Biobanque

 

250x52px_biobanque_logo

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=q-fkxRBcJ4M&feature=player_embedded

Pourquoi créer une banque de matériel biologique?

Au cours de l’année, on estime que 4 800 hommes seront diagnostiqués d’un cancer de la prostate au Québec. Malgré les avancées de la recherche et la découverte de certains facteurs de risque, dont l’âge, la race, les antécédents familiaux, et possiblement les habitudes de vie, on ignore toujours quels facteurs prédisposent les hommes à développer un cancer de la prostate. En fait, tout homme de plus de 50 ans ou 1 sur 7 est à risque. On ignore aussi ce qui contribue à l’agressivité et à la progression de la maladie. Au pays, 800 décès seront attribués au cancer de la prostate au Québec. En définitive, on se doit de réaliser et d’admettre que la situation du cancer de la prostate chez l’homme est sensiblement une image miroir de la situation du cancer du sein chez la femme.

En dépit de ces sombres données, la cause du cancer de la prostate demeure méconnue dans la population en général et la recherche dans ce domaine est sous-financée par nos gouvernements. De plus, le manque d’outils adéquats ralentit les progrès alors que tous les espoirs sont permis depuis les progrès spectaculaires accomplis dans le domaine des biotechnologies. La découverte du génome humain a changé le «momentum». En outre, on envisage des progrès sans précédent dans la connaissance des processus biologiques vitaux. Ces perspectives ouvrent des horizons nouveaux, notamment en oncologie. Or le potentiel de telles découvertes, spécifiquement pour le cancer de la prostate, restera limité si la recherche ne peut être menée, de manière standardisée et prospective, sur de grandes populations d’hommes à risque ou atteints de cette maladie.

L’urgence d’agir a poussé PROCURE, le seul organisme à but non lucratif et totalement bilingue dédié à la cause du cancer de la prostate au Canada, à développer un outil de recherche extrêmement prometteur, la Biobanque PROCURE du cancer de la prostate du Québec.

Le Québec est un endroit par excellence pour établir une telle Biobanque en raison des caractères génétiques de sa population fondatrice ainsi que ceux de ses populations ethniquement diversifiées. De plus, la stabilité relative de la population du Québec permet d’assurer un suivi à long terme des participants. Finalement, la longue tradition de collaboration et d’excellence en recherche à travers la province témoigne de la capacité des cliniciens et scientifiques québécois à établir une Biobanque du cancer de la prostate de calibre international.


Objectifs

La Biobanque PROCURE a de multiples objectifs. Le premier vise d’abord à collecter et entreposer des échantillons biologiques diversifiés. Dans le projet en cours initié en 2005, les efforts portent sur les tissus prostatiques, le sang, l’urine, l’ADN et l’ARN provenant d’un grand nombre de patients consentants atteints du cancer de la prostate et qui subissent une chirurgie radicale pour enlever leur prostate. La seconde phase portera sur les hommes à risque élevé de développer un cancer de la prostate, lesquels seront enrôlés au moment de leurs biopsies.

La Biobanque recueille en parallèle les informations cliniques et sociodémographiques des patients. Leur suivi sur une base annuelle permet d’ajouter périodiquement des biospécimens et des données cliniques issues de ces mêmes patients, ce qui en augmente grandement la valeur de la Biobanque. Enfin tel qu’initialement prévu, ces biospécimens et données seront ultérieurement redistribués aux chercheurs de la communauté scientifique afin d’effectuer des recherches sur le cancer de la prostate, à la fois innovatrices et de grande envergure. L’objectif ultime de la Biobanque PROCURE est que les résultats de ces recherches permettent d’accroître la qualité des soins et d’accélérer l’impact de la recherche sur les soins donnés aux hommes atteints du cancer de la prostate.


Perspectives

Il sera bientôt possible de jumeler des biospécimens de haute qualité avec les données cliniques et sociodémographiques d’un grand nombre de patients atteints du cancer de la prostate afin d’intensifier les recherches sur cette maladie.

Il est prévisible que l’on puisse franchir des pas de géants puisque les résultats de ces recherches ont le potentiel d’identifier des facteurs de risque additionnels, d’améliorer les méthodes de dépistage du cancer de la prostate, de raffiner les traitements et contrer la progression du cancer, et d’aider à prévenir le développement de la maladie.

Ceci aura été rendu possible grâce aux efforts concertés et consentis par tous les participants, mentionnons d’abord plus de 2000 patients sur un objectif de 2000 qui ont déjà accepté de contribuer au projet de la Biobanque PROCURE, et ce, de concert avec leurs médecins et les équipes en place (chercheurs, pathologistes, et personnels) au sein de quatre centres universitaires du Québec et des instituts de recherche affiliés afin d’ultimement faire une différence au niveau des soins en santé.


Structure

La Biobanque PROCURE du cancer de la prostate du Québec existe grâce aux partenariats établis par PROCURE depuis 2007 avec quatre des centres hospitaliers universitaires du Québec. Le projet est associé au Réseau de Recherche sur le Cancer du Fonds de la Recherche en Santé du Québec (FRSQ). La Biobanque est gouvernée par un Comité central formé de membres des conseils de direction et d’administration de PROCURE ainsi que trois représentants (urologue à titre d’investigateur principal, chercheur, et pathologiste) de chacun des centres universitaires.

Le Comité comprend les membres suivants :

Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM)

  • Fred Saad, M.D.
  • Anne-Marie Mes-Masson, Ph.D.
  • Mathieu Latour, M. D.

Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke (CHUS)

  • Michel Carmel, M. D.
  • Alain Piché, M.D.
  • Alexandre Doueik, M.D

Centre Hospitalier Universitaire de Québec (CHUQ)

  • Louis Lacombe, M. D.
  • Alain Bergeron, Ph.D.
  • Bernard Têtu, M.D.

Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM)

  • Armen Aprikian, M.D.
  • Simone Chevalier, Ph.D.
  • Fadi Brimo, M.D.

PROCURE

  • Laurent Proulx, Directeur Général
  • Cédric Bisson, M.D., L.L.B.
  • Armen Aprikian, M.D., Président du comité central
  • Simone Chevalier, Ph.D., directrice de la Biobanque
  • Ginette McKercher, coordonnatrice de la Biobanque
  • Anne-Marie Mes-Masson, directrice du Réseau de Recherche sur le Cancer du FRSQ