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février 4, 2021

Vous avez reçu un diagnostic de cancer de la prostate? 5 points à retenir

Vous avez reçu un diagnostic de cancer de la prostate? D’entrée de jeu, il est important de comprendre trois principes. D’abord, poser le bon diagnostic est fondamental pour le choix du meilleur traitement. Ensuite, le cancer de la prostate croît généralement assez lentement - retarder le traitement d’un, deux ou trois mois ne changera pas nécessairement votre pronostic. Malgré tout, certains cancers progressent rapidement, ce qui conduit à un diagnostic de cancer agressif.  Votre urologue a donc un rôle essentiel et central: bien comprendre la situation dans son ensemble afin de proposer la meilleure option de traitement dans les meilleurs délais.

Voici 5 points à retenir suite à un diagnostic 

  1. Le meilleur remède à l’anxiété face au diagnostic est l’information

Plus vous êtes informé sur la maladie, les options de traitement et les effets secondaires, plus il sera facile pour votre urologue de vous guider dans votre choix de traitement. Sachez que le cancer de la prostate peut être classé selon son risque de progression ou de récidive: faible, intermédiaire favorable ou défavorable et haut risque. À titre d’exemple, votre urologue pourrait vous proposer un traitement plus agressif si votre risque de récidive est élevé. À contrario, il pourrait vous proposer une surveillance active si votre risque de progression est faible. Cela dit, assurez-vous de prendre le temps nécessaire pour la cueillette d’information.

  1. Chirurgie ou radiothérapie?

Lorsque le cancer est confiné à la prostate, les options de traitement peuvent devenir un casse-tête… Vous n’êtes pas un candidat pour une surveillance active? En général, la chirurgie radicale ou la radiothérapie suffisent lorsque la tumeur ne déborde pas de la prostate. Ces deux traitements sont très efficaces avec un taux de guérison semblable 5 à 10 ans après le traitement. Plusieurs études démontrent qu’après un an, la qualité de vie est comparable pour les deux traitements (en tenant compte des effets secondaires et des complications). Après 10 ans, les récidives semblent moins fréquentes chez les hommes qui ont opté pour une prostatectomie radicale.

  1. Votre âge, un facteur important dans votre choix de traitement

Dans le cas des hommes relativement jeunes (50-60 ans), les médecins recommandent généralement une intervention rapide et énergique pour s'en débarrasser le plus vite possible et éviter que le cancer évolue au fil des années. La chirurgie radicale permet de se tourner vers la radiothérapie advenant une récidive (traitement de rattrapage), ce que la radiothérapie ne permet pas. Comme le risque de récidive locale est plus élevé chez les patients plus jeunes, leur suivi étant plus long, c’est là un inconvénient de la radiothérapie auquel il faut songer.

  1. Comprendre les effets secondaires du traitement

Le traitement d’un cancer localisé à votre prostate peut avoir des conséquences sur vos fonctions urinaires, érectiles ou intestinales. Ces effets secondaires s’expliquent par la proximité de vos nerfs érectiles, de votre vessie - et du fait que votre prostate entoure votre urètre, le canal qui permet l’élimination de vos urines - et de votre rectum. Ils varient d’une personne à l’autre selon le degré de la maladie, l’âge et l’état de santé. La bonne nouvelle est que de nombreuses stratégies peuvent vous aider à les gérer. N’hésitez pas à en parler à votre médecin.

  1. Vous devez investir temps et effort dans votre récupération

Peu importe le traitement choisi, il faudra s’impliquer et travailler avec votre urologue, radio-oncologue, nutritionniste ou physiothérapeute pour récupérer votre continence, vos érections, gérer vos problèmes urinaires ou intestinaux. Tout cela requiert patience, persévérance et résilience. En d’autres mots, pour participer à un marathon, on doit faire du jogging et s'entraîner.


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2 commentaires

  • bernard lemonde says:

    Information importante pour moi. Je suis un solitaire donc pas beaucoup de ressourches proches, alors besoin de votre équipe pour passer ce cancer du mieux que je pourrai. Merci pour cette aide, cela diminue vraiement mon stress et anxieté. Merci beaucoup.

  • Gilbert Dumas says:

    À 72 ans 11 mois J’ai été diagnostiqué en Mars 2020 Gleason(4+3=7) donc Risque Intermédiaire Non Favorable Grade 3. Ayant beaucoup d’autres maladies chroniques, pas de chirurgie pour moi. Avril 2020 début de l’hormonothérapie et en Juin 2020, 20 traitements de Radiothérapie. Mon APS est passé de 22.4 µg/L à 0.01 µg/L. Tests à tous 2-3 mois. On teste aussi mon Lymphome NH.

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