ai confiance. Je m’adresse régulièrement aux femmes car on sait que les hommes ont très souvent tendance à pousser certaines questions cruciales sous le tapis. Je leur demande alors d’insister auprès de leurs conjoints afin que ceux-ci se soumettent aux examens nécessaires. Il ne faut pas se leurrer ; c’est la seule façon de savoir si une prostate est en santé ou non.

Encore faut-il les sensibiliser à cette maladie et les renseigner sur les facteurs de risque. Dans ce sens, nos activités de sensibilisation et d’information, le port du nœud papillon durant la campagne Noeudvembre et la journée du 19 novembre consacrée au cancer de la prostate pourraient inciter les hommes à prendre leur santé en main, ce qui aurait comme avantage considérable d’éloigner le spectre de ce cancer.

L’important dans la vie, c’est d’être bien dans sa peau, dans son corps et dans son âme. Se donner un coup de pouce peut donc faire la différence.

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Conseils à un membre de la famille, un collègue ou un ami

par Victor Glazer

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Vous êtes en voie de choisir un traitement ou vous connaissez un proche qui traverse cette épreuve ? M. Victor Glazer, qui a choisi la curiethérapie en 2014, partage avec nous les conseils qu’il donnerait à un membre de sa famille, un collègue ou un ami : voici ses conseils.

Pour visionner la conférence du 27 avril 2015 avec le Dr Daniel Taussky, cliquez ici.
Pour visionner les trois conseils du Dr Taussky, cliquez ici
Voir aussi Quelles sont mes options de traitement ?

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Quel fut le choc d’apprendre que j’avais le cancer de la prostate

par Gaspard Fauteux

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Quel fut le choc d’apprendre en novembre 2006 que j’avais le cancer de la prostate. On croit que cette maladie n’arrive qu’aux autres, je ne me croyais pas vulnérable. J’ai lors réalisé que je faisais maintenant partie de cette statistique d’un homme sur 7 au Canada qui en est atteint.. Maintenant au courant de mon problème, que devais-je faire ? Me faire opérer, subir la radiothérapie ?

Compte tenu du résultat de mon APS et de mes résultats de biopsie, mon urologue me suggère d’attendre et d’être sous surveillance aux 6 mois. Les anglophones ont un terme gentil pour cela, « le Wait and watch ». Je me mets à faire des recherches sur l’internet, je lis tout ce que je trouve, consulte un radio -oncologue. J’aurai bientôt un choix à faire subir l’ablation, ou la radiothérapie. Les deux solutions semblent bonnes, laquelle choisir ? Deux ans plus tard, mon urologue ayant en main les derniers résultats d’APS et de biopsie m’informe qu’il est temps de procéder. Quelques semaines de plus à réfléchir. J’opte en juin 2009 pour la radiothérapie. Les quelques semaines de traitement se passent bien, peu si non aucun effet secondaire, je continue comme à l’habitude mon travail de courtier immobilier et mes autres occupations.

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Le défi d’un golfeur

par Alex Mackay, 59 ans

golf

Je suis un fervent du golf. J’aime ce sport qui nous oblige à relever de nombreux défis. Pour tous les golfeurs, faire un bon coup ou battre son propre record est très gratifiant. Pourtant, en apprenant que j’étais atteint du cancer de la prostate, j’étais loin d’être prêt à relever les nombreux défis liés à l’apparition de la maladie.

Permettez-moi de retourner dix ans en arrière : à 59 ans, j’apprends, lors d’un bilan médical annuel, que ma concentration d’ASP est plus élevée que la normale. Mon médecin m’adresse alors à un urologue qui me fait passer une échographie transrectale et des biopsies. Son diagnostic : un cancer de la prostate et un grade de Gleason de 10/10.

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Liberté 55!

par Pierre Perrault, 55 ans

freedom55Que de publicité autour de la fameuse « Liberté 55 »! Et pour cause : 55 ans est l’âge où l’on songe à prendre sa retraite et à profiter de la vie, après des années de travail. Mais pour moi qui, de plus, suis planificateur financier et assureur vie agréé, le chiffre magique de mes 55 ans fut le début d’un cauchemar. C’était du moins ce que j’avais l’impression de vivre à l’époque.

Lors de mon examen médical annuel, mon médecin de famille découvrait une concentration élevée d’ASP, mais le résultat de l’examen rectal numérique était normal. Ce fut le début d’une série de tests (échographie transrectale avec biopsies) pour connaître la signification de cette valeur élevée. En novembre 2002, j’apprenais que j’étais atteint d’un cancer de la prostate, avec un grade de Gleason de 6/10. Quel choc!

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Me croyant un peu invincible comme plusieurs collègues policiers

par Gilles Falardeau, 56 ans

Gilles_Falardeau_2Il y a deux ans, à 56 ans n’ayant jamais été malade et me croyant un peu invincible comme plusieurs collègues policiers actifs ou retraités, j’apprends avec stupéfaction après des examens de routine que je suis atteint du cancer de la prostate.

Après l’opération et les soins en hormonothérapie et en radiologie, j’écoute les conseils de mon médecin et je décide de tout mettre en oeuvre dans mon processus de guérison.

Je diminue mes activités professionnelles reliées à un grand stress quotidien, je modifie mes habitudes alimentaires, je reprends un entraînement intensif, dont plus de 5000 kilomètres à vélo durant la saison estivale, je prends enfin le temps de relaxer et de profiter quotidiennement de l’amour de ma famille..

Je m’implique comme bénévole chez PROCURE et avec l’équipe de support au cancer de la prostate du CHUM afin de partager expérience et espoir avec ceux qui sont terrassés par le diagnostic de ce type de cancer.

Favoriser le dépistage précoce, et être le principal artisan de sa guérison sont gages de succès.

Ce cancer qui revient nous frapper une 3e fois

par Claude Marsolais

Procure Marche de Courage 2010 / Procure Walk of Courage 2010

Apprendre que l’on a le cancer c’est un choc, apprendre qu’il revient nous frapper une troisième fois c’est terrible. Malgré tout on se relève, on se remet en marche, mais rien n’est plus comme avant.

Je me suis remis en marche appuyée par ma famille, mes amis et l’équipe de Procure. J’ai changé ma façon de voir la vie, je prends le temps de savourer les bons moments de la vie, avec ceux que j’aime et de faire les choses qui sont importantes à mes yeux.

J’ai aussi changé la façon de m’alimenter, plus santé plus bio et j’ai réduit de beaucoup mes heures de travail jusqu’à prendre ma retraite de façon prématurée.

Carl Jung a dit que «la maladie est un signe que la vie nous envoi pour nous guérir» je ne sais pas si c’est le cas, mais en tous cas je vie dans le moment présent et je suis maintenant serein et remplit de bonheur. Et chaque jour je suis heureux de vieillir.

Encourager la recherche c’est nous donner de l’espoir et de l’énergie pour continuer.

Toujours cru que j’étais un candidat à risque pour le cancer de la prostate

par Benoit, 53 ans

J’appréhendais la vérité et j’ai toujours cru que j’étais un candidat à risque pour le cancer de la prostate depuis que mon père a été diagnostiqué et opéré vers l’âge de 69 ans. Je dois avouer que j’espérais le contraire. J’en parlais avec mon médecin de famille lors de mes examens annuels et celui-ci a entamé un dépistage en bonne et due forme à mes 53 ans.

L’examen physique ne révélait pas une prostate anormalement grosse. Cependant, le test sanguin révélait un taux de APS total de 4,6; suffisamment élevé pour soulever un soupçon chez mon médecin. Celui-ci m’a alors remis une requête pour une échographie transrectale ainsi que pour une biopsie prostatique.

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Le diagnostic est donné: cancer avancé de la prostate

par Michel, 62 ans

19 avril 2004. Résultat de prises de sang demandées avant de fermer un dossier médical, prises de sang qui, jusque là, était routinières, mais le résultat cette fois-ci est plutôt inquiétant. Taux d’APS élevé, 48, d’après l’urologue qui réclame sans tarder une biopsie; ce qui se fait rapidement, trois jours plus tard. Une certaine appréhension commence à se manifester chez moi, sans plus…Ce qui ne m’empêche pas de finaliser un engagement de travail à l’extérieur de Montréal. Deux semaines plus tard, retour à l’hôpital pour le résultat de la biopsie. Je me suis rendu au bureau de l’urologue, avec une certaine inquiétude, mais aussi avec un sentiment de confiance, malgré tout…

Le diagnostic est donné: cancer avancé de la prostate, avec des métastases possibles aux os. Abasourdi, n’ayant pas compris ce que j’entendais, j’ai fait répéter à trois reprises ce que je venais d’entendre. Impression soudaine d’être comme assommé, pratiquement aphone, incapable de dire un mot et d’enregistrer mentalement le diagnostic. Pour moi, c’était quelque chose d’impensable, d’incroyable et surtout de complètement inattendu. Le cancer, c’était pour les autres pour qui j’éprouvais généralement beaucoup de sympathie, mais ça n’existait pas pour moi, étant terrorisé seulement à entendre prononcer le mot CANCER. Un diagnostic de cancer équivaut dans ma tête, à ce moment-là, à un diagnostic de mort ou de mort prochaine.

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Mon expérience avec la radiothérapie

par Joseph, 67 ans

Voici en bref l’histoire de mon expérience du cancer de la prostate, la description de mes traitements et un aperçu de l’impact de la maladie sur ma vie.

Depuis un certain temps, mon médecin de famille surveillait l’état de ma prostate élargie jusqu’au jour où il décida d’approfondir l’investigation. Il m’envoya consulter un urologue. Ce dernier me fit passer une échographie pour évaluer avec précision l’état de ma prostate et, au besoin, pratiquer des biopsies. Le 26 avril 2001, à 67 ans, j’apprenais que j’étais atteint d’un cancer de la prostate. Inutile de dire que la nouvelle m’avait sidéré. L’urologue m’expliqua ce qu’il avait découvert et il me proposa un choix de plusieurs traitements, tout en me suggérant de prendre le temps d’y réfléchir avant de me décider. Même si l’idée me déplaisait souverainement, je savais que je n’avais pas d’autre choix que d’accepter ma situation et de lutter contre la maladie de toutes mes forces et avec tout le soutien que je pouvais aller chercher.

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Un défi pour le couple

par Ben, 56 ans

J’avais 56 ans lorsque durant un examen médical, mon médecin a senti une petite bosse sur ma prostate. Rien de sérieux, croyait-il, mais il tenait à effectuer d’autres tests. Le premier, une analyse sanguine pour mesurer mon taux d’ASP affichait le nombre 2. Il m’envoya donc consulter un urologue qui, lui aussi, semblait confiant, tout comme le spécialiste qui avait pratiqué la biopsie. Je n’étais donc pas prêt à recevoir le résultat final qui confirmait l’existence d’un cancer de la prostate. Ma vie était bouleversée, et j’avais de la difficulté à réaliser ce qui m’arrivait. J’ai demandé à l’urologue de me parler lentement pour que je prenne en note ses explications; j’ai voulu également qu’il m’explique la signification de certains termes, comme le grade de Gleason (le mien était à 6).

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Une longue odyssée avec le cancer de la prostate

par J. C. (Jack) Lynch, 65 ans

jacklynch

Tout allait si bien au début des années 1990, notre équipe avait remporté le championnat provincial de curling masculin senior du Québec en 1992, j’avais aidé à convaincre le Comité international olympique de faire du curling un sport olympique et je me préparais à participer aux Jeux Olympiques d’Atlanta à titre de consultant pour la CBC et Radio Canada.

Mon bilan médical de 1994 allait tout bouleverser. Je venais d’avoir 65 ans et mon médecin avait décidé de mesurer mon taux d’ASP. Résultat : l’examen révélait une concentration de 8,2 – chiffre deux fois plus élevé que la concentration dite « normale ». Après avoir passé un examen rectal numérique, un urologue a détecté « la présence d’un nodule », puis une biopsie a confirmé le diagnostic de cancer de la prostate.

« Puisque j’ai le cancer, me suis-je dit, renseignons-nous et établissons un plan. » On m’avait informé qu’il faudrait 10 ou 12 ans au cancer pour me tuer, même si je ne faisais rien pour me soigner. Je ne voulais pas angoisser ma famille.

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On verra bien avec le temps si j’ai choisi la meilleure approche

par un auteur Anonyme, 59 ans

Unknow_man

Nous sommes en 1996. J’ai 59 ans. Lors de mon rendez-vous médical annuel, on m’annonce les résultats de mon taux d’ASP : 4,3. L’urologue recommandé par mon médecin me suggère alors de subir une échographie transrectale et des biopsies. Les résultats révèlent l’existence d’un cancer de la prostate et d’un grade de Gleason de 3/10, occupant environ 10 % de l’échantillon # 3.

Le fragment de cancer détecté est de taille insuffisante pour établir le stade de la maladie de façon précise. Avant de subir cet examen diagnostique, mon urologue m’avertit que les risques de cancer de la prostate s’élèvent à 90 %. Je trouve sa mise en garde plutôt étrange et désagréable. Prévenu, je n’ai pas été surpris de la nouvelle lorsque le diagnostic est tombé.

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