Nouvelles de PROCURE

janvier 6, 2022

Le top 5 des questions répondues en 2021

Que ce soit par le biais de notre ligne de soutien ou de notre soutien par clavardage, c’est plus de 1 730 interventions que nous avons effectuées en 2021, dont voici le top 5 des questions répondues par nos infirmières spécialisées en uro-oncologie.

J’urine souvent ou J’ai du sang dans mon sperme, dans mon urine ou J’ai de la douleur au niveau du bassin, dans le bas du dos et quand j’urine, je ressens une brûlure. Est-ce grave? Je n’ai pas de médecin de famille. Que dois-je faire? Ces questions sont très fréquentes et soulèvent souvent beaucoup d'inquiétudes chez les hommes.

Réponse - D’une part, les problèmes de prostate peuvent débuter vers 40 ans. Ce sont surtout des problèmes urinaires, votre prostate prenant du volume (HBP). C'est un phénomène naturel. Elle pourrait être inflammée s'il y a infection urinaire. Si tel est le cas, une douleur dans la région du bassin s'accompagne. C'est alors une prostatite, qui peut se manifester à tout âge. Consultez immédiatement ou rendez-vous à l’urgence si vous avez de la fièvre, des frissons ou des douleurs en plus de symptômes urinaires. Vous souffrez peut-être d’une prostatite bactérienne aiguë.

Pour ce qui est du sang dans le sperme ou du sang dans l’urine en l’absence d’une intervention médicale (par exemple une biopsie récente ou une radiothérapie), les causes peuvent être multiples. Selon les informations obtenues de votre part, on peut conseiller de surveiller la situation ou de consulter un médecin.

Chose certaine, si vous présentez des symptômes inhabituels et qui persistent, vous devez consulter un médecin! Si vous n’avez pas de médecin de famille, allez dans une clinique sans rendez-vous. L'article Inquiet de vos symptômes? Quand consulter! peut guider votre décision de voir un médecin.

Je suis inquiet, car mon taux d’APS ne cesse de monter. Est-ce un cancer de la prostate? Une récidive? Voici une question fréquente empreinte d’inquiétude et souvent d’anxiété.

Réponse - Quand votre APS (ou PSA), une protéine sécrétée par votre prostate, est élevé au dépistage, la seule conclusion que nous pouvons en tirer est que votre prostate vous parle et que l'on doit investiguer. Les quantités jugées normales varient selon votre âge au dépistage ou selon si vous êtes ou avez été traité pour un cancer de la prostate.

Certains facteurs peuvent contribuer à augmenter votre taux d’APS: une prostate volumineuse ou une prostatite (inflammation/infection de votre prostate), une infection urinaire, un examen de votre vessie, l’utilisation d’un cathéter, une récidive, etc.

L’important est de surveiller la vitesse et le temps que votre taux d’APS met pour grimper. En cas de doute, vous serez référé vers un urologue, question de comprendre votre situation et d'en avoir le cœur net ou bien, un traitement sera instauré suite au traitement initial si une récidive est confirmée.

Je viens de recevoir un diagnostic et mon urologue me donne le choix entre la chirurgie ou la radiothérapie. Je n’ai aucune idée quel traitement choisir… La majorité des hommes nous posent cette question à la suite d’un diagnostic. Ce sont normalement des interventions qui durent en moyenne 30 minutes.

Réponse - À moins de ne pas être candidat pour l’une des deux options, il n’y a en général pas de règles strictes pour décider si la chirurgie radicale ou la radiothérapie est préférable comme traitement. Si votre cancer est vraiment confiné à votre prostate, il peut être guéri par une chirurgie ou une radiothérapie.

Le traitement de votre cancer est une décision très personnelle. Pour vous sentir en confiance et vous impliquer activement dans votre choix, il est important d’être vu par un urologue et un radio-oncologue pour avoir les deux points de vue. Nous prendrons le temps de répondre à toutes vos questions tout au long de votre processus décisionnel.

Est-ce normal d'être incontinent ou de ne pas retrouver mes érections après ma chirurgie radicale? Beaucoup de patients nous contactent en raison de ces deux effets secondaires post-chirurgie. Ces interventions durent également en moyenne 30 minutes.  

Réponse - Notez qu’après le retrait de la sonde, beaucoup d'hommes observent des fuites plus ou moins importantes. Mais pour plusieurs d’entre vous, cette incontinence ne dure heureusement pas. Au fil du temps, le contrôle de votre vessie redevient « normal », ou bien seule une légère incontinence urinaire à l'effort subsiste. On vous parlera sans doute d’exercices de Kegel, de physiothérapie et de calendrier mictionnel.

De 5% à 10% d’entre vous observeront une incontinence urinaire à l'effort durant l'année qui suit votre chirurgie et, pour moins de 5% des hommes, cette incontinence deviendra permanente. Ne paniquez pas si vous faites partie du dernier 5%, car il existe des interventions pour corriger cette situation. On vous invitera à discuter pistes de solutions avec votre urologue.

Des degrés différents de dysfonction érectile sont courants à la suite d’une chirurgie radicale, même lorsque votre chirurgien préserve vos nerfs érectiles. Un certain pourcentage d'hommes retrouve leur fonction érectile de 1 à 36 mois après la chirurgie. Certains, toutefois, peuvent ne jamais retrouver la capacité d’obtenir une érection spontanée sans aide médicale. La rapidité avec laquelle votre fonction s’améliore dépend de votre fonction érectile d’avant l’opération, votre âge, votre état de santé général.

Que nous parlions d'effets secondaires liés à la chirurgie ou la radiothérapie, notre rôle est de vous aiguiller vers les traitements existants et comment les utiliser, vous référer vers nos webinaires et informations utiles sur notre site et vous encourager, si vous le pouvez, à consulter un professionnel de la santé tel un sexologue et/ou une nutritioniste.

Combien de temps avant que les bouffées de chaleur cessent après mon hormonothérapie? Question numéro un concernant l’hormonothérapie. La perte de libido vient en deuxième. 

Réponse - Sachez qu’environ 50 à 80% des hommes qui reçoivent une hormonothérapie pour le cancer de la prostate sentiront des bouffées de chaleur durant leur traitement au même titre que les femmes qui subissent les affres de la ménopause. Les bouffées de chaleur disparaissent généralement lorsque votre corps s’habitue au traitement ou après le traitement.

Si votre traitement hormonal dure moins d’un an, il est très probable que les bouffées de chaleur persistent quelques mois après le traitement. Mais plus l’hormonothérapie se prolonge, plus le taux de testostérone pourrait ne jamais revenir à la normale, et plus les effets secondaires prennent du temps à se rétablir. On vous suggérera des pistes de solution, incluant en discuter avec votre spécialiste.


Prenez le temps nécessaire pour consulter chacune de nos pages sur ce site Web, de même que notre chaîne YouTube, question de vous familiariser avec la maladie, nos conférences ou webinaires animés par des experts, les ressources disponibles et le soutien qui vous est offert.

Vous avez des questions ou des préoccupations? Surtout, n’hésitez pas. Contactez-nous au 1 855 899-2873 pour discuter avec une infirmière spécialisée en uro-oncologie. C’est simple et gratuit, comme tous nos services d’ailleurs.

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