Nouvelles de PROCURE

juin 27, 2019

Pourquoi l’APS joue un rôle si important durant et après votre traitement?

Que vous soyez actuellement sous surveillance active, hormonothérapie, chimiothérapie ou que vous ayez opté pour la chirurgie ou la radiothérapie, votre taux sanguin d’antigène prostatique spécifique (APS) est un indicateur important de l’efficacité et de votre réponse au traitement. De manière générale, votre taux d’APS devrait chuter, être à des niveaux très faibles ou indétectables (0), selon votre type de traitement, ou à quel moment vous devriez commencer un traitement si vous êtes suivi en surveillance active.

Votre suivi médical

Votre suivi sera en fonction de votre traitement. Si vous avez été traité par chirurgie, par radiothérapie, par hormonothérapie ou par une association de ces traitements, les visites auront habituellement lieu 6 à 8 semaines après le début du traitement. Ensuite, vous reverrez votre spécialiste à des intervalles réguliers (3 à 6 mois). Après cinq années sans récidive, si tout va bien, on passe à un suivi annuel.

Votre taux d’APS

Votre médecin fera chaque fois un dosage de l’APS puisque c’est le test qui prédit le mieux le risque de récidive du cancer de la prostate. Il fait aussi parfois un toucher rectal. À chaque consultation, votre prise de sang permet au médecin de surveiller votre taux d’APS en évaluant trois paramètres:

  • si le taux d’APS augmente
  • combien de temps après le traitement cela s’est-il produit
  • et combien de temps faut-il à ce taux pour doubler (c’est sa vélocité)

Plus ces périodes sont courtes, plus le risque de récidive est grand et plus cette récidive sera agressive. Par exemple, un taux d’APS qui recommence à monter huit mois après l’opération et qui double en six mois est beaucoup plus inquiétant qu’un taux d’APS qui commence à grimper trois ans après la chirurgie et qui met un an à doubler.

Avec la radiothérapie, le taux d’APS devrait commencer à diminuer dans les mois qui suivent le début du traitement. Il arrive que ce taux continue de baisser un an après le traitement. Plus le taux chute, meilleures sont les chances que le cancer soit maîtrisé. On ne s’attend pas à ce que le taux d’APS tombe à 0 ng/mL puisqu’il est pratiquement impossible de détruire 100 % des cellules prostatiques. D’ordinaire, le taux d’APS descend à moins de 1 ng/mL et s’y maintient.

Pourquoi est-il important d’aller à tous ses rendez-vous de suivi

Dans l’article Vous ne répondez plus à votre hormonothérapie? nous avons mentionné que votre médecin saura que l’hormonothérapie a cessé d’être efficace lorsque les résultats de vos analyses sanguines révèlent une hausse de votre taux d’APS et un faible taux de votre testostérone. C’est le signe que votre maladie progresse malgré tout. On parle alors d’un cancer hormono-résistant (cancer de la prostate résistant à la castration-CPRC) avec ou sans métastases décelables.

Comme les nouveaux agents, tel l’apalutamide (Erleada), sont indiqués pour les hommes dont le cancer est devenu résistant à l’hormonothérapie et chez qui le risque d’apparition de métastases est très élevé en raison de la hausse de leur APS, il est important d’aller à tous ses rendez-vous de suivi. Si tel est votre cas, si votre taux d’APS monte à chaque dosage, votre médecin pourrait décider de faire un suivi plus serré, donc des rendez-vous et des dosages de l’APS plus rapprochés, comme par exemple aux 3 mois, peut-être même plus fréquemment. Selon l’évolution de votre cancer, votre médecin pourrait vous prescrire un des nouveaux agents disponibles qui peuvent retarder le développement de métastases ou vous proposer une autre option.

Comme l’évolution du cancer de la prostate est très variable, tous les patients n’auront pas besoin de ces traitements préventifs. Ouvrir la discussion avec votre médecin et comprendre toutes vos options aidera à prendre la décision la mieux adaptée pour vous.

Vous avez des questions ou des préoccupations? Surtout, n’hésitez pas. Contactez-nous au 1 855 899-2872 pour discuter avec une infirmière spécialisée en uro-oncologie. C’est simple et gratuit, comme tous nos services d’ailleurs.

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Sources et références
Le cancer de la prostate – Comprendre la maladie et ses traitements; Fred Saad, MD, FRCSC et Michael McCormack, MD, FRCSC, 4e et 5e édition
Société canadienne du cancer
Santé Canada approuve ERLEADA™ (apalutamide en comprimés)
Smith MR, Saad F, Chowdhury S, et al. Apalutamide Treatment and Metastasis-free Survival in Prostate Cancer. N Engl J Med. 2018.

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