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décembre 1, 2020

Cancer de la prostate avancé-Que dois-je savoir?

Cancer de la prostate avancé-Que dois-je savoir? Le terme « cancer de la prostate avancé » ne décrit pas qu’un seul type de maladie, mais plusieurs. Il peut s’agir d’un cancer localement avancé, d’un cancer qui récidive, d’un cancer avec métastases ou encore d’un cancer résistant à la castration. Ces termes vous sont peut-être méconnus et peuvent soulever de nombreuses interrogations. Voici en 5 points ce que vous devriez savoir.

  1. Votre cancer est revenu? On peut en guérir ou contrôler l’intrus sur le long terme

En général, le médecin décèle une récidive lorsque votre taux d’APS recommence à grimper. La vitesse à laquelle votre taux monte et votre type de cancer l’aident à déterminer s’il s’agit d’une récidive locale ou métastatique. En présence d’une récidive, on peut avoir recours à diverses options de traitement, avec pour but de guérir, sinon de contrôler de sa progression, si elle est agressive. L’hormonothérapie standard fait souvent partie des options de traitement et peut arriver à maîtriser l’évolution de votre cancer pendant plusieurs années.

  1. Votre taux d’APS remonte malgré votre traitement d’hormonothérapie?

Votre médecin pourrait retarder le début d’un traitement additionnel si le taux augmente très lentement sur une longue période, car la progression vers des métastases peut s’échelonner sur plusieurs années. Cependant, si avez une augmentation rapide de votre APS (vous passez de 1 à 2 à 4 à 8 en moins d’un an), une hormonothérapie de nouvelle génération peut être offerte. Les résultats d’études obtenus avec l’apalutamide (Erleada), l’enzalutamide (Xtandi) et le darolutamide (Nubeqa) montrent qu’elles permettent toutes de retarder de plusieurs années l’apparition des métastases. C’est que l’on nomme le cancer résistant à la castration sans métastase.

  1. Votre cancer progresse et nous sommes en présence de métastases?

De recevoir un diagnostic de cancer de la prostate avec métastases est plutôt rare de nos jours en raison des tests de dépistage et du dosage de l’APS. D’importantes études publiées ont montré que si l’on commence l’hormonothérapie dès qu’il y a des métastases, on prolonge la survie de façon significative. De plus, l’ajout d’une hormonothérapie de nouvelle génération, par exemple l’abiraterone (Zytiga), l’enzalutamide (Xtandy), l’apalutamide (Elreada) ou et le darolutamide (Nubeqa) – peuvent être administrées en présence de métastases, que vous soyez résistant ou sensible à votre hormonothérapie standard. Ceci permet de « frapper fort » le cancer au début et ainsi le garder en rémission le plus longtemps possible. De plus, l’hormonothérapie de nouvelle génération peut être prescrite avant ou après une chimiothérapie.

  1. Ais-je épuisé mes options de traitements si je ne réponds plus à aucune hormothérapie?

L’hormonothérapie - standard ou de nouvelle génération - peut arriver à maîtriser l’évolution de votre cancer pendant plusieurs années. Si votre cancer développe une résistance à ces classes de médicaments, vous pourriez être traité par la chimiothérapie, par le radium-223, ou par le biais d’un protocole de recherche, s’il y en a un cours bien sûr. Chose est certaine: votre traitement aura pour but de prolonger votre vie, de ralentir l’évolution du votre cancer, de soulager vos symptômes si vous en avez et de rehausser votre qualité de vie.

  1. Votre cancer est tenace et continu de progresser? L’importance des avancés en recherche

Depuis plus de 10 ans, plusieurs études ont permis l’approbation de multiples traitements chez les patients rendus à ce stade, sans compter les nouvelles molécules disponibles et les protocoles de recherche en cours. Par exemple, l’utilisation en imagerie médicale du PSMA, un marqueur spécifique, changera la prise en charge du cancer de la prostate. Il permettra de déceler une récidive ou atteinte ganglionnaire au tout début ou permettra d’envoyer des têtes chercheuses de tumeurs et les détruire au passage. Pour les hommes porteurs de la mutation BRCA et traités à l’olaparib, un inhibiteur de PARP, nous avons constaté un ralentissement important dans la progression de la maladie. Les PARP sont des enzymes qui aident à réparer les dommages causés à l’ADN. En les bloquant, l’olaparib empêche les cellules cancéreuses de procéder aux réparations et provoque ainsi leur mort. C’est que, dans un proche avenir, les traitements seront personnalisés selon votre carte génétique (ADN). C’est pour cela qu’il est très important, et ce malgré la pandémie, de continuer à consulter votre médecin pour vos suivis, vos traitements et poser des questions si votre cancer est tenace et se colle à vous.


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