Nouvelles de PROCURE

septembre 3, 2019

J’étais prêt à tout, sauf… L’histoire de Jean

Pour certains hommes, recevoir un diagnostic de cancer de la prostate est complètement déstabilisant, mais pas nécessairement une surprise lorsqu’il y a une importante histoire de cancer, surtout de cancer de la prostate, dans la famille. Pour ces hommes, témoins de père, oncle, grand-père ou frère aux prises avec cette maladie, le dépistage est déjà de mise sur une base annuelle. Leurs questions - sur notre ligne 1 855 899-2873 pour parler à une de nos infirmières spécialisées en uro-oncologie suite à un diagnostic pour certains d’entre eux - sont directes, souvent en fonction du traitement qu’ils ont dès lors choisi. En d’autres mots, déjà bien informés, ils ne veulent que des précisions… plus précises sur un aspect de la maladie ou de leur traitement.

Par contre, pour la majorité des hommes, ce n’est pas le cas, comme Jean.


« […] Je venais d’avoir 45 ans. Je me sentais en forme. Je caressais de grands projets et m’y impliquais à fond. Tout paraissait clair à l’horizon. Je n’avais aucune maladie connue. Et pour cause, pensais-je, je ne fume pas. Je ne bois pas. Je ne souffre d’aucune allergie. Rien pour me signaler que je devais ralentir mon rythme de travail, ni modifier légèrement ou radicalement mon style de vie. Rien pour me faire penser à la maladie ou à la mort. La maladie n’était pas pour moi, pensais-je. […] »

« […] Lorsque je me suis présenté à l’hôpital pour recevoir les résultats de ma biopsie, j’étais prêt à tout, sauf à ce que j’allais entendre ce matin-là. Or, même si après coup, je réalise que j’avais réuni tous les symptômes conduisant à un diagnostic du cancer de la prostate, je refusais de voir la réalité en face et espérais alors que tous ces indices n’étaient en fin de compte que les effets d’une période de stress énorme et que tout cela allait s’estomper dans les semaines à venir… et blablabla… Pure rationalisation! La vérité ne ressemblait pas du tout à cela. L’expérience allait m’apprendre qu’il y a la perception toute subjective du patient; et qu’il y a la vérité toute objective de la biopsie. Cette dernière n’allait pas tarder à se révéler. […] »

« […] Le choc une fois passé, j’ai mis de côté toute autre lecture prévue et programmée, j’ai lu le manuel que l’urologue m’avait remis, afin de pouvoir me faire une idée claire sur le cancer de la prostate et en particulier sur les diverses thérapies disponibles. Je m’efforçais de me rappeler que j’étais atteint du cancer de la prostate de type modéré; et je fus conséquemment soulagé à l’idée que plusieurs choix de thérapie m’étaient disponibles et qu’il m’était possible de combattre le type de cancer dont j’étais frappé. […] »

« […] Depuis ma maladie, je suis plus conscient de ma vulnérabilité, de ma fragilité et de l’imprévisibilité de la vie. J’apprécie mieux la santé, en ce que je ne la tiens plus pour acquise. En me réveillant chaque matin, je vis ma journée comme si c’était la dernière. Je crois que j’ai attrapé un certain sens de gravité ou de solennité, sinon de sérieux, que je n’avais pas avant. […] »


Jean est un homme extraordinaire et unique… comme vous tous d’ailleurs. Il est en rémission. Sans généraliser, il vit probablement un brin ou une grande anxiété (ou peut-être pas du tout) chaque fois que l’on monitore son taux d’APS. C’est normal. Il faut juste consulter si vous sentez que l’anxiété l’emporte sur votre qualité de vie.

Vous avez des questions ou des préoccupations? Surtout, n’hésitez pas. Contactez-nous au 1 855 899-2872 pour discuter avec une infirmière spécialisée en uro-oncologie. C’est simple et gratuit, comme tous nos services d’ailleurs.

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Source et référence
Passage tiré du livre Le cancer de la prostate en noir & blanc, co-écrit par Jean Fils-Aimé et le radio-oncologue Peter Vavassis.

Rédigé par PROCURE. © Tous droits réservés – 2019

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