Votre alimentation

Fruits et légume frais

Rôle des aliments

L’importance d’une alimentation saine

Bien manger, cela commence par la consommation d’une variété d’aliments au quotidien afin d’obtenir tous les éléments nutritifs essentiels à une bonne santé. De fait, l’alimentation est l’un des facteurs de risque auquel on songe le plus dans le cancer de la prostate.

Nous savons que les hommes dans les pays occidentaux, tels qu’en Amérique du Nord, sont plus susceptibles d’avoir un cancer de la prostate que les hommes dans les pays d’Asie orientale tels que la Chine et le Japon. Et que les hommes asiatiques établis en Amérique du Nord depuis au moins une génération courent les mêmes risques que les Nord-Américains de souche.

Cela peut être à cause du régime alimentaire occidental, qui contient moins de fruits, de légumes et de poissons, et plus de viande, de produits laitiers, de sucre, de graisses et d’aliments transformés.

De fait, l’alimentation est l’un des facteurs de risque auquel on songe le plus dans le cancer de la prostate.

Qu’est-ce qu’un régime alimentaire sain

C’est avant tout une question d’équilibre, de modération et de variété. Une saine alimentation – comprenant beaucoup de légumes et de fruits, beaucoup de fibres, des protéines faibles en gras provenant du poisson, de la volaille et des viandes maigres ainsi que peu de gras et de sel – vous aidera à maintenir un poids santé. Les études démontrent que le maintien d’un poids santé réduit le risque personnel de cancer de la prostate.

Une alimentation saine est importante à chaque étape de votre lutte contre le cancer de la prostate. La recherche clinique suggère qu’un régime sain pour le cœur peut conduire à un meilleur pronostic, tout en protégeant votre santé cardiaque. Le maintien d’un mode de vie sain – par l’alimentation et l’activité physique – peut vous aider à réussir en améliorant votre énergie, force et état général de santé.

Suivre le Guide alimentaire canadien peut vous aider à :

  1. satisfaire vos besoins en vitamines, minéraux et autres nutriments
  2. réduire votre risque de maladie cardiaque
  3. contribuer à votre santé et votre énergie en général

Il indique le nombre de portions de chaque groupe d’aliments que les hommes âgés de 51 ans et plus devraient consommer par jour. N’hésitez pas à faire appel à un (e) diététicien ou un (e) nutritionniste et ne prenez pas de suppléments ou de produits naturels sans en discuter avec votre médecin.

guide alimentaires et cancer prostate

Pour vous en tant qu’homme

Légumes et fruits (7-9 portions)

  • Visez à manger au moins un légume vert foncé et un légume orange par jour. La laitue romaine, les épinards et le brocoli sont des exemples de légumes vert foncé. Les patates douces, les carottes et les courges fonctionnent bien comme légumes orange
  • Cherchez des fruits et des légumes cuits à la vapeur, cuits au four ou sautés – et évitez ceux qui sont frits. Il est préférable de choisir des légumes et des fruits qui ne sont pas préparés avec beaucoup de sel, de matières grasses ou de sucres ajoutés
  • Choisissez des fruits et des légumes entiers plus souvent que le jus, pour réaliser votre objectif de portions quotidiennes.

Céréales (7 portions)

  • Les céréales entières devraient constituer au moins la moitié de vos portions quotidiennes de céréales. Recherchez des options de grains entiers comme l’orge, le riz brun, le quinoa, l’avoine, le riz sauvage, les pains et pâtes de grains entiers
  • Comparez les informations nutritionnelles – et choisissez des céréales à faible teneur en sel, en matières grasses et en sucre.

Produits laitiers et substituts (3 portions)

  • Choisissez des produits laitiers à faible teneur en matières grasses. Pour les produits laitiers (tels que les fromages et les yaourts), comparez les informations nutritionnelles et choisissez des options qui ont une teneur faible en matières grasses
  • Buvez du lait chaque jour. Vous devriez viser à boire 2 verres de lait par jour pour s’assurer que vous obtenez assez de vitamine D. Choisissez soit le lait écrémé, le lait 1 % ou 2 %, ou des boissons de soya enrichies

Viandes et substituts (3 portions)

  • Cherchez des viandes maigres et des substituts qui ont peu de sel et de graisse ajoutés. Enlevez la peau de la volaille et la graisse visible sur la viande. Faites cuire, rôtir ou pocher les viandes préparées et les autres substituts. Lors du choix de viandes préemballées, comparez les informations nutritionnelles et choisissez celles avec le moins de sodium et de graisse
  • Consommez au moins 2 portions de poisson par semaine. Par exemple, vous pouvez choisir de manger du hareng, de l’omble, du maquereau, du saumon ou de la truite

Faire des choix sains

Lors du choix des aliments à consommer, il est généralement préférable d’adopter un régime qui est :

Végétarien

Essayez de consommer beaucoup de portions de fruits et de légumes. Les haricots, les légumineuses et les grains entiers sont également de bonnes options.

À faible teneur en matières grasses saturées

Essayez de réduire ou d’éliminer la consommation de viandes riches en matières grasses, de lait et autres produits laitiers. Essayez de limiter votre consommation de beurre, de mayonnaise et de produits de boulangerie.

Riche en fibres

Les pains de grains entiers, l’avoine, l’orge, le quinoa et le boulgour sont tous des options riches en fibres.

À faible teneur en sucres simples

Visez à limiter votre consommation de bonbons, de produits de boulangerie, et d’autres aliments préparés avec des sucres simples et des farines raffinées.

À faible teneur en sel

Les aliments préparés peuvent contenir des quantités élevées de sel. Essayez donc de choisir des plats cuisinés à faible teneur en sel, des soupes en conserve, des collations (noisettes et croustilles non salées ou légèrement salées) et des condiments (sauce soya et ketchup à teneur réduite en sodium). L’utilisation de substituts de sel et l’utilisation de plus d’herbes et d’épices pour la cuisson peuvent également aider à apporter de la saveur sans sel ajouté.

Garder son corps bien alimenté

Gâtez-vous dans des collations

Mangez des collations plus petites et plus fréquentes, toutes les quelques heures, tout au long de la journée. Si vous avez un problème d’appétit, n’hésitez pas à consommer vos aliments préférés – votre corps peut avoir besoin des calories.

Consommez plus de protéines

Les protéines sont importantes pour le développement et la réparation cellulaire. Essayez de manger plus de poisson, de volaille, de viande rouge maigre, d’œufs, de produits laitiers et de noix.

Buvez plus d’eau

Boire de l’eau régulièrement est très important pour rester hydraté. Vous devriez penser à boire plus d’eau lorsque vous êtes dehors par temps chaud, ou lorsque vous pratiquez une activité physique.

Prévoyez des suppléments

Différentes variétés de laits, de barres et de poudres sont disponibles dans la plupart des pharmacies, et peuvent être des sources utiles de protéines et de calories lorsque vous êtes en déplacement ou n’avez tout simplement pas le temps ou l’énergie pour préparer un repas pour vous-même.

Ajoutez les fruits et légumes à votre alimentation

Les fruits et légumes sont une partie importante d’un mode de vie sain. Une alimentation saine remplie de fruits et légumes colorés est fortement liée à la prévention de maladies chroniques telles que le cancer de la prostate, les maladies cardiaques et le diabète.

La consommation d’au moins 7 à 9 portions par jour, notamment des légumes de la famille des crucifères (brocoli, chou-fleur et chou de Bruxelles) est raisonnable et saine, si l’on veut prévenir ou ralentir la progression de la maladie. Le fructose (sucre naturel des fruits) semble déclencher la production d’une certaine forme de vitamine D (voir plus loin). Cette dernière joue un rôle dans la diminution des risques de cancer avancé de la prostate. Ainsi, la consommation de fruits et de légumes ne présente aucun risque et peut être potentiellement bénéfique. Les fruits et légumes sont :

  • faibles en gras et en calories : Les fruits et légumes sont parmi les aliments les moins denses en calories: une portion de légumes contient environ 50 calories et une portion de fruits en contient environ 70. En augmentant simplement votre consommation quotidienne de fruits et légumes, vous serez en mesure de diminuer votre apport calorique total. Cela peut vous aider à maintenir un poids santé ainsi que réduire le risque de développer divers cancers et maladies tel que le cancer de la prostate.
  • riches en fibres : Les fibres permettent un meilleur déplacement de la nourriture à travers le tube digestif ce qui permet d’éliminer les toxines et les composantes cancérigènes avant qu’elles ne puissent causer du tort.
  • une excellente source de vitamines et de minéraux : Certains des nutriments contenus dans les fruits et légumes tels que l’acide folique, la vitamine C, la vitamine E, les flavonoïdes et les composantes phytochimiques sont liés à la prévention du cancer de la prostate.
  • une source d’antioxydants : Les antioxydants aident à ralentir et empêcher le développement du cancer en protégeant contre les dommages de l’ADN et en bloquant la formation de substances chimiques cancérigènes.

Manger une variété de fruits et de légumes chaque jour peut potentiellement réduire votre risque de développer le cancer. En général, plus ils sont colorés (vert foncé, rouge, jaune et orange), plus ils contiennent de nutriments. Ces superaliments donnent de l’énergie, vous font sentir bien, renforcent l’immunité de votre corps et stimulent votre capacité à lutter contre le cancer et d’autres maladies.

En résumé

  • Manger des aliments diversifiés
  • Intégrer des protéines à chaque repas
  • Boire une grande quantité de liquides
  • Consommer plus d’aliments d’origine végétale
  • Manger plus de fruits et de légumes
  • Choisir des aliments moins gras, c’est-à-dire des viandes maigres
  • Choisir des produits laitiers à faible teneur en matières grasses
  • Privilégier les grains entiers comme source de glucides
  • Limiter les collations à teneur élevée en gras et en calories
  • Limiter les aliments transformés, qui contiennent beaucoup de sel

Trucs pour un mode de vie sain

  • Limiter la consommation d’alcool
  • Maintenir un poids santé
  • Faire de l’activité physique au moins 150 minutes par semaine

Aliments anticancer

aliment anticancer et cancer prostate

Mythe versus réalité

Est-ce que certains aliments peuvent réduire mon risque de cancer de la prostate ? Aucun aliment ne contient à lui seul toutes les molécules anticancéreuses pouvant agir sur tous ces processus, d’où l’importance d’intégrer une grande variété d’aliments dans le régime alimentaire. Par exemple, un apport en légumes crucifères (brocoli) ainsi qu’en légumes de la famille de l’ail aide l’organisme à éliminer les substances cancérigènes, réduisant du même coup leur capacité de provoquer des mutations dans l’ADN et de favoriser l’apparition de cellules cancéreuses. En parallèle, l’absorption de thé vert, de petits fruits ainsi que de soja prévient la formation de nouveaux vaisseaux sanguins nécessaires à la croissance des microtumeurs et permet de les maintenir dans un état latent – l’effet antiangiogénique. Mais qu’en est-il de leurs propriétés ?

Les tomates

cancer prostate et bienfaits des tomates

Les tomates sont une excellente source de lycopène, un puissant antioxydant qui aide à prévenir les dommages aux cellules. Selon plusieurs études, le lycopène pourrait jouer un rôle dans la prévention du cancer de la prostate. Les principales sources de lycopène sont les produits transformés à base de tomate, comme le jus, la soupe, le concentré et la sauce tomate. Les plus grands avantages proviennent de tomates cuites. Il est également présent dans le melon d’eau, le pamplemousse rose, la goyave, la papaye, l’orange rouge et l’abricot.

Bienfaits de la tomate

Dans la grande famille des caroténoïdes,on reconnaît aujourd’hui que le lycopène est le plus puissant antioxydant caroténoïdien. En ce qui a trait au cancer de la prostate, le lycopène est un antioxydant intracellulaire important. Les principales sources de lycopène sont les produits transformés à base de tomate, comme le jus, la soupe, le concentré et la sauce tomate. Parmi les autres sources de lycopène, on compte la pastèque (le melon d’eau) et la goyave. Il semble qu’un apport d’environ 50 mg de lycopène par jour soit suffisant.

Diverses études ont montré qu’un supplément de lycopène peut améliorer plusieurs aspects du cancer de la prostate, notamment le ralentissement la croissance tumorale et la mort des cellules cancéreuses dans le cas du cancer de la prostate établi chez l’humain.

Comment la consommer

Les résultats obtenus indiquent que pour observer un résultat significatif, il faudrait consommer une quantité importante de lycopène. Il est donc important de choisir les produits les plus riches en lycopène et les plus assimilables par le corps humain. La pelure de la tomate contient davantage d’antioxydants (composés phénoliques, vitamine C et lycopène) que sa chair et ses graines.

Les processus de transformation des tomates (cuisson, broyage…) améliorent l’absorption du lycopène dans l’organisme.  La cuisson de la tomate avec des graisses (comme l’huile d’olive) augmente encore plus les quantités de lycopène pouvant être absorbées par l’organisme. Si l’on préfère un supplément, il est suggéré d’en prendre de 20 mg à 50 mg par jour. Apport de lycopène :

  • 1 goyave de taille moyenne ou 2 c/tab de ketchup (5 mg)

  • Melon d’eau, 1 tasse (8 mg)
  • 1 pamplemousse rose ou rouge (2 mg)

  • Sauce spaghetti, sauce aux tomates (20 mg)

  • Pâte de tomate, 2 c/tab (10 mg)
  • 1 tasse ou boîte de tomates coupées en dés ou salsa aux tomates (12 mg)

  • V8, jus de légume 100 %, 8 oz (17 mg)

  • Jus de tomate, 8 oz (22 mg)


Les petits fruits

cancer prostate et bienfaits des petits fruits

Les petits fruits rouges comme les fraises, framboises, myrtilles, mûres, canneberges… contiennent une grande quantité d’antioxydants (polyphénols) qui aident à protéger le corps contre les dommages cellulaires. Les polyphénols représentent des milliers de composés présents chez les végétaux, notamment dans les fruits et les légumes. Ces micronutriments possèdent des propriétés antioxydantes très efficaces aux effets anticancéreux. Le principal est l’acide ellagique. Il est le plus susceptible de perturber le développement du cancer.

Bienfaits des petits fruits

L’acide ellagique est tout d’abord un détoxifiant pour les cellules. Il empêche la transformation de plusieurs cancérigènes de l’environnement en substances toxiques pour les cellules et leur fait perdre leur capacité d’action sur l’ADN et ainsi d’induire les mutations pouvant déclencher un cancer.

L’acide ellagique permet également d’empêcher l’angiogenèse (c’est-à-dire la formation de nouveaux vaisseaux sanguins à partir de vaisseaux préexistants permettant aux tumeurs cancéreuses de vivre).

Ce polyphénol se trouve surtout dans les framboises et les fraises. Toutefois, la molécule des framboises est présente à 90% dans les graines, ce qui rend son assimilation par l’organisme difficile. En revanche la molécule est présente quasiment en intégralité dans la pulpe des fraises.

Les cerises quant à elles, contiennent de l’acide glucarique qui a la capacité de détoxifier l’organisme des xénoestrogènes (aussi appelés « perturbateurs endoctriniens » qui sont des polluants présents dans l’environnement).

Le second type de polyphénols rencontré dans ces fruits sont les anthocyanidines à qui on doit la couleur vive de ces fruits. Ils se caractérisent par un fort potentiel antioxydant. Ils sont surtout présents dans les bleuets et myrtilles. Les framboises, fraises et canneberges en contiennent aussi, mais en plus faibles quantités.

Enfin, les fruits rouges sont composés de proanthocyanidines, molécules à très fort pouvoir antioxydant. En laboratoire, il a été analysé que l’ajout de ces molécules inhibe la croissance de différentes cellules cancéreuses notamment celles dérivées du côlon. Ces polyphénols renforcent les vaisseaux sanguins, améliorent la distribution d’oxygène aux cellules et peuvent maintenir les microtumeurs en état latent en les empêchant d’utiliser les vaisseaux sanguins par angiogenèse. Ces molécules se trouvent en abondance dans les graines, écorces et fleurs. Mais leur présence importante dans les myrtilles et canneberges doit être soulignée.

Comment les consommer ?

Ces fruits peuvent être consommés crus ou congelés, ou encore, dans toute autre recette issue de vos recherches sur le Web ou de votre imagination. Même si la cuisson fait perdre peu de composés phytochimiques à ces fruits, le mieux est quand même de les consommer frais ou congelés.

Éviter les confitures ou les jus qui en règle générale contiennent beaucoup trop de sucre.

Précision en ce qui concerne les canneberges : les composés antioxydants seraient plus abondants dans les canneberges séchées que dans les canneberges fraîches et ce grâce au mécanisme du séchage. Évitez-les sous forme de jus qui leur fait perdre beaucoup de leurs molécules phytochimiques.

Choix

Les petits fruits doivent être fermes, mais bien mûrs, car ils ne mûriront plus une fois cueillis et sans traces de moisissure.

Conservation

  • Réfrigérateur. Quelques jours dans la partie centrale. Épongez d’abord l’humidité des fruits avec un papier absorbant, puis placez dans un sac perforé. Rincez au moment de consommer.
  • Congélateur. Déposez les fruits entiers, pelés ou non, sur une plaque. Lorsqu’ils sont gelés, enfermez-les dans un sac à congélateur.
  • Canneberge séchée. Dans un contenant hermétique, gardez au frais, au sec et à l’abri de la lumière.

Le jus de grenade

cancer prostate et bienfaits jus de grenade

Le jus de grenade a des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes très importantes. La grenade est d’ailleurs un des fruits contenant le plus d’antioxydants. Selon des études, chez des patients atteints de cancer de la prostate, la consommation quotidienne de jus de grenade diminuerait la croissance des cellules cancéreuses et augmenterait la résistance des lipides à l’oxydation. Les principaux antioxydants présents dans ce fruit sont les flavonoïdes, les tannins et l’acide ellagique. L’activité de ses antioxydants serait même supérieure à celle du thé vert et du vin rouge.

Bienfaits du jus de grenade

Les principaux antioxydants présents dans ce fruit sont les flavonoïdes, les tannins et l’acide ellagique. L’activité de ses antioxydants serait même supérieure à celle du thé vert et du vin rouge.

Il a été démontré par certaines études également que le jus de grenade a la capacité d’augmenter l’activité antioxydante du sang et pourrait réduire considérablement la croissance du cancer de la prostate, du côlon et du sein.

Selon des études, chez des patients atteints de cancer de la prostate, la consommation quotidienne de jus de grenade diminuerait la croissance des cellules cancéreuses et augmenterait la résistance des lipides à l’oxydation. Une consommation quotidienne de jus de grenade diviserait par trois la vitesse de propagation des cancers établis de la prostate.

Comment le consommer ?

Même si les graines de grenade ont beaucoup d’antioxydants, le jus en contient davantage, car pour obtenir le jus, on presse le fruit en entier avec la membrane blanche qui comporte de grandes quantités d’antioxydants.

Boire le jus à même le fruit, c’est encore meilleur. Avec la main, roulez la grenade sur un plan de travail afin de briser les graines, mais sans abîmer l’écorce. Percez l’écorce pour y glisser une paille et dégustez ainsi le jus. On peut consommer le jus de grenade quotidiennement à raison d’un verre de 225ml.

Les raisins

cancer prostate et bienfaits des raisins

Très riche en polyphénols, puissants antioxydants, le raisin possède des vertus protectrices qui agissent à différents niveaux. Il protège le système cardio-vasculaire en freinant son vieillissement, il limite la formation du mauvais cholestérol, et améliore la résistance des vaisseaux sanguins. De plus, le resvératrol, contenus dans les raisins, mais surtout le vin rouge, est une molécule qui active les mécanismes de réparation des cellules, aide à leur longévité et a une formidable capacité de ralentissement de la progression des tumeurs.

Bienfaits des raisins

Le raisin est le fruit de l’énergie par excellence, car il contient de nombreux sucres facilement assimilables (glucose et fructose), des vitamines C et B, des sels minéraux et des oligo-éléments tels le calcium, le potassium, le fer ou encore le magnésium. Puisqu’il possède tout ce que la nature a de meilleur à nous donner, les bienfaits du raisin ne sont plus à prouver.

Le raisin blanc et le raisin noir ont d’autres bienfaits : un rôle très bénéfique sur le fonctionnement du système nerveux et musculaire. Fruit du tonus, le raisin est indiqué pour tous ceux dont les besoins énergétiques sont importants, comme les hommes sous traitements pour un cancer de la prostate ou leur proche aidant.

Le resvératrol, contenus dans les raisins, est le premier composant naturel capable de bloquer ou de stopper diverses étapes du développement d’un cancer et cela, dans autant de types de cancers différents. Il est efficace dans les trois phases du processus du cancer : initiation, promotion et progression.

Le resvératrol semble combattre le cancer par une multitude de façons allant du blocage des œstrogènes et les androgènes jusqu’à la modulation de gènes. Il travaille contre un grand nombre de cancers, au niveau de la prévention comme à celui du traitement.

Le raisiné

Jusqu’à la fin de la guerre, cette confiture (sans sucre ajouté) était courante dans les campagnes françaises. On la préparait en faisant mijoter divers fruits et légumes de saison – melons éclatés, citrouille, tomates vertes, carottes, pommes, poires, prunes – dans du jus de raisin pendant plusieurs heures. Quand la préparation avait réduit des trois quarts, il suffisait d’embouteiller à chaud et de ranger au frais.

Huile de pépins de raisin

Faible en gras saturés et riche en gras insaturés, l’huile de pépins de raisin peut servir à la cuisson, à macérer les viandes ou être utilisée dans les salades. Son point de fusion élevé en fait un produit très utilisé pour les grillades et les fondues.

Le raisin est à éviter si

  • Vous êtes allergique à l’aspirine, car il contient en grande quantité du salicylate, un de ses composants.
  • Vous avez les intestins sensibles (durant ou suite à un traitement de radiothérapie), car les pépins sont souvent irritants.
  • Vous souffrez de diabète, car il contient beaucoup de sucre. Le cas échéant, parlez à un diététicien ou à un nutritionniste de votre équipe de soin, sinon à votre médecin.

Comment le consommer ?

  • Crus, séché ou légèrement cuits (à la vapeur, à l’étuvée, cuisson rapide dans un wok avec un peu d’huile d’olive).
  • Ou dans toute autre recette issue de vos recherches sur le Web ou de votre imagination

Choix

Les raisins doivent être fermes, mais bien mûrs, car ils ne mûriront plus une fois cueillis. La tige doit être ferme, sans traces de moisissure. À noter que la pellicule blanche qui recouvre la surface du raisin n’a rien d’inquiétant. C’est au contraire, signe que le fruit est frais et qu’il n’a pas fait l’objet de manipulations excessives.

Conservation

  • Réfrigérateur. Quelques jours dans la partie centrale. Épongez d’abord l’humidité des fruits avec un papier absorbant, puis placez dans un sac perforé. Rincez au moment de consommer.
  • Congélateur. Déposez les fruits entiers, pelés ou non, sur une plaque. Lorsqu’ils sont gelés, enfermez-les dans un sac à congélateur.
  • Raisins secs. Dans un contenant hermétique, gardez au frais, au sec et à l’abri de la lumière.
  • Huile de pépins de raisins. Une fois la bouteille entamée, conservez-la au réfrigérateur, car l’huile s’oxyde rapidement.

Le chou et les crucifères

cancer prostate et bienfaits des crucifères

Les études réalisées jusqu’à présent montrent que le chou et la famille des crucifères (brocoli, chou-fleur, cresson…) font partie des principaux responsables des propriétés anticancéreuses associées à la consommation de fruits et de légumes. Leur consommation (à raison d’au moins 3 à 4 fois par semaine) a également été associée à une baisse des cancers du sein, poumon, système gastro-intestinal (estomac colon, rectum) et prostate. Ils ont également des propriétés antibiotiques bactéricides et pourraient jouer un rôle important dans la protection contre le cancer de l’estomac.

Bienfaits des crucifères

L’importance de ces légumes pour la prévention du cancer vient du fait qu’ils sont les seuls végétaux de l’alimentation à contenir des quantités importantes de glucosinolates, une classe de composés inertes, mais qui sont transformés en puissantes molécules anticancéreuses lors de la mastication.

De tous les végétaux, les légumes crucifères sont probablement ceux ayant la plus grande variété de molécules phytochimiques aux propriétés anticancéreuses. Ils entraînent l’élimination par l’organisme des substances toxiques qui ont le potentiel d’induire le cancer, préviennent la formation de tumeurs, diminuent la croissance des cellules cancéreuses, favorisent leur autodestruction et bloquent l’angiogenèse (c’est-à-dire la formation de nouveaux vaisseaux sanguins à partir de vaisseaux préexistants permettant aux tumeurs cancéreuses de vivre).

Ils ont également des propriétés antibiotiques bactéricides, notamment contre la bactérie responsable des ulcères gastriques. Ils pourraient donc jouer un rôle important dans la protection contre le cancer de l’estomac.

Comment les consommer ? 

  • Les crucifères doivent être consommés crus ou légèrement cuits (à la vapeur, à l’étuvée, cuisson rapide dans un wok avec un peu d’huile d’olive) ou dans tout autre recette issue de vos recherches sur le Web ou de votre imagination
  • Les légumes surgelés subissent une étape de blanchiment à température élevée lors de leur préparation ce qui réduit autant leur effet anti-cancéreux
  • Pour favoriser la libération de molécules actives, pensez à bien mastiquer.

L’ail, les oignons, les échalotes

cancer prostate et bienfaits des alliacés comme l’ail

Les alliacés (ail, oignons, échalotes, ciboulette et même poireaux) sont efficaces contre le cancer de la prostate ! Les études montrent que les composés soufrés des légumes de la famille allium jouent un rôle important dans la prévention de certains cancers comme celui du système digestif (œsophage, estomac, côlon) de la prostate, du poumon et du sein. Par ailleurs, en curatif, « les composés soufrés des alliacés induisent la mort des cellules cancéreuses. L’ail est possiblement le plus vieil exemple d’une plante utilisée autant pour ses propriétés nutritives que ses impacts positifs sur la santé.

Bienfaits des alliacés

Considéré par les Égyptiens et les Grecs comme un aliment qui donnait force et endurance (les premiers Olympiens étaient gavés d’ail avant les compétitions, ce qui en fait la première substance améliorant les performances athlétiques de l’histoire!), l’ail était aussi un ingrédient indispensable aux médecines traditionnelles des premières civilisations, étant utilisé depuis la plus haute antiquité comme remède à une grande variété de conditions, allant des infections aux problèmes de circulation, de respiration ou de digestion.

Plusieurs études populationnelles indiquent que les personnes qui consomment régulièrement des légumes de la famille de l’ail (ail, oignon, échalote, ciboulette, poireau) sont moins à risque de développer certains types de cancers, en particulier ceux du système digestif (estomac, œsophage, côlon). Un effet protecteur contre les cancers de la prostate, du pancréas et du sein a aussi été rapporté.

L’ail et ses proches parents représentent donc des végétaux indispensables à la prévention du cancer; en l’occurrence, il importe d’en manger le plus régulièrement possible. L’Organisation mondiale de la santé recommande aux adultes de consommer quotidiennement de 2 à 5 g d’ail frais (soit environ une gousse).

Comment les consommer ?

  • De préférence écrasés ou hachés et avec un peu d’huile d’olive. Les molécules actives sont alors libérées et donc mieux absorbées par l’organisme.
  • Si possible, mangez l’ail cru ou l’ajouter aux plats cuisinés à la fin de la cuisson, car ses composés soufrés sont détruits par la chaleur. Une consommation de deux gousses d’ail par jour, soit 6 g, est recommandée pour obtenir tous ses bénéfices.
  • L’oignon : Ne rincer pas vos oignons pelés sous l’eau courante, car ça lui enlèverait toutes ses propriétés anticancéreuses!

Les fibres alimentaires

cancer prostate et bienfaits des fibres

On trouve ces substances dans tous les aliments à base de plantes (fruits, légumes et céréales non traités ou non altérés), dont la plupart contiennent un mélange de deux types de fibres – hydrosolubles et non hydrosolubles.  Un régime riche en fibres alimentaires pourrait servir de protection contre le développement de certains types de cancer, notamment le cancer de la prostate. La plupart des Québécois ne consomment pas suffisamment de fibres alimentaires. Pourtant, elles sont présentes un peu partout dans notre alimentation et elles sont faciles à intégrer, si l’on choisit les bons aliments.

Bienfaits des fibres

Les fibres alimentaires présentent de nombreux avantages :

  • Elles retardent l’absorption des glucides (la glycémie s’élève de façon moins importante après le repas).
  • Elles contribuent à la diminution du mauvais cholestérol sanguin, jouant un rôle dans la prévention des maladies cardiovasculaires.
  • Elles participent à une saine gestion du poids par leur effet sur la satiété (effet rassasiant).
  • Elles stimulent la croissance des bonnes bactéries intestinales (effet prébiotique).
  • Elles préviennent la constipation en favorisant la régularité de la fonction intestinale.

La plupart des Québécois ne consomment pas suffisamment de fibres alimentaires (15 grammes de fibres par jour en moyenne alors que les besoins sont de 25 à 35 grammes). Pourtant, les fibres sont présentes un peu partout dans notre alimentation et sont faciles à intégrer, si l’on choisit les bons aliments.

Les 2 types de fibres

Il existe deux types de fibres alimentaires : les fibres insolubles et les fibres solubles. Chaque type de fibres joue un rôle différent dans l’organisme. Il est important de noter que ce ne sont pas toutes les fibres qui ont un impact sur la glycémie.

Les fibres insolubles

Elles agissent comme des petites éponges dans l’intestin : en se gorgeant d’eau, elles augmentent le volume des selles et aident à régulariser la fonction intestinale. Comme elles ralentissent la digestion, elles favorisent la satiété, ce qui contribue au contrôle de l’appétit et du poids.

  • Céréales et son de blé
  • Aliments à base de grains entiers
  • Légumes et fruits
  • Noix et graines
  • Légumineuses (haricots rouges, lentilles, pois chiches, etc.)

Les fibres solubles

Les fibres solubles forment un gel lorsque mélangées à l’eau et peuvent contribuer à abaisser le taux de cholestérol sanguin. De plus, elles agiraient comme un filtre au niveau de l’intestin pour ralentir l’absorption des glucides. Il est à noter qu’il est nécessaire de consommer une très grande quantité de fibres, et ce, tous les jours, pour améliorer le contrôle glycémique.

  • Psyllium et céréales enrichies (ex. : All Bran Buds de Kellogg’s)
  • Céréales et son d’avoine
  • Légumineuses
  • Fruits riches en pectine (pommes, oranges, pamplemousses, fraises, poires, etc.)
  • Légumes (asperges, haricots et pois verts, choux de Bruxelles, carottes, etc.)
  • Orge
  • Graine de lin, graine de chia

Des nouvelles fibres sont aussi ajoutées aujourd’hui comme source de fibres dans plusieurs produits alimentaires. Sans avoir la même valeur nutritive que les fibres naturellement présentes dans les aliments, ces fibres offriraient quelques avantages, principalement un effet prébiotique et sur la régularité intestinale.

Comment les consommer ?

  • Ajoutez du son de blé, d’avoine ou du psyllium (céréales All-Bran BudsMC) à vos céréales à déjeuner, yogourts et préparations de muffins maison.
  • Ajoutez des fruits, des fruits séchés, des noix ou des graines à vos céréales à déjeuner.
  • Consommez les fruits frais avec leur pelure plutôt que les jus de fruits.
  • Conservez des légumes et des fruits surgelés pour dépanner.
  • Substituez la moitié de la farine blanche tout-usage par de la farine de blé entier dans vos recettes de biscuits, muffins et gâteaux.
  • Préparez des légumes ou des fruits coupés : comme collation, accompagnés d’une trempette à base de yogourt.
  • Ajoutez des amandes, des graines de sésame, de citrouille, de tournesol ou de lin dans vos salades, à vos yogourts ou faites-en une collation. (Notez que les noix sont tout de même riches en gras et en calories. Allez-y modérément, soit 1 à 2 c. à table (15 à 30 ml).)
  • Intégrez des légumineuses dans votre alimentation, entières, en purées, en chili, en houmous, en salade ou dans vos soupes. Remplacez une partie de la viande par des légumineuses dans votre sauce à spaghetti, votre pâté chinois ou votre pain de viande.
  • Privilégiez les céréales à déjeuner et les pains tranchés à grains entiers.
  • Essayez les grains entiers, tels que l’amarante, l’avoine, l’épeautre, le millet, le quinoa, le riz brun ou sauvage, le triticale et l’orge.

Augmentez votre consommation de fibres de façon progressive pour laisser le temps à votre système digestif de s’adapter et n’oubliez pas de bien vous hydrater tout au long de la journée pour assurer l’efficacité des fibres.

Les protéines de soya

cancer prostate et bienfaits des protéines de soya

Pour ce qui est de la prévention du cancer de la prostate, on sait que le soya contient un oestrogène naturel qui peut équilibrer les androgènes. Il y a aussi des mécanismes hormonaux additionnels par lesquels le soya peut inhiber l’apparition et la progression du cancer. Il est actuellement recommandé de prendre 50 mg à 60 mg de protéines de soya par jour aux patients qui désirent ce type de traitement en complément aux formes habituelles du traitement du cancer de la prostate.

Bienfaits des protéines de soya

Le soya contient des antioxydants, nommés polyphénols, susceptibles d’inhiber la croissance des tumeurs.  On les retrouve dans : fromage de soya, fèves de soya, lait de soya, noix de soya, protéines de soya en poudre, yogourt au soya, tofu, céréales de soya et substituts de viande.

On conseille également de réduire ou d’éliminer la viande rouge des menus. Idéalement, seulement 15 % des calories ingérées par jour devraient provenir de matières grasses.

Les fèves de soya font partie de la grande famille des légumineuses, comme les haricots, les pois secs, les lentilles et les pois chiches. Originaire d’Asie et cultivé en Chine depuis 13 000 ans, le soya est un des premiers aliments que l’être humain a fait pousser.

Sa valeur nutritive

Le soya est un aliment ayant une valeur nutritive intéressante. En effet, 250 ml (1 tasse) de fèves de soya cuites contiennent autant de protéines que 100 g de viande, de volaille ou de poisson cuits. De plus, contrairement aux autres légumineuses, la qualité des protéines du soya se compare bien avec celle des protéines de la viande. Le soya est aussi une excellente source de minéraux, dont le calcium, le fer et le zinc.

Toutes les légumineuses, dont le soya, ne contiennent pas de cholestérol. Et même si le contenu en matières grasses du soya est légèrement plus élevé que celui des autres légumineuses, on n’y retrouve que de bons gras : des gras monoinsaturés et polyinsaturés, dont les oméga-3 !

Comment les consommer ?

Les produits du soya sont fabriqués à partir des fèves de soya. Ils gagnent à être connus afin de se faire une place à notre menu. Les épiceries offrent une variété de produits de soya. Faisons le tour de la question afin de mieux s’y retrouver.

Le tofu

Aliment versatile, le tofu a un goût neutre et est offert en plusieurs textures. Le tofu ferme ou extra ferme peut être utilisé dans les sautés de légumes, les soupes, les sauces pour les pâtes, etc. Le tofu soyeux est idéal pour la préparation de sauces lisses, trempettes, desserts crémeux, boissons fouettées ou potages.

Les fèves de soya rôties

Les fèves sont trempées dans l’eau, puis rôties dans l’huile ou à la chaleur sèche. Avec leur goût qui se rapproche de celui des arachides, les fèves de soya rôties sont vendues nature, salées ou assaisonnées.

Leur valeur nutritive est particulièrement intéressante, comparativement à une même quantité d’amandes. Les fèves de soya rôties à l’huile contiennent 2 fois plus de protéines et 30 % moins de gras! Notez que ces produits demeurent tout de même des aliments riches en matières grasses, puisqu’une portion de 40 g contient 11 g de gras.

Les boissons de soya

Les boissons de soya sont obtenues à partir des fèves de soya broyées dont on a extrait un liquide ayant l’apparence du lait.

Le contenu en protéines des boissons de soya varie en fonction de la quantité de soya présent : on retrouve des teneurs en protéines allant de 5 à 9 g par 250 ml (1 tasse). Pour fournir un apport suffisant en protéines, les boissons de soya contenant plus de 7 g par 250 ml sont conseillées, puisqu’une tasse de lait renferme environ 8,5 grammes de protéines. Cependant, les boissons de soya ne peuvent remplacer le lait à moins qu’elles ne soient enrichies.

En effet, la teneur en calcium, en vitamines D, B2, B12, A et en zinc des boissons de soya enrichies est égale ou supérieure (vitamine B12) à celle du lait. Le contenu en fer des boissons de soya est également un avantage à ne pas négliger, car il fournit en moyenne de 8 à 14 % de l’apport quotidien recommandé en fer (ce qui représente de 1 à 2 mg de fer par tasse de boisson de soya).

Les boissons de soya nature peuvent être bues telles quelles ou encore incorporées partout où on utiliserait du lait de vache : dans le thé ou le café, versées sur les céréales ou pour la cuisson des sauces, des potages, etc.

Les omégas 3

cancer prostate et bienfaits des omégas 3

Les études ont montré une corrélation entre consommation de poissons riches en omega-3 et une baisse du risque de développement de certains cancers comme celui du sein, ovaire, prostate et côlon. Cet effet serait dû à la capacité des omega-3 à diminuer la production de molécules inflammatoires (qui favorisent le développement du cancer), à favoriser la mort des cellules cancéreuses par apoptose et en empêchant la multiplication de vaisseaux sanguins dont le but est de nourrir les cellules cancéreuses. Ces acides gras jouent un rôle important dans la préservation d’une prostate saine et dans la régénération des tissus.

Bienfaits des omégas 3

On oublie souvent l’importance de certains « bons » gras dans notre alimentation quotidienne. C’est le cas des gras dits polyinsaturés: les omega-6 et les omega-3. Ces gras sont capitaux pour notre organisme, mais le corps humain est incapable de les fabriquer. La seule solution pour lui est de le trouver dans notre alimentation. Les omega-6 sont présents en grande quantité dans les aliments dont nous avons l’habitude de consommer (viandes, œufs, légumes…). Les omega-3 quant à eux sont présents dans peu d’aliments. On les retrouve dans les poissons et dans des sources dites végétales (voir plus bas).

Pourtant, il est essentiel de garder un bon équilibre entre omega-6 (qui sont utilisés par le corps pour fabriquer des molécules participant à l’inflammation) et omega-3 (qui eux, fabriquent des molécules anti-inflammatoires). Sinon, cela laisse un terrain propice au développement de maladies comme le cancer.

Ces acides gras jouent un rôle important dans la préservation d’une prostate saine et dans la régénération des tissus.

Il existe 2 types d’oméga 3

Les poissons

  • Les poissons – sardine, hareng, maquereau, saumon, truite arc-en-ciel, etc. sont une grande source d’omega-3. Il est conseillé d’en manger au moins 2 fois par semaine.
  • Mieux vaut les consommer frais, car les poissons surgelés perdent leurs omega-3 au fur et à mesure du temps de conservation.
  • On peut aussi penser aux sardines en boites, mais seulement si elles sont conservées dans de l’huile d’olive et non de tournesol qui est trop riche en omega-6.

Les sources végétales

  • Les sources incluent les noix de Grenoble fraîches, graines de lin, huile de noix, huile de canola, fèves de soja, tofu, etc.
  • Les graines de lin sont intéressantes. Ce sont des sources de phytoestrogènes et elles contiennent également des acides gras qui peuvent avoir un effet bénéfique dans le contexte du cancer de la prostate. Il est recommandé de ne pas dépasser une dose quotidienne de 45g, car les graines de lin peuvent entraîner des problèmes de digestion. On peut moudre les graines et les mélanger avec d’autres aliments ou consommer de l’huile de lin (qui sera à conserver au réfrigérateur dans une bouteille opaque pour éviter l’oxydation et à consommer dans les 3 mois).

Le thé vert

cancer prostate et bienfaits du thé vert

Comme pour le soya, on s’intéresse beaucoup aux propriétés médicinales du thé vert. Le thé vert est riche en catéchines (polyphénols). Ces composés ont d’importantes propriétés antitumorales. Le thé vert est également un puissant antioxydant, un détoxifiant. Il facilite la mort des cellules cancéreuses et agit sur le processus d’angiogenèse. En laboratoire, il augmente les effets de la radiothérapie sur les cellules cancéreuses. La consommation de thé vert peut être bénéfique pour les hommes atteints du cancer de la prostate.

Bienfaits du thé vert

Le thé vert constitue une source exceptionnelle de molécules anticancéreuses d’une grande puissance qui font de lui l’un des éléments clés pour tout régime alimentaire anticancer. Que les thés soient verts, noirs ou wulong, ils sont tous issus de la même plante. Mais leurs caractéristiques changent selon le procédé de séchage des feuilles.

Au cours du procédé de fermentation utilisé pour la fabrication du thé noir, des modifications se produisent dans la nature des polyphénols provoquant leur oxydation et la production des pigments noirs. Cette oxydation élimine presque tout le potentiel anticancéreux des polyphénols. Les thés verts quant à eux sont ceux qui subissent le moins de transformation.

Les études réalisées ces dernières années ont montré le bienfait du thé vert sur la prévention du cancer en particulier pour les cancers de la vessie, de la prostate, du sein et de l’estomac.

Le thé vert est également un puissant antioxydant, un détoxifiant. Il facilite la mort des cellules cancéreuses par apoptose (suicide cellulaire programmé) et agit sur le processus d’angiogenèse. En laboratoire, il augmente les effets de la radiothérapie sur les cellules cancéreuses.

Comment le consommer ?

  • Une infusion de moins de 5 minutes ne parvient qu’à en extraire 20 % tandis qu’une infusion de 8 à 10 minutes permet une libération quasi totale des polyphénols. Il est donc recommandé d’infuser 2 g de thé vert pendant 10 minutes et de le boire dans l’heure qui suit.
  • L’ajout de citron dans le thé multiplie par 5 la quantité de catéchines absorbées par l’organisme.
  • Par contre, il faut absolument éviter de boire du thé avec du lait, car d’après une étude publiée dans la revue médicale European Heart Journal, le lait annihilerait les bénéfices du thé et diminuerait la teneur en catéchines du thé.

Le chocolat noir

cancer prostate et bienfaits du chocolat noir

Le cacao est connu pour son abondance en polyphénols d’où sa grande capacité antioxydante. Il serait d’ailleurs l’un des aliments les plus riches en flavonoïdes (en particulier la catéchine et l’épicatéchine). Les études faites en laboratoire ont d’ailleurs mis en évidence leur capacité à retarder le développement de certains cancers et à contrer la croissance de cellules cancéreuses.

Bienfaits du chocolat noir

Un seul carré de chocolat noir contient deux fois plus de polyphénols qu’un verre de vin rouge et presque autant qu’une tasse de thé vert longuement infusé.

Comment le consommer ?

  • Quel chocolat choisir ? Tous les chocolats n’ont pas la même quantité de cacao et donc la même quantité de flavonoïdes. C’est la poudre de cacao qui en contient le plus, suivi du chocolat noir.
  • L’ajout de produit laitier dans le chocolat inhibe l’absorption des flavonoïdes.
  • Le chocolat blanc n’en contient aucun, car il est produit à partir de beurre de cacao.
  • On recommande de manger 20 g de chocolat noir (contenant au moins 70% de cacao) quotidiennement pour apporter à l’organisme la quantité suffisante de ces polyphénols afin d’obtenir les effets.

Le vin rouge

cancer prostate et bienfaits du vin rouge

Le vin rouge est une grande source de polyphénols dont le principal est le resvératrol. Le resvératrol, contenus dans les raisins, mais surtout le vin rouge, est une molécule qui agit sur les gènes responsables du vieillissement, active les mécanismes de réparation des cellules, aide à leur longévité et a une formidable capacité de ralentissement de la progression des tumeurs.

Bienfaits du vin rouge

C’est le premier composant naturel capable de bloquer ou de stopper diverses étapes du développement d’un cancer et cela, dans autant de types de cancers différents. Il est efficace dans les trois phases du processus du cancer : initiation, promotion et progression.

Le resvératrol semble combattre le cancer par une multitude de façons allant du blocage des œstrogènes et les androgènes jusqu’à la modulation de gènes. Il travaille contre un grand nombre de cancers, au niveau de la prévention comme à celui du traitement.

La présence importante de resvératrol dans le vin rouge est due à la longue fermentation de la pulpe du raisin, mais également de sa peau et de ses pépins où est concentré le maximum de polyphénols. Les vins rosés et blancs connaissant une fermentation beaucoup plus courte en possèdent moins. De plus, l’alliance avec l’alcool permet une meilleure extraction de cette molécule.

Le vin étant mis à l’abri de l’oxygène pour sa conservation, permet d’éviter une oxydation de ses composés actifs. Ce qui n’est pas le cas des raisins secs par exemple.

Particulièrement, il a été analysé en laboratoire que le resvératrol est efficace pour la prévention du développement des cancers du sein, du côlon et de l’oesophage.

Comment le consommer ?

Une consommation quotidienne d’un à deux verres de vin rouge de 125ml pour les hommes et d’un verre pour les femmes correspond à la quantité la plus susceptible d’obtenir ces résultats. Une consommation supérieure entraînerait selon certaines études l’effet inverse. Il est a noté que le vin de Bourgogne est particulièrement riche en resvératrol.

Vitamines D-E et sélénium

sources de vitamines pour le cancer prostate

La Vitamine D

cancer prostate et sources vitamine D

En dépit de son nom, la vitamine D n’est pas vraiment une vitamine, mais une hormone qui se synthétise sous l’effet du soleil. La majorité des Québécois, en particulier les personnes âgées, manquent de vitamine D, surtout l’hiver. Compte tenu de ce fait, de nombreuses études ont suggéré que la carence en vitamine D pouvait être associée à l’apparition du cancer de la prostate et à sa progression.

Recommandations

Du fait de la latitude nordique du Canada et de la faiblesse des rayons du soleil en automne et en hiver, il est recommandé à tous les Québécois, aux hommes atteints du cancer de la prostate ou présentant un risque élevé d’en développer un de prendre des suppléments de vitamine D.

Comment la consommer ?

Des doses allant jusqu’à 1500 UI semblent sécuritaires et sont recommandées. De là la prise de supplément.

Les 20 meilleures sources de vitamine D

  • Espadon grillé = 100 g (3 ½ oz)
  • Anguille grillée = 100 g (3 ½ oz)
  • Saumon, grillé ou poché = 100 g (3 ½ oz)
  • Saumon en conserve = 100 g (3 ½ oz)
  • Saumon fumé = 100 g (3 ½ oz)
  • Thon rouge grillé = 100 g (3 ½ oz)
  • Hareng de l’Atlantique, mariné = 100 g (3 ½ oz)
  • Truite grillée = 100 g (3 ½ oz)
  • Doré grillé = 100 g (3 ½ oz)
  • Flétan, de l’Atlantique ou du Pacifique, grillé = 100 g (3 ½ oz)
  • Hareng de l’Atlantique, grillé = 100 g (3 ½ oz)
  • Oeuf de poule, jaune seulement, cru = 2-4 gros jaunes (80 g)
  • Brochet grillé = 100 g (3 ½ oz)
  • Lait de vache, 0 % à 3.25 % MG = 250 ml (1 tasse)
  • Boisson de soya enrichie = 250 ml (1 tasse)
  • Boisson de riz enrichie = 250 ml (1 tasse)
  • Plie ou sole grillée = 100 g (3 ½ oz)
  • Sardine de l’Atlantique, en conserve = 100 g (3 ½ oz)
  • Thon en conserve = 100 g (3 ½ oz)
  • Foie de boeuf, braisé ou sauté = 100 g (3 ½ oz)

Le sélénium

cancer prostate et sources sélénium

On trouve du sélénium dans la levure de bière, le germe de blé, le foie de poulet, les noix et les germes, la morue, le thon, le hareng, les crevettes et les huîtres. Les noix du Brésil peuvent avoir une concentration relativement élevée de sélénium (839 microgrammes), mais elles sont riches en calories et en gras. Un régime alimentaire sain contient 70 microgrammes de sélénium par jour.

Toxique à haute dose

Le sélénium doit être utilisé avec précaution. Des doses importantes peuvent être toxiques. De récentes études ont démontré que la prévention du cancer de la prostate s’est avérée négative (sans effets bénéfiques). Il est donc clair que d’autres études sont nécessaires et que les données dont nous disposons ne nous incitent pas à recommander de prendre des suppléments de sélénium.

Comment le consommer ?

Actuellement, on recommande aux patients de prendre 100 à 200 microgrammes de sélénium par jour.

Les 20 meilleures sources de sélénium

  • Noix du Brésil déshydratées = 60 ml (1/4 tasse)
  • Huîtres du Pacifique, crues ou cuites à la vapeur = 100 g (3 ½ oz) (2 à 4 moyennes)
  • Thon en conserve = 100 g (3 ½ oz)
  • Abats de dinde ou de poulet, braisés = 100 g (3 ½ oz)
  • Espadon ou plie, cuit au four ou grillé = 100 g (3 ½ oz)
  • Hareng de l’Atlantique, mariné = 100 g (3 ½ oz)
  • Sardines de l’Atlantique, en conserve = 100 g (3 ½ oz)
  • Noix mélangées, incluant les arachides, rôties = 60 ml (1/4 tasse)
  • Palourdes en conserve = 100 g (3 ½ oz) (13 moyennes)
  • Côtelettes de porc cuites = 100 g (3 ½ oz)
  • Thon, flétan, morue, sébaste, aiglefin, saumon, cuit au four ou grillé = 100 g (3 ½ oz)
  • Champignons shiitakes, séchés = 10 champignons (36 g)
  • Crabe ou homard, cuit à la vapeur ou bouilli = 100 g (3 ½ oz)
  • Saumon, cuit au four ou en conserve = 100 g (3 ½ oz)
  • Crevettes crues ou cuites = 100 g (3 ½ oz)
  • Agneau, épaule, braisé = 100 g (3 ½ oz)
  • Boeuf, extérieur de ronde, braisé = 100 g (3 ½ oz)
  • Canard domestique rôti = 100 g (3 ½ oz)
  • Jambon régulier (11 % MG), rôti = 100 g (3 ½ oz)
  • Oeuf poché = 1 gros

La vitamine E

cancer prostate et sources vitamines E

La vitamine E est le principal antioxydant intracellulaire. On la trouve surtout dans les huiles végétales, mais on la prend souvent sous la forme d’un supplément alimentaire. On a longtemps cru que la vitamine E était inoffensive, mais des études récentes ont remis son innocuité en question dans le cas de doses élevées. Il n’est pas recommandé de dépasser la dose quotidienne de vitamine E.

Comment la consommer ?

  • De façon générale, les noix, les graines, les huiles végétales et, dans une moindre mesure, les légumes à feuilles vertes sont de bonnes sources de vitamine E.
  • Notez tout de même que les arachides et les pistaches contiennent moins de vitamine E que, par exemple, les amandes, les noisettes et les graines de tournesol.
  • L’apport quotidien de 15 mg est suffisant.

Les 20 meilleures sources de vitamine E

  • Huile de germe de blé = 15 ml (1 c. à table)
  • Amandes non blanchies, rôties à sec ou dans l’huile, ou déshydratées = 60 ml (1/4 tasse)
  • Graines de tournesol rôties à sec = 60 ml (1/4 tasse)
  • Noisettes, avelines non blanchies, rôties à sec = 60 ml (1/4 tasse)
  • Huile de tournesol = 15 ml (1 c. à table)
  • Huile de carthame = 15 ml (1 c. à table)
  • Céréales à déjeuner, 100 % son (type All Bran) = 30 g (1 oz)
  • Noix de pin (pignons) séchées = 60 ml (1/4 tasse)
  • Arachides rôties dans l’huile = 60 ml (1/4 tasse)
  • Pâte de tomates en conserve = 60 ml (1/4 tasse)
  • Purée de tomates en conserve = 125 ml (1/2 tasse)
  • Noix du Brésil séchées = 60 ml (1/4 tasse)
  • Noix mélangées, rôties à l’huile ou à sec = 60 ml (1/4 tasse)
  • Rogue (œufs de poissons), espèces diverses = 30 ml (2 c. à table)
  • Son de maïs ou de blé, brut = 30 g (1 oz)
  • Huile d’arachide, d’olive, de canola ou de maïs = 15 ml (1 c. à table)
  • Avocat = ½ avocat (100 g)
  • Sardines en conserve, avec arêtes = 100 g (3 ½ oz)
  • Asperges, bouillies ou crues = 125 ml (1/2 tasse)
  • Épinards bouillis = 125 ml (1/2 tasse)
bandeau ligne 1 855 pour cancer prostate
Retour
Nouvelles de PROCURE