Nouvelles de PROCURE

avril 3, 2020

Pourtant, je n’avais aucun facteur de risque…

Il n’y a aucun cas cancer, aucun facteur de risque dans ma famille. Ni du côté de ma mère ni du côté de mon père. Mon oncle est décédé d’un cancer du poumon, mais il fumait comme une cheminée. Je fais du sport, je mange bien, je suis en forme et, selon mon médecin, j’ai un poids santé. Mon APS a toujours été normal – en fait je n’ai jamais eu d’appel de mon médecin après un bilan de santé, donc j’en conclus que mes résultats étaient normaux – et je n’ai jamais eu de problèmes urinaires ou de symptômes quelconques qui laisseraient entrevoir un problème avec ma prostate. Je ne comprends pas.


Combien de fois avons-nous entendu cette histoire de la part d’hommes appelant notre ligne de soutien pour comprendre leur diagnostic de cancer de la prostate et leur choix de traitements? Souvent. Très souvent.

Un facteur de risque est un élément qui augmente la probabilité de développer un cancer de la prostate. Les causes exactes du cancer de la prostate demeurent inconnues. Par ailleurs, certaines recherches semblent indiquer l’existence de plusieurs facteurs de risque chez les hommes: avoir un père ou un frère atteint de ce type de cancer, être d’origine africaine, être en surpoids ou obèse, consommer régulièrement des aliments riches en graisses animales, etc. Mais il arrive parfois que le cancer de la prostate se développe chez des hommes qui ne présentent aucun de ces facteur de risque.

Vrai. Sauf qu’un des facteurs que nous avons tendance à oublier est l’âge. Bien qu’il frappe en moyenne vers l’âge de 65 ans, il arrive qu’il touche des hommes dans la quarantaine ou dans la cinquantaine.

Le cancer de la prostate est intimement lié au vieillissement

En temps normal, les cellules de votre corps contiennent toutes les informations qui régissent leur développement, leur fonctionnement, leur reproduction et leur mort. Généralement, ces cellules fonctionnent bien et votre corps reste en bonne santé. Mais il arrive que certaines cellules ne se comportent pas de façon normale et se multiplient sans arrêt.

Dans le cas du cancer de la prostate, ce sont surtout les cellules sécrétrices (celles qui sécrètent les liquides pour l’éjaculation) qui se dérèglent et se transforment en cellules cancéreuses. Elles finissent par former des groupes de cellules anormales. Après un certain temps, ces groupes forment une masse appelée tumeur. Ce sont ces tumeurs que les médecins peuvent détecter.

Avec le temps, les cellules malignes des tumeurs cancéreuses peuvent envahir les tissus ou les organes avoisinants, comme les ganglions situés à proximité de la prostate ou les os. On parle alors de tumeurs osseuses.

Le cancer de la prostate est une maladie qui évolue en général assez lentement et qui est tout à fait guérissable, lorsque détecté à un stade précoce. Il s’agit du cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes. Il est parfois indolent, mortel ou entre les deux et il n’occasionne peu ou aucun symptôme au début. Au Québec, douze (12) hommes reçoivent un diagnostic tous les jours. Dans la majorité des cas, lorsqu’il est détecté à un stade localisé, c’est-à-dire en l’absence de propagation ailleurs dans le corps (métastases), le taux de survie est excellent.

C’est pourquoi il est important d’avoir une bonne discussion avec votre médecin quant à la valeur ajoutée de procéder à un dépistage précoce.


Prenez le temps nécessaire pour consulter chacune de nos pages sur ce site Web, de même que notre chaîne YouTube, question de vous familiariser avec la maladie, nos conférences ou webinaires animés par des experts, les ressources disponibles et le soutien qui vous est offert.

Vous avez des questions ou des préoccupations? Surtout, n’hésitez pas. Contactez-nous au 1 855 899-2873 pour discuter avec une infirmière spécialisée en uro-oncologie. C’est simple et gratuit, comme tous nos services d’ailleurs.

Pages de notre site qui pourraient vous intéresser
Vous voulez en savoir davantage? Vous n’avez qu’à cliquer sur un des liens ci-dessous.
Suis-je à risque
Signes et symptômes

Nouvelles de PROCURE qui pourraient vous intéresser
Chaque semaine, nous publions un article blogue. En voici quelques-uns pour vous.
6 conseils pour maintenir votre prostate en santé
Test de l’APS: Oui, non, peut-être?
Avez-vous dit cancer de la prostate?

Rédigé par PROCURE. © Tous droits réservés – 2020

,

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour
Nouvelles de PROCURE