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Le diagnostic est donné: cancer avancé de la prostate

par Michel, 62 ans

19 avril 2004. Résultat de prises de sang demandées avant de fermer un dossier médical, prises de sang qui, jusque là, était routinières, mais le résultat cette fois-ci est plutôt inquiétant. Taux d’APS élevé, 48, d’après l’urologue qui réclame sans tarder une biopsie; ce qui se fait rapidement, trois jours plus tard. Une certaine appréhension commence à se manifester chez moi, sans plus…Ce qui ne m’empêche pas de finaliser un engagement de travail à l’extérieur de Montréal. Deux semaines plus tard, retour à l’hôpital pour le résultat de la biopsie. Je me suis rendu au bureau de l’urologue, avec une certaine inquiétude, mais aussi avec un sentiment de confiance, malgré tout…

Le diagnostic est donné: cancer avancé de la prostate, avec des métastases possibles aux os. Abasourdi, n’ayant pas compris ce que j’entendais, j’ai fait répéter à trois reprises ce que je venais d’entendre. Impression soudaine d’être comme assommé, pratiquement aphone, incapable de dire un mot et d’enregistrer mentalement le diagnostic. Pour moi, c’était quelque chose d’impensable, d’incroyable et surtout de complètement inattendu. Le cancer, c’était pour les autres pour qui j’éprouvais généralement beaucoup de sympathie, mais ça n’existait pas pour moi, étant terrorisé seulement à entendre prononcer le mot CANCER. Un diagnostic de cancer équivaut dans ma tête, à ce moment-là, à un diagnostic de mort ou de mort prochaine.

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Mon expérience avec la radiothérapie

par Joseph, 67 ans

Voici en bref l’histoire de mon expérience du cancer de la prostate, la description de mes traitements et un aperçu de l’impact de la maladie sur ma vie.

Depuis un certain temps, mon médecin de famille surveillait l’état de ma prostate élargie jusqu’au jour où il décida d’approfondir l’investigation. Il m’envoya consulter un urologue. Ce dernier me fit passer une échographie pour évaluer avec précision l’état de ma prostate et, au besoin, pratiquer des biopsies. Le 26 avril 2001, à 67 ans, j’apprenais que j’étais atteint d’un cancer de la prostate. Inutile de dire que la nouvelle m’avait sidéré. L’urologue m’expliqua ce qu’il avait découvert et il me proposa un choix de plusieurs traitements, tout en me suggérant de prendre le temps d’y réfléchir avant de me décider. Même si l’idée me déplaisait souverainement, je savais que je n’avais pas d’autre choix que d’accepter ma situation et de lutter contre la maladie de toutes mes forces et avec tout le soutien que je pouvais aller chercher.

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L’intimité écorchée

par Leah Carson

« C’est le cancer, avait dit Ben, mon mari, sur la boîte vocale de mon bureau. Je devrai probablement me faire opérer. Le risque d’incontinence temporaire est de 95 % et celui de dysfonction érectile peut être élevé, selon le type d’intervention. En me faisant opérer, j’ai 85 % de chances de guérir. ». Mon mari croyait à la droiture, mais cette fois, il s’était surpassé. Même si je travaille dans la domaine de la santé depuis plusieurs années, rien dans ma carrière ne m’avait préparée aux émotions qui m’envahissaient. Je craignais pour la survie de mon mari. Je l’imaginais souffrir physiquement et moralement. Je me posais une foule de questions sur notre avenir. Comment allions-nous faire pour supporter les conséquences de cette pénible expérience?

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Un défi pour le couple

par Ben, 56 ans

J’avais 56 ans lorsque durant un examen médical, mon médecin a senti une petite bosse sur ma prostate. Rien de sérieux, croyait-il, mais il tenait à effectuer d’autres tests. Le premier, une analyse sanguine pour mesurer mon taux d’ASP affichait le nombre 2. Il m’envoya donc consulter un urologue qui, lui aussi, semblait confiant, tout comme le spécialiste qui avait pratiqué la biopsie. Je n’étais donc pas prêt à recevoir le résultat final qui confirmait l’existence d’un cancer de la prostate. Ma vie était bouleversée, et j’avais de la difficulté à réaliser ce qui m’arrivait. J’ai demandé à l’urologue de me parler lentement pour que je prenne en note ses explications; j’ai voulu également qu’il m’explique la signification de certains termes, comme le grade de Gleason (le mien était à 6).

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La clé de la maladie, la prévention

par Line Gignac Burns

Line_et_PatAu cours des dernières années, j’ai parcouru un chemin avec mon mari des plus instructifs et formateurs. Nous avons eu à découvrir ensemble les différentes démarches à faire auprès de spécialistes concernant sa maladie. Ils en sont tous venus à la même conclusion: prévention.

La prévention prend de plus en plus d’importance parce qu’elle sauve et prolonge des vies. C’est ce que nous avons appris. Nous avons également appris qu’à deux, on pouvait encore en faire plus. Il faut se donner la main, partager les connaissances et en faire profiter aux autres pour construire une communauté plus forte, plus éduquée sur la maladie. Nous faisons tous partie de la même communauté, la communauté de la race humaine, alors aidons-nous ensemble à fortifier et prolonger nos vies.

Bonne vie à tous.

 

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Une longue odyssée avec le cancer de la prostate

par J. C. (Jack) Lynch, 65 ans

jacklynch

Tout allait si bien au début des années 1990, notre équipe avait remporté le championnat provincial de curling masculin senior du Québec en 1992, j’avais aidé à convaincre le Comité international olympique de faire du curling un sport olympique et je me préparais à participer aux Jeux Olympiques d’Atlanta à titre de consultant pour la CBC et Radio Canada.

Mon bilan médical de 1994 allait tout bouleverser. Je venais d’avoir 65 ans et mon médecin avait décidé de mesurer mon taux d’ASP. Résultat : l’examen révélait une concentration de 8,2 – chiffre deux fois plus élevé que la concentration dite « normale ». Après avoir passé un examen rectal numérique, un urologue a détecté « la présence d’un nodule », puis une biopsie a confirmé le diagnostic de cancer de la prostate.

« Puisque j’ai le cancer, me suis-je dit, renseignons-nous et établissons un plan. » On m’avait informé qu’il faudrait 10 ou 12 ans au cancer pour me tuer, même si je ne faisais rien pour me soigner. Je ne voulais pas angoisser ma famille.

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On verra bien avec le temps si j’ai choisi la meilleure approche

par un auteur Anonyme, 59 ans

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Nous sommes en 1996. J’ai 59 ans. Lors de mon rendez-vous médical annuel, on m’annonce les résultats de mon taux d’ASP : 4,3. L’urologue recommandé par mon médecin me suggère alors de subir une échographie transrectale et des biopsies. Les résultats révèlent l’existence d’un cancer de la prostate et d’un grade de Gleason de 3/10, occupant environ 10 % de l’échantillon # 3.

Le fragment de cancer détecté est de taille insuffisante pour établir le stade de la maladie de façon précise. Avant de subir cet examen diagnostique, mon urologue m’avertit que les risques de cancer de la prostate s’élèvent à 90 %. Je trouve sa mise en garde plutôt étrange et désagréable. Prévenu, je n’ai pas été surpris de la nouvelle lorsque le diagnostic est tombé.

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